Dunkerque en amoureux (6 et 7 novembre 2021)

Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. Charles F. Kettering

Nous devions initialement aller à Dunkerque fin août, lors d’une semaine de vacances sur la côte d’opale, et puis finalement cette semaine off est tombée à l’eau… Nous avons donc profité de ce weekend pour corriger cela. Dunkerque (« l’église des dunes ») est l’un des plus grands ports de France et ça, on adore ! Les villes portuaires sont toujours chères à notre cœur… Entre les paquebots de passagers, les porte-conteneurs, les bateaux de pêche, notre côté voyageur est titillé… Peut-être même encore plus actuellement, pour moi qui suis en grand manque de voyages lointains !

Le samedi la journée passe très vite. J’ai choisi un train ne partant pas trop tôt de Paris le matin, du coup nous n’arrivons qu’à 13h à Dunkerque. Nous finissons notre pique-nique face à la gare et puis nous filons à l’hôtel. J’ai réservé une chambre à l’hôtel Les jardins et c’est une excellente surprise. Les gérants ont créé cet hôtel dans un ancien monastère, et chaque chambre est décorée sur le thème d’un pays. Pour nous ce sera le Mexique !

Notre hôtel

Nous commençons ensuite notre découverte de la ville par une pause gourmande. On ne se refait pas ! Pour Benoît ce sera donc un « doigt de Jean Bart », un gâteau aux amandes avec une crème café enrobé de chocolat, et pour moi une gaufre fourrée à la vanille. Miam !

Nous admirons la statue de Jean Bart, ce corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France sous Louis XIV, faisons un petit tour à l’office du tourisme situé dans le beffroi, et puis nous prenons la direction de la halle aux sucres. Nous sommes interrompus en chemin par un pont qui se lève afin de laisser passer plusieurs bateaux, nous apprécions le spectacle ! Cela nous fait sourire car nous voyons plusieurs personnes avec des parkas dans les mêmes couleurs que Benoît, c’est une tenue de marin…

No pasaran !

Ancien lieu de stockage du sucre, la halle aux sucres regroupe désormais les archives de la ville, les services d’urbanisme et de l’environnement de la Communauté urbaine et un grand centre d’exposition sur la ville durable… malheureusement fermé aujourd’hui. Nous profitons tout de même de la belle architecture moderne et de la petite terrasse avec vue sur le port.

La halle aux sucres

Nous nous dirigeons ensuite vers le musée portuaire, où nous découvrons l’exposition « Je suis un marin ». C’est le dernier jour et l’expo est gratuite. La dame de l’accueil nous offre même une affiche de l’expo et deux sous-bocks ! L’exposition est intéressante et retrace le quotidien des marins d’hier et d’aujourd’hui. Nous retrouvons certains équipements de survie que nous avions vus lors de notre croisière en Antarctique, c’est marrant. Devant le musée sont amarrés plusieurs bateaux qui se visitent, mais nous n’aurons pas le temps cette fois-ci. Il y a notamment le bateau-feu Sandettié, qui veilla de 1947 à 1989 jour et nuit pour garder le phare allumé et éviter aux navires de s’échouer sur un banc de sable, et le trois-mâts Duchesse Anne.

Le Duchesse Anne devant le musée portuaire…

… et le Sandettié

Pipe datant de 1920 environ. Le fourneau est fabriqué dans un bec d’albatros et le tuyau dans un os de l’aile

Après une bonne pause dîner à la chambre nous poursuivons notre découverte de Dunkerque by night. Il nous faut un peu de courage car il s’est mis à pleuvoir un peu, mais la motivation est là ! Nous faisons un tour sur le port et dans le centre-ville, où l’église Saint-Eloi est joliment illuminée.

Eglise Saint-Eloi

Ancre probablement anglaise

Le dimanche nous commençons par monter au sommet du beffroi, depuis lequel la vue sur Dunkerque et ses environs est superbe. Nous reconnaissons plusieurs monuments vus hier, c’est l’avantage de découvrir ce genre de vue panoramique après s’être un peu baladés… Nous passons ensuite une tête dans l’église Saint-Eloi, où se trouve le tombeau de Jean Bart.

Le beffroi, ancien clocher de l’église Saint-Eloi que l’on aperçoit sur la droite

… et que l’on voit encore mieux ici !

