De J277 à J279 : Trois jours de trek dans la région de Chiang Mai (du 16 au 18 août 2012)

Benoît dans le songthaew !

Jeudi matin nous partons donc pour trois jours de « jungle trek » du côté du parc national Doi Inthanon. Nous partons en songthaew, ces pick-ups dotés d’un toit que l’on voit fréquemment depuis que nous sommes arrivés ici. Nous nous arrêtons en chemin sur un marché local, et nous faisons connaissance des autres membres de notre groupe : trois Allemandes qui font le trek de 3 jours comme nous, et 2 Suisses qui se contentent de deux jours. Autant vous dire que ça parle allemand dans le songthaew ! Aurélie a un peu de mal à suivre, mais ça reviendra progressivement au cours des trois jours de rando 😉

Après une bonne heure et demie de route nous arrivons à notre activité du matin : la balade à dos d’éléphant ! On l’attendait avec impatience, mais tout ne se passe pas tout à fait comme on l’avait imaginé. Il y a une dizaine d’éléphants au total, dont un qui renâcle et s’agite… pas de bol, il est pour nous 😀 Le tour dure une demi-heure et nous nous baladons dans la « jungle » (très fréquentée !) puis dans une rivière.

C’est une expérience, ça c’est sûr… Après, c’est moins sûr que nous referons ce genre de balade. La sécurité est assez sommaire, nous avons juste une petite barre pour nous retenir et ça cahote tellement là-haut qu’Aurélie manque passer sous la barre à un moment. Par ailleurs les éléphants nous font de la peine, avec leurs colliers de chaînes et les dresseurs qui font avancer à coup de bâton voire de crochet métallique 😦 On tombe donc dans le panneau des touristes, et on se dédouane de notre culpabilité en achetant des bananes et de la canne à sucre pour notre éléphant. Ce n’est pas joli joli… Mais au moins notre éléphant était content, et se calme un peu !

Notre éléphant est un gourmand !

Une maman et son bébé

Lasse des moustiques, Aurélie a investi dans le pantalon de clown…

Nous déjeunons rapidement dans le bus d’un sachet de riz – la nourriture restera très basique durant tout le trek, il faut bien le dire. Nous salivons devant les mangues posées à côté du riz mais apparemment elles ne sont pas pour nous, tant pis ! Nous nous accrochons aussi avec notre guide, qui nous surprend tous les 7 en train de comparer les prix que nous avons payés pour ce trek. Les Suisses ont payé plus cher pour 2 jours que nous pour 3 jours ! Le guide n’apprécie guère ce petit comparatif, et nous fait toute une tirade sur les prix en Thaïlande… concluant d’un air désapprobateur en nous regardant qu’il nous a vus négocier le tarif du trek hier. Ça commence bien 😀

Nous attaquons finalement le trek à proprement parler. Bonne surprise, nous ne croisons quasiment pas d’autres touristes, juste un groupe qui fait un tour un peu différent et que nous croiserons à quelques reprises lors de ces trois jours. En dehors d’eux nous sommes juste tous les 7, rien à voir avec le trek à Sapa… Nous qui craignions de retrouver la même surpopulation, nous sommes ravis. Les paysages sont aussi très différents de ceux du nord du Vietnam. Là nous sommes vraiment dans la forêt (la « jungle »), et nous marchons sur de petits chemins à peine tracés, utilisés par les villageois pour se rendre d’un village à l’autre. Nous croisons régulièrement des cours d’eau et des cascades, c’est sympa comme tout. Quant à notre guide, il s’avère finalement assez sympa et nous montre pas mal de choses : plantes, comment faire un chapeau en feuilles…

Notre guide nous prépare – à la machette – des bâtons de marche en bambou

En voilà un beau chapeau !

