En rabaska vers l’île Garth

Samedi matin, je me lève sans faire de bruit alors que Benoît et MiniChou dorment encore, je me prépare en vitesse et je file dans la fraîcheur piquante du petit matin, direction : l’aventure ! J’ai en effet réservé une sortie en rabaska sur la rivière des Mille-îles, jusqu’à l’île Garth. C’est une sortie assez exceptionnelle car cette île est habituellement fermée au public.

Bon mais déjà, une rabaska, c’est quoi ? C’est une petite embarcation dérivée des canots d’écorce algonquiens qui étaient autrefois utilisés par les autochtones. On peut être une bonne dizaine dessus, chacun avec une rame. Je suis surprise de voir que la moitié des inscrits à cette sortie (gratuite) ne se présentent finalement pas… Je trouve cela vraiment nul. Cela bloque des places pour d’autres, et puis les organisateurs avaient prévu deux rabaskas alors que nous tenons finalement sur une seule. Je me retrouve en binôme collé serré sur le petit banc avec une artiste québécoise d’une cinquantaine d’années, vraiment sympa, nous papotons bien tout en ramant. Juste derrière nous il y a une professeure de biologie à la retraite, elle s’y connaît hyper bien en faune et en flore, c’est très intéressant. La rivière est bordée d’arbres qui prennent doucement leurs couleurs automnales. A un moment nous croisons un homme qui est en train de s’installer dans son hydravion ; c’est le deuxième hydravion que je vois dans le coin – le premier c’était sur l’île Bizard – je trouve cela fascinant d’avoir ce genre de moyen de transport chez soi… Il passera au-dessus de nous dans un vrombissