Mais quel spectacle cette nuit à 4H du matin !! J’en suis encore toute retournée… Sortie de la tente pour une petite pause technique, j’entends soudain un son caractéristique, semblant très proche… une baleine ! Je me précipite donc vers le rivage. Il n’y a pas de vent, l’eau est très lisse. A l’est, le ciel est en train de se colorer lentement. Soudain, à la lumière de la pleine lune, je vois une énorme baleine passer juste devant moi, à quelques mètres. Le temps s’arrête, j’ai l’impression qu’elle est là juste pour moi. Quelle beauté ! C’est fou, magnifique, magique, j’adore… J’en vois ensuite deux un peu plus petites. Je suis émerveillée, quelle rencontre inoubliable !
Le lendemain matin, plus aucune baleine à l’horizon, et la surface du Saint-Laurent est parsemée de petites vaguelettes qui rendent l’observation difficile. Nous rangeons la tente, petit-déjeunons et filons reprendre le traversier direction le sud.

« Portrait de baleines », une revue locale que j’ai beaucoup appréciée. Si ça se trouve c’est Phoenix que j’ai vu cette nuit (page de droite) ! Cette baleine bleue fréquente la région depuis 1992…
Nous nous arrêtons à Port-au-Persil pour pique-niquer, une petite localité que nous avions bien appréciée en 2019. La jetée est toujours aussi agréable, la table balançante est toujours là, et nous avons la joie de voir une petite baleine passer juste devant nous alors que nous sommes en train de nous installer. Hip hip hip, hourra ! Cette fois tout le monde l’a vue, même MiniChou qui nous en reparlera longtemps par la suite : « on a mangé et on a vu une baleine ! ». En tout cas, je n’aurais jamais imaginé en 2019 que nous reviendrons ici cinq ans plus tard, accompagnés de notre petit garçon… La beauté de la vie !
Ce soir nous allons à l’isle-aux-Coudres, une île face à Baie-St-Paul, reliée au continent par un traversier. Habituellement les traversiers s’enchaînent du petit matin jusqu’à minuit, mais là ils sont en grève et il n’y en a que huit sur la journée. La file est assez longue et le traversier est en retard, je sors faire un petit tour et guetter l’arrivée du traversier. J’aime décidément beaucoup ces bateaux… Le traversier finit par arriver et nous parvenons à monter dessus, youpi !
J’ai entendu parler de l’isle-aux-Coudres pour la première fois en 2019, lors de notre étape à Baie-Saint-Paul. Nous nous étions alors arrêtés à la cidrerie Pedneault, et avions appris que leurs vergers étaient sur cette île. J’avais gardé cette information dans un coin de la tête… et le domaine Pedneault est donc notre première étape à notre arrivée sur l’île aux Coudres. Nous commençons par la ceriseraie, où l’on peut faire de l’auto-cueillette. C’est surprenant car les arbres, tout comme les cerises, sont assez petits. Nous ne nous attardons pas et nous filons ensuite tout droit vers la cidrerie, où nous retrouvons avec joie les cidres que nous avions tant appréciés il y a cinq ans. Nous reprenons illico une bouteille de leur délicieux cidre de glace – un cidre confectionné avec des pommes laissées tardivement sur les arbres, et récoltées après les premières gelées – et nous en dégustons plusieurs autres sortes. Nous ressortons de la boutique avec une caisse de bouteilles… dont un jus de pommes pour le plus jeune, qui ne voyait pas bien pourquoi il n’aurait pas le droit de participer à la dégustation lui aussi ^^
Nous traversons ensuite la rue pour nous rendre Aux fruits du Biscuitier, une biscuiterie située juste en face. Les biscuits, très appétissants, sont vendus à l’unité, bref c’est parfait pour un petit goûter ! Nous reprenons ensuite la voiture, faisons un bref stop dans un resto que nous avons repéré afin de connaître leur heure de fermeture ce soir, puis filons tout droit vers le camping du Ruisseau Rouge, où nous allons dormir.
Ce camping nous plaît tout de suite beaucoup. L’accueil est très gentil, les lieux sont soignés, il y a une salle commune ouverte 24H/24 avec des prises électriques en libre-service, une petite piscine, une aire de jeux pour les enfants… et surtout, l’emplacement que nous avons choisi sur plan s’avère très grand et délicieusement isolé des voisins, ce qui était notre but. Bref, c’est parfait et nous sommes ravis.
Une fois la tente montée nous ressortons dîner à l’Etale, un restaurant faisant aussi microbrasserie. La dame de l’office de tourisme de Saint-Siméon me l’avait recommandé pour sa vue, c’est vrai qu’elle est très belle. Les plats sont appétissants, on se régale, mais je me rends rapidement compte que quelque chose ne passe pas… Plus la soirée avance et moins je me sens bien. Nous faisons le tour de l’île en voiture avant de rentrer au camping, et je me sens de plus en plus nauséeuse. Une fois rentrés je m’écroule littéralement dans la tente en empilant toutes les couettes sur moi, je suis gelée. Je dors une bonne heure, pendant que Benoît et MiniChou se préparent pour la nuit. Une fois réveillée cela va mieux. C’était vraiment bizarre ! Nous passons ensuite une très bonne nuit dans notre petite tente.



