Nous nous installons pour la nuit dans le village de notre guide, qui appartient à l’ethnie des Karen. Nous partageons une maison sur pilotis avec une grande terrasse donnant sur les environs du village. Nous papotons un peu tous ensemble puis nous filons sous la douche (ou plutôt, sur le jet d’eau froide qui sort en plein air) dès que nous arrivons, nous avons eu bien chaud aujourd’hui. Ça fait du bien ! Il nous reste un peu de temps avant d’aller dîner et nous en profitons pour faire le tour du village. Il est entouré de rizières, et chaque maison est dotée de sa petite ferme avec des poules, des canards, des cochons et parfois une vache.

Le village est entouré de rizières

Petite partie de foot entre les enfants du village

Notre dortoir, sommaire mais avec moustiquaires intégrées !

Nous nous installons pour dîner sur la terrasse de notre maison alors que la nuit tombe sur la jungle et que ses habitants s’éveillent. Hululements, cris d’animaux, bruissements d’insectes, il y en a du raffut au loin ! Le dîner est plus copieux que le déjeuner, heureusement : riz, tofu, soja cuit… On aurait juste apprécié un dessert ou une boisson chaude pour finir, mais bon !

Notre guide fait la navette entre notre maison et celle où il vit avec sa famille. Il nous raconte des histoires thaïes, des légendes, des blagues, c’est sympa ! Il s’interrompt soudain lorsqu’un enfant vient le tirer par la manche : il y a une grosse araignée près de la maison… On va voir, et effectivement il y a une énorme tarentule toute velue. Brrr ! C’est l’heure où elles sortent chasser… On la regarde de loin, elle est impressionnante (et venimeuse).

Elle faisait bien 12cm de diamètre, cette bestiole…

Les Allemands et les Suisses se mettent alors à discuter entre eux en allemand, et ça va trop vite pour espérer suivre quoi que ce soit 😉 Nous ressortons donc notre meilleur ami lors des treks, j’ai nommé… le petit PC ! On finit donc cette chouette journée par une séance ciné sous la moustiquaire, elle n’est pas belle la vie ?

Lorsque nous nous réveillons le lendemain les Suisses sont déjà partis retrouver un autre groupe qui fait le trek de 2 jours. Nous petit-déjeunons face aux rizières avec les Allemandes, et puis c’est reparti ! A la base nous devions dormir vraiment dans la jungle la deuxième nuit, mais apparemment le gardien du campement a une fille qui est malade. Il doit donc rester au village, et ce n’est pas sûr pour nous de dormir dans la jungle sans lui. Notre guide évoque des groupes armés qui pourraient venir nous dévaliser, on a un léger doute, mais bon… On a surtout l’impression que ledit gardien ne veut pas aller ouvrir le campement alors que nous ne sommes que cinq. Bref, au final nous dormirons de nouveau dans le village cette nuit… Mais aujourd’hui, nous passerons la journée à nous balader dans la jungle, sur des chemins « où aucun touriste n’est allé avant ». Là aussi on a un doute 😀

Quoi qu’il en soit, il faut bien dire que notre guide nous emmène sur des chemins peu fréquentés, où il n’y a effectivement que nous. C’est bien agréable… Comme hier la jungle ressemble en fait à une forêt assez touffue, mais pas tropicale comme on imaginait à la base. Nous marchons sur de tout petits sentiers entre grands arbres et bambous. Nous traversons également quelques villages, où nous assistons à des scènes de la vie quotidienne assez cocasses, comme ces petits cochons qui têtent avidement leur mère impassible !

On crapahute bien, et nous ne sommes pas fâchés de nous arrêter dans un mini-village (une maison !) pour le déjeuner. Ce midi c’est nouilles instantanées (Ramen) et chou bouilli, miam ! (Aurélie’s note : Je veux des fruiiiiiiiiits !!!!)

Notre groupe au grand complet !

Nous reprenons notre balade l’après-midi. Forêt, rivières et cascades sont au rendez-vous ! Notre guide nous montre quelques nids d’animaux en début d’après-midi.