Place Jean Bart

Vue sur le port

Beffroi de l’hôtel de ville et tour du Reuze

Découverte du clocher et du carillon, qui sonne pour midi lorsque nous y sommes

Tombeau de Jean Bart

Après un crochet par le beffroi de l’hôtel de ville, depuis lequel le maire jette des harengs fumés sur la foule lors du carnaval, nous retournons sur le port. Plusieurs bittes d’amarrage ont été décorées sur le thème des animaux marins, on adore et on fait pas mal de photos ! Nous déjeunons ensuite aux 3 Brasseurs, petit revival de la Réunion où nous y allions souvent après nos randonnées… C’est amusant car les plats ne sont pas présentés exactement pareil. En tout cas on se régale, et c’est appréciable d’être un peu au chaud ! Il y a du soleil aujourd’hui, mais le fond de l’air reste (très) frais.

L’hôtel de ville et son beffroi

La tour du Leughenaer, vestige de muraille du XVè siècle

Le dimanche après-midi nous prenons la direction de Malo-les-Bains en remontant le long du port. Plusieurs panneaux retracent les événements de l’opération Dynamo, en mai 1940, lorsque les armées française et britannique furent sauvées par la mer de la nasse allemande dans laquelle ils étaient coincés. Nous découvrons notamment la jetée est, depuis laquelle la plupart des soldats embarquèrent sur les bateaux. C’est assez émouvant de se retrouver sur ces lieux, et cela me donne envie de revoir le film.

Sur la droite on aperçoit la jetée est

La jetée est

Nous faisons un petit arrêt au FRAC, le Fonds régional d’Art Contemporain. Situé face à la mer, ce musée expose des œuvres de 1960 à nos jours. Nous n’avons malheureusement pas le temps d’approfondir notre visite, et nous nous contentons de faire un tour au dernier étage et d’admirer la vue sur Malo-les-Bains, mais j’espère avoir un jour l’occasion de revenir car ce musée est très beau.

Monument of Cloth, Ana Lupas, 1980

De l’autre côté du pont, voici Malo-les-Bains !

Nous arrivons ensuite à Malo-les-Bains, la station balnéaire collée à Dunkerque. Un Radisson-spa est en cours de construction, nous notons précieusement cette information ! Il y a du vent et les kite-surfeurs s’en donnent à cœur joie…

Nous terminons notre week-end par un peu d’urbanisme, avec la découverte des villas anciennes de Malo-les-Bains puis du quartier Excentric, qui regroupe 35 maisons édifiées par François Reynaert à partir de 1927. Ce maçon, artiste, inventeur reçu la médaille d’or au salon des arts décoratifs de 1925, et construisit ensuite ce quartier dans sa ville natale. Aujourd’hui certaines maisons sont un peu dégradées, mais il se dégage toujours de l’endroit une poésie indéniable…

Il y a de belles villas dans les rues de Malo-les-Bains

Un Benoît-GPS se cache sur cette photo…

Les oiseaux sont bien reçus au parc Ziegler !

Quartier Excentric

Nous récupérons ensuite nos bagages à l’hôtel, faisons chou blanc au Monoprix que nous pensions ouvert et qui s’avère fermé, et rentrons à Paris en profitant du fait d’être en première classe… un confort bien agréable après ce week-end de marche en plein air !

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2 réflexions sur “Dunkerque en amoureux (6 et 7 novembre 2021)

  1. […] amie Elisabeth. Nous nous offrons ensuite deux escapades en amoureux dans le nord de la France : Dunkerque et Etaples / Le Touquet. Lors de chacune de ces escapades je marche une quinzaine de kilomètres […]

  2. Tchoa dit :

    Encore un excellent reportage Aurélie!
    Je suis allés 2 fois à Dunkerque (pour embarquer ou en escale)…mais je n’ai pas eu le temps hélas de faire une immersion en ville, or ce reportage donne vraiment envie! Bon j’ai heureusement visité la Duchesse Anne…et bu une bière au foyer du marin: en temps que passagers ayant passé le Cap Horn et le Passage du Drake…vous y auriez été les bienvenus (comme dans tous les foyers du marins, qui sont très confrtables et de véritables petits musées…songez-y 😉
    FGerbo

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