Entre nature et thermes à Ranomafana (du 23 au 25 avril 2018)

C’est après un bon petit-déjeuner à base de crêpes que nous entrons dans le vif de sujet : la visite du parc national de Ranomafana ! Première étape, y aller… l’entrée du parc est en effet située à six kilomètres du village, mais la chance est de notre côté et nous trouvons rapidement un groupe de congressistes qui nous dépose à quelques virages de l’entrée du parc. Et ce n’est pas tout : à peine avons-nous commencé à marcher que l’on nous klaxonne : ce sont les chauffeurs du minibus qui, après avoir déposé les congressistes, proposent de nous remonter complètement. Perfecto ! A l’entrée du parc la chance continue puisque nous rencontrons deux Espagnoles qui voyagent elles aussi en indépendant et qui acceptent de partager un guide avec nous. Trois circuits sont proposés, un petit un moyen et un grand. Nous optons pour le moyen, qui représente entre 4 et 6 heures de marche et qui permet de s’enfoncer jusqu’à la forêt de goyaviers dans laquelle notre guide papier dit qu’il y a beaucoup de lémuriens (les gourmands !), puis jusqu’à de belles cascades.

Notre guide est sympa et aidé par une pisteuse, qui cherche les lémuriens et nous appelle quand elle en voit. Nous apprenons plein de choses sur la faune et la flore locales. Les Espagnoles sont vraiment marrantes, on rigole bien. Nous voyons rapidement nos premiers lémuriens dans la forêt de bambous, c’est la fête ! Ils sont perchés en haut des arbres, ils sont loin mais bien là. Le mieux, c’est quand ils se déplacent d’un arbre à l’autre… Quelle agilité ! Nous voyons plusieurs espèces différentes, dont le rare lémurien doré (bon, honnêtement on était un peu loin pour bien voir la couleur de son pelage…)

Les lémuriens font souvent la sieste deux par deux (les coquins…)

Le fameux lémurien doré

Personne ne me voit !

Comme attendu, c’est dans la forêt de goyaviers que nous voyons le plus de lémuriens. Et pour le coup, ils sont nettement plus près… Nous pouvons les observer à quelques mètres de distance. Ils se contorsionnent sur les branches pour attraper les fruits, de véritables acrobates ! Ils sont fascinants…

Attraper un serpent rose de la main droite tout en checkant son facebook de la main gauche : trop facile !

Le guide finit par nous arracher à la contemplation des petites bêtes, pour nous emmener jusqu’à un petit point de vue sur la forêt. Là, il tente de nous expliquer que le tour est terminé, que maintenant il faut rentrer… Ha ha, c’est bien mal nous connaître ! A peine trois heures après le départ, autant dire que ni nous ni les Espagnoles ne sommes prêts à sortir du parc… d’autant plus que nous n’avons toujours pas vu l’ombre d’une cascade. Après une phase de menaces du genre « les cascades sont très très loin et très très dures d’accès » notre guide finit par se résigner… et par nous conduire jusqu’aux fameuses cascades, que nous aurions regretté de manquer tant elles étaient belles (et nous n’avons mis qu’une petite heure pour y accéder…).

Le point de vue sur le parc

Cascades !

Nous finissons par prendre le chemin du retour, ravis de cette incursion dans le parc de Ranomafana. Nous voyons encore de grosses guêpes, un beau caméléon/lézard multicolore… Que d’animaux ! Et pas l’ombre d’une sangsue contrairement à ce que j’avais lu… Cela doit dépendre des saisons. J’ai un unique regret, ne pas avoir vu de scarabées girafes. Ces scarabées à long cou me font rêver depuis que j’en ai entendu parler… Juste avant la sortie du parc, le guide me montre un arbuste sur lequel ils aiment bien s’installer. Il regarde un moment, et me dit que ce n’est plus la saison, qu’ils sont partis… toutefois, les feuilles grignotées m’interpellent. Je reste quelques secondes de plus à scruter le feuillage, et là j’aperçois un mouvement : un scarabée girafe ! Je suis surexcitée (et le guide, totalement blasé… il me dit « mouarf, c’est une femelle, elle a un petit cou » Pfff !). Là, c’est bon, j’ai eu mon « small 5 » 😉

Crabe de rivière

Les guêpes… leurs couleurs sont incroyables

Mon scarabée girafe 🙂

Un taxi brousse prêt à partir nous attend juste à la sortie du parc. Nous nous installons, mais je réalise soudain que j’ai oublié d’acheter le chapeau que j’avais repéré à l’entrée du parc… Une fois n’est pas coutume, c’est moi qui fais attendre le taxi-brousse, le temps de bondir dans la gift shop ! Pfiou, que d’émotions…

Notre petit groupe 🙂

Nous quittons les Espagnoles et terminons la journée en ville, entre goûter, repérage des thermes pour demain, puis petit tour au marché et dans la rue principale pour moi pendant que Benoît rentre se poser à l’hôtel. Le soir on dévore notre repas à l’hôtel Grenat, c’est que ça creuse les émotions !