Un ancien nid de fourmis vivants dans les arbres

La fin de la journée est un peu dure ; tout le monde commence à fatiguer, et puis notre guide s’est renfermé d’un coup sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Il commencer à accélérer, et plusieurs fois on le perd de vue (dommage !). Enfin, on essaie de faire abstraction et on s’entraide mutuellement avec les Allemandes lors des passages difficiles. C’est parfois Benoît qui doit casser des branchages à la place du guide, pour que l’on puisse passer… Enfin, les Allemandes sont décidément ultra-sympathiques et on rigole bien avec elles.

Une autre belle bestiole, venimeuse elle aussi

De retour au village nous sommes crevés, et affamés. Pas de chance, il reste encore 3 heures avant le dîner… Aurélie va alors voir le guide pour lui demander quelque chose à manger « des fruits, par exemple ? » et… se fait envoyer balader comme quoi il est fatigué. Ambiance, ambiance ! Enfin, il revient quelques minutes plus tard avec une assiette de pastèque, non sans préciser que c’était le dernier morceau de pastèque de la maison, et on la partage tous les cinq avec délices !

Après la pastèque, on attaque l’apéro ! (Ben’note: Sur nos provisions personnelles, hors bière achetée à prix d’or …. pour faire marcher l’économie locale..)

Après dîner nous avons droit à un petit spectacle par les enfants du village, qui nous chantent quelques-unes de leurs chansons traditionnelles autour d’un feu de camp. C’est ensuite à nous de chanter une chanson typique de notre pays. Ce soir il y a un autre groupe avec nous dans le village, et Aurélie se joint aux autres Français pour chanter Frère Jacques. Benoît, quant à lui, s’abstient 😀

L’idée du petit spectacle était mignonne mais nous laisse un peu circonspects avec les Allemandes. C’est notre guide qui supervise le tout, et il fait répéter des phrases en anglais aux enfants, enfants qui visiblement ne comprennent rien à ce qu’ils répètent « Hello tourists – Hello tourists ». Et puis bien sûr, le spectacle se termine par le classique « money money for the village », qui pose toujours autant question…

Ce soir nous dormons dans la maison de notre guide, dans une grande pièce où lui-même dort avec sa famille. Pas de chance, lui et sa femme ronflent… On bénit l’inventeur des boules Quiès.

Le troisième jour nous bouclons la boucle, et retournons à notre point de départ par un autre chemin. Notre guide est toujours aussi peu loquace, par contre les paysages sont beaux avec en particulier une belle cascade.

Cueillette des goyaves : Les enfants grimpent, Mamie supervise !

C’est en bétaillère que nous prenons le chemin du retour. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur le bord de la route, avant de faire un peu de « bamboo rafting » : nous descendons la rivière sur un radeau de bambou. C’est marrant comme tout, on espère juste ne pas tomber à l’eau car il y a plein de serpents d’eau !

La bétaillère

Les radeaux de bambou

A Chiang Mai nous disons au revoir aux Allemandes… Nous nous sommes vraiment bien entendus, et cette bonne ambiance de groupe participe au très bon souvenir que nous laisse de trek en dehors des sentiers battus.

Nous nous réinstallons dans notre hôtel un peu miteux mais pas cher, avant de ressortir faire un tour en ville. Nous nous baladons au Warorot Market  avant d’aller dîner intramuros dans un petit resto végé – l’un des rares à ne pas être encore fermé, il est 21 heures et ça se ralentit sérieusement à Chiang Mai… Nous faisons ensuite un grand tour dans les rues jusqu’au Wat Phra Singh. Il y a de bien jolies boutiques !

Le Wat Phra Singh, et son panneau expliquant le sens de visite autour du temple !

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Une réflexion sur “De J277 à J279 : Trois jours de trek dans la région de Chiang Mai (du 16 au 18 août 2012)

  1. […] del Paine en Patagonie, Tongariro Alpine Crossing en NZ, rando au pied des Annapurnas au Népal, région de Chiang Mai en Thaïlande, randonnée du dos du dragon à HK… sont quelques uns des superbes chemins que nous […]

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