De J218 à J220 : Trois jours de trek au pied des Annapurnas, dans le massif de l’Himalaya (du 18 au 20 juin 2012)

Après une bonne nuit de sommeil Aurélie est quasiment remise sur pied, en tout cas suffisamment d’attaque pour partir en trek. Nous retrouvons notre guide à 6H, et partons tous les trois en taxi jusqu’à Nayapul, le point de départ de notre randonnée. Nous avons la bonne surprise de découvrir que les montagnes sont visibles ce matin. Elles semblent si proches que l’on a du mal  à croire que le brouillard ait réussi à les dissimuler durant notre première semaine au Népal… !

Le Fishtail ou Machapuchare (6993m), une montagne sacrée que personne n’a le droit d’escalader, aussitôt promu « sommet chouchou d’Aurélie » tellement il est beau !

Notre première journée de trek nous emmène de Nayapul à Tadapani, soit 1400m de dénivelé. Ça grimpe ! Le temps se couvre rapidement, bye bye les belles montagnes. Nous traversons de petits villages, et plus l’on monte plus la vue sur la vallée devient jolie, malgré les nuages.

Le guichet où nos permis de trek sont contrôlés

Qui dit Népal en période de mousson… dit aussi rizières vert fluo !

Nous déjeunons à Ghandruck, un assez gros village perché à 2000m d’altitude. Au menu, du Dal Bhat, le « plat du trekkeur » ici au Népal ! Il s’agit de riz avec des lentilles dans une sauce plus ou moins épicée, c’est bon et ça nous redonne des forces.

Dal Bhat

Des forces, nous en avons bien besoin puisqu’il nous faut continuer à grimper une bonne partie de l’après-midi jusqu’à Tadapani. L’ascension, dans une jolie forêt verdoyante, devient carrément difficile pour Aurélie lorsque les premières sangsues apparaissent, et n’ont de cesse de vouloir monter sur nos chaussures. Pas très grave… si ce n’est que les chaussures d’Aurélie sont pourvues de petits trous d’aération tout autour de la semelle et sur le dessus, ce qui fait un super raccourci auxdites sangsues pour accéder à ses pieds ! C’est absolument horrible et répugnant. Elles traversent même les chaussettes en deux temps trois rampements… Aurélie frôle l’hystérie, pendant que Benoît la débarrasse inlassablement des petites bêtes.

Nous atteignons Tadapani vers 17H. Notre guide en a bien besoin, il est complètement crevé et nous dit que ce trek, que nous faisons en 3 jours, se fait normalement en 4 à 5 jours (et qu’on aurait dû le payer 4 jours de toute façon, « pour l’effort fourni »). Notre hôtel est très cheap – il y a même des crottes de souris sur les couettes -, et à peine sommes nous arrivés que le brouillard tombe et le froid avec. Une bonne douche chaude nous réchauffe… enfin, presque, puisque Benoît sort comme un diable de la cabine de douche : elle grouille de sangsues, il y en a même sur le pommeau de douche ! Aurélie, qui s’était douchée avant, est contente de ne pas d’en être rendu compte 😀 Nous enfilons tous nos pulls et filons nous mettre au chaud dans la salle commune, autour du poêle. On se fait un thé, on dîne tranquillou… Avant de se coucher on fait la chasse aux sangsues, il en restait encore dans les chaussures d’Aurélie. Quant à Benoît, il en a une sur le ventre… On file ensuite se coucher et à 20H, comme toujours en trek, tout le monde dort !

Nous sommes dans le loulou !

Nous avons mis un réveil le lendemain pour le lever du soleil, et nous avons bien fait : comme il a plu une bonne partie de la nuit le ciel s’est dégagé et nous voyons très bien les montagnes, en particulier le Fishtail et une partie de la chaîne des Annapurnas. C’est magnifique, surtout lorsque le soleil commence à pointer le bout de ses rayons… Nous prenons notre petit-déjeuner devant ce magnifique paysage, on en profite car on se doute que ça ne durera pas !

Lever de soleil derrière le majestueux Fishtail

Petit-déjeuner face aux montagnes (oui, le riz blanc c’est bon, plein d’énergie et pas cher !)

06H50, et déjà des nuages s’accrochent au Fishtail

Notre deuxième journée de trek est censée être la plus facile, et la plus courte : ça monte encore un peu, puis il y a pas mal de plat et de la descente en pente douce. Oui, mais… nous sommes de nouveau en forêt, il a beaucoup plu, donc c’est le paradis des sangsues. Malgré le sel dont nous avons largement aspergé nos chaussures ce matin, censé faire fuir lesdites sangsues, elles rampent sur nos chaussures et cherchent à s’accrocher à nos pieds. Aurélie devient folle… et accélère le pas, pour fuir ! Benoît suit sans problème le nouveau rythme, mais pas notre guide. On l’épuise, en plus il a une mauvaise toux, on espère qu’on ne va pas l’achever 😉 Il veut nous faire déjeuner en chemin, à Deurali, mais nous arrivons au restaurant à 10H et décidons donc de continuer jusqu’à Ghorepani, notre objectif du jour.

