Une journée entre art moderne et antiquités… du MADRE à Pompéi

La cathédrale

La cathédrale

Ce matin – après une bonne grasse matinée, incroyable mais vrai… ! – est consacré  à la visite du MADRE. Il s’agit du musée d’art moderne de Naples, gratuit le lundi, que nous tenions absolument à visiter lors de notre séjour. En chemin nous nous arrêtons à la cathédrale aux proportions majestueuses… Elle abrite

la chapelle de St Janvier, où l’on peut admirer sur la coupole une belle fresque de Giovanni Lanfranco.

Fresque de Lanfranco

Fresque de Lanfranco

Dans la crypte

Dans la crypte

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Le MADRE quant à lui s’avère un chouia décevant. Quelques oeuvres sont intéressantes, notamment « Spirits » de Rebecca Horn, oeuvre à l’atmosphère envoûtante (et un peu angoissante…) à base de miroirs, de crânes et de musique gutturale (tentant, n’est-ce pas ;-)), mais certaines sont, disons, trop avant-gardistes pour nous ! Enfin, le point positif c’est que le musée n’est pas surchargé, en gros il y a une oeuvre par salle, donc la visite est assez rapide et peu fatigante.

Spirits

Spirits

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Vue sur les toits de Naples depuiss la terrasse du MADRE

Vue sur les toits de Naples depuis la terrasse du MADRE

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En début d’après-midi nous prenons le train direction Pompéi, notre grosse visite du jour. Pompéi était bien sûr l’un des gros hot spots de ce séjour à Naples, et à la base nous pensions y consacrer une journée… ce sera finalement seulement une après-midi, mais quelle après-midi ! Nous passons les quatre heures de notre visite à déambuler dans les vestiges de ce qui fut autrefois un port prospère avant d’être abîmé une première fois en 63 par un tremblement de terre, puis de disparaître sous une couche de cendres quelques années plus tard en 79 lors de l’éruption du Vésuve.

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Dans les rues de Pompéi

Dans les rues de Pompéi

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Nous nous promenons dans les rues principales et les ruelles, visitant les bâtiments accessibles : échoppes, belles villas, temples, maisons plus modestes, théâtres, amphithéâtre… et même un lupanar, ou maison close ! Par contre des quartiers entiers du site sont fermés pour rénovation, ce qui complique parfois nos itinéraires. L’état des édifices est variable, mais dans certains on peut encore admirer de belles peintures et mosaïques. Difficile d’imaginer qu’elles sont là depuis près de 2000 ans… Dans la maison du Poète Tragique se trouve la célèbre mosaïque « Cave Canem », prends garde au chien, qui figure je pense dans tous les manuels de latin de France et de Navarre… ça fait drôle de la voir « en vrai » ! Les maisons que nous préférons sont celles dont le jardin a été reconstitué, cela aide à imaginer comment étaient les choses à l’époque. Plus nous avançons dans l’après-midi et plus la visite devient agréable en ce sens que la luminosité se fait plus douce et que le nombre de visiteurs sur le site diminue nettement.

Peinture suggestive dans le Lupanar

Peinture suggestive dans le Lupanar

Les thermes

Les thermes

Le théâtre principal

Le théâtre principal

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Une boutique où l’on servait des plats chauds

Une boutique où l’on servait des plats chauds

L’amphithéâtre où s’entraînaient les gladiateurs

L’amphithéâtre où s’entraînaient les gladiateurs

Une fresque osée… dans la maison dite « de Priape », bien sûr ! ;-)

Une fresque osée… dans la maison dite « de Priape », bien sûr ! 😉

CAVE CANEM

CAVE CANEM

A certains endroits sont visibles les corps des victimes. Recouverts par les cendres et les pierres de lave lors de l’éruption ils se sont ensuite décomposés sous cette chape de pierre, et ont été consolidés au XIXè siècle via l’injection de plâtre dans la cavité créée. Nous découvrons lors de cette visite que contrairement à ce que l’on avait appris étant enfants, les gens n’ont pas été tués sur le coup dans leur activité… Point de corps de boulanger en train de sortir le pain du four, mais des corps allongés, parfois recroquevillés, la main devant la bouche, probablement déjà en train de suffoquer et d’agoniser… La voilà, la réalité des morts de Pompéi.

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Nous terminons la journée par la visite de la villa dei Misterii, une villa romaine située un peu à l’extérieur de Pompéi. Avec ses 90 pièces c’est la plus grande bâtisse du coin. Elle abrite également de magnifiques peintures murales, notamment la grande frise Dyonisaque qui raconte l’initiation d’une future jeune épouse au culte du vin. C’est la plus grande fresque encore in situ. Malheureusement tout est en rénovation, et nous ne visitons qu’une petite partie de ce qui fut autrefois une demeure opulente.

La fameuse fresque, en rénovation

La fameuse fresque, en rénovation

Nous rentrons en train à Naples, avant de rentrer chez nous bien fourbus. Notre appartement est à 20 minutes de marche du port mais 45 bonnes minutes de la gare centrale, et on est KO ! Nous prenons en chemin des pizzas à emporter que nous mangeons une fois arrivés dans notre perchoir, on profite de Naples pour faire notre cure de pizzas !

A Naples, le Castel Nuevo by night

A Naples, le Castel Nuevo by night

Pour ceux qui prévoient une visite à Pompéi  : Entrée adulte 11 euros, 20 euros pour le billet couplé à Herculanum valable 3 jours. Un stand à l’entrée donne gratuitement une carte et un petit guide du site, les deux très bien faits (ne pas croire donc le panneau sur la boutique des audioguides, disant que la carte n’est donnée qu’avec l’audioguide…)

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