Balade dans le centre-ville de Ranomafana

Vestige de France

J’ai retrouvé mes vieux livres d’Allemand et de Latin dans cette bibliothèque…

Le lendemain matin, place au cocooning… Direction les thermes ! Nous avons manqué ceux d’Antsirabe, et je veux absolument découvrir ceux-ci. Comme dirait R., un très bon ami de Benoît, nous faisons « nos richards excentriques » et nous prenons des tickets pour les baignoires thermales, le massage ET la piscine… le tout pour moins de 10 euros/personne, folie folie !

Petit-déjeuner à base de crêpes pour bien commencer la journée

La grande piscine thermale

Les thermes sont vraiment chouettes, nous passons un bon moment de détente. Ils  sont situés dans un beau parc et l’atmosphère est délicieusement surannée, cela me plaît beaucoup… Nous commençons par les baignoires thermales, situées chacune dans leur petit espace privatif. L’eau chaude coule et est évacuée en permanence. Les gens viennent là pour se laver, ils attendent avec leur savon et leur serviette. Lorsque notre tour arrive, nous barbotons chacun 15 minutes dans notre baignoire d’eau chaude, j’adore… Nous continuons avec une demi-heure de massage/pétrissage chacun. Le masseur a une bonne poigne, après la rando d’hier c’est top !  Nous terminons dans la piscine générale, il n’y a pas trop de monde, on en profite bien. Une réussite ces thermes ! On se verrait bien rester ici quelques jours lors d’un prochain voyage, en mode lémuriens le matin et thermes l’après-midi…

Ma baignoire privée…

… et le massage de Benoît !

Pour aller aux thermes, il faut choisir son pont !

Nous hésitons ensuite à aller voir des cascades, mais elles semblent loin et on ne sait pas trop si on a le droit d’y aller sans racheter des billets du parc national. Nous changeons donc nos plans et partons visiter l’arboretum, à deux kilomètres du village. Nous pique-niquons sous un arbre au bord de la route, les gens qui passent en voiture nous font de grands signes, c’est marrant !

Petite dédicace pour Maman… 😉

Sur la route vers l’arboretum

L’arboretum est une excellente surprise. Il occupe une colline depuis laquelle on a une jolie vue sur la rivière en contrebas, et il contient tout un tas d’espèces locales et étrangères. Nous voyons le dernier palmier de l’espèce Dypsis robusta, un arbre à combawa, trois jeunes baobabs… une agréable dernière visite ! Sur le chemin du retour un monsieur nous montre un caméléon dans un arbre, c’est le premier que l’on voit ainsi qui se fond aussi bien dans le décor. Sous certains angles, c’est impressionnant !

A l’arboretum

Photo avec le dernier « Dypsis robusta » au monde

Petit baobab deviendra grand

Je suis caché !

De retour à l’hôtel nous récupérons nos sacs et nous nous mettons en quête d’un taxi-brousse pour retourner à Fianarantsoa. Benoît avait quelques appréhensions quant à la fréquence de passage des taxis-brousse l’après-midi, mais il est encore relativement tôt, et nous en trouvons facilement un. Il faut un peu négocier le tarif, mais on y arrive, et nous nous installons loin du premier rang histoire d’éviter le sur-sur-remplissage de l’aller. Nous passons au final un trajet très agréable, nous partageons de la musique en regardant les paysages défiler par la fenêtre. Les couleurs sont belles… En quittant Ranomafana nous apercevons les cascades que nous n’avons pas vues le matin, ce sont en fait plus des rapides. Cela a l’air impressionnant, mais c’était effectivement loin, quasiment au niveau de l’entrée du parc national.

En route vers Fianarantsoa !

A Fianarantsoa nous commençons par aller à l’agence Cotisse afin de réserver notre transport pour le retour vers Tana. Cotisse est une agence de transporteurs réputée plus fiable et ponctuelle que les taxis-brousse classiques ; elle effectue quelques trajets bien définis, dont Fianar-Tana, et pour ce dernier (long) trajet nous ne voulons pas nous embêter. Nous achetons l’une des dernières places pour le minibus du surlendemain, victoire ! Benoît se sent le roi du monde… Moi, c’est lorsque nous arrivons devant notre hôtel pour les deux prochaines nuits que je me sens reine ; nous avons réservé à La Rizière, un bel hôtel faisant également école hôtelière, et l’accueil comme le lieu sont à la hauteur de nos attentes. On va pouvoir souffler ! La suite au prochain épisode 🙂

Maison !

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