Petite pause à Deurali

Cette dernière partie du chemin est plus agréable. Nous quittons la forêt et il y a donc moins de sangsues ; qui plus est, dans un village une dame nous a offert de petits sachets de sel et ils nous permettent de retirer facilement les irréductibles. Le chemin serpente dans de vastes prairies fleuries parsemées de rhododendrons, la fleur emblème du Népal. Cela doit être magnifique au printemps ! Il fait trop gris pour que nous puissions voir les montagnes, mais la vue sur la vallée est jolie comme tout. Nous nous rapprochons des villages, et il y a donc plus d’animation : nous croisons des gens qui ramassent du bois, des plantes, des muletiers…

Aurélie et le guide

Dans la forêt de rhododendrons

Nous arrivons à Ghorepani vers 12H30. L’hôtel où nous nous installons est beaucoup plus sympa que la veille, et notre chambre donne sur les montagnes (ou plutôt, sur les nuages qui cachent les montagnes !) Nous déjeunons au restaurant de l’hôtel, c’est le deal en trek : on paye la chambre une bouchée de pain, par contre on doit manger à l’hôtel (et là autant vous dire qu’ils se rattrapent… !) Benoît continue sur le Dal Bhat, Aurélie change et teste le burger végé, super bon. En tout cas comme hier le timing est bon : à peine 30 minutes après notre arrivée, il se met à pleuvoir. C’est le déluge !

Dommage pour le linge…

Le reste de l’après-midi se passe entre repos, petit tour en forêt pour cueillir quelques fleurs, thé et lèche-vitrine dans les rues de Ghorepani. Il y a plusieurs petites librairies avec des livres en français, qui nous occupent un bon moment. Nous dînons à l’hôtel et organisons notre journée du lendemain avec le guide. Si le temps le permet nous voudrions monter demain matin au point de vue de Poon Hill pour voir le lever du soleil sur les montagnes. Nous aurons ensuite une longue journée de marche, environ 10 heures en tout.

Ghorepani-city

Le restaurant de l’hôtel, très convivial avec son grand poêle

Le lendemain matin c’est la déception, le ciel est complètement couvert. Dommage… Nous laissons donc tomber Poon Hill, et replongeons une heure de plus sous notre couette ! Lorsque le soleil se lève nous apercevons tout de même quelques sommets, mais c’est bien moins clair que la veille.

On vous a déjà parlé de l’insecte qui s’est suicidé dans l’appareil photo de Benoît ?

Nous avons une longue route à faire aujourd’hui, et nous nous mettons donc en marche le plus tôt possible. Nous aurons ainsi largement le temps d’être dans la vallée avant la nuit. Oui, mais…Benoît comme le guide sont inquiets et forcent l’allure, laissant Aurélie se débrouiller derrière avec ses ennemies jurées, les sangsues. Sympa ! Benoît finit même par larguer le guide, profitant ainsi des plus longues pauses en nous attendant pour lire le bouquin très drôle que nous avons acheté hier. Quant à Aurélie, agacée, elle ne fait rien pour aller plus vite. Ambiance, ambiance…

Jolie cascade dans la forêt

Nous devons aujourd’hui redescendre tout le dénivelé monté le premier jour, d’abord en forêt puis via de petits villages. Ce n’est pas aussi facile que cela en a l’air, les escaliers sont parfois glissants et il y a des passages assez raides où il faut être prudent. Sur la route nous croisons plusieurs mémoriaux, en souvenir des nombreux villageois décédés ces dernières années du fait de glissements de terrain en période de mousson. Il y a beaucoup à voir autour de nous sur cette partie du trek, tant en terme de paysages qu’en scènes de vie locale.

Les hôtels poussent comme des champignons

Village népalais

Champignons qui sèchent au « soleil », si l’on peut dire

Petit temple en chemin

Grand pont suspendu entre deux villages

Cages à poules locales !

Nous nous réconcilions autour d’un bon Dal Bhat des familles, le riz et les lentilles, il n’y a que ça de vrai ! L’après-midi est plus cool, nous avons bien avancé ce matin. Nous marchons sur une route en construction, c’est un peu moins joli que ce matin mais au moins il n’y a plus de sangsues. A 15 heures nous sommes dans le taxi, je vous l’avais bien dit.

La route en construction

Un marteau-piqueur abandonné…

De retour à Pokhara nous nous offrons un goûter pantagruélique, avant de faire un dernier tour dans les rues by night. Nous sommes un peu tristes de partir, cette ville nous a bien plu !

Plus c’est Fanta moins c’est sérieux !

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3 réflexions sur “De J218 à J220 : Trois jours de trek au pied des Annapurnas, dans le massif de l’Himalaya (du 18 au 20 juin 2012)

  1. Marie dit :

    le Népal est très joli! les sangsues beurk par contre, je serais devenue hystérique aussi c’est sûr 😦
    Benoît a perdu pas mal de kilos en voyage on dirait?

  2. […] de la terre de feu, Fitz Roy et Torres del Paine en Patagonie, Tongariro Alpine Crossing en NZ, rando au pied des Annapurnas au Népal, région de Chiang Mai en Thaïlande, randonnée du dos du dragon à HK… sont quelques […]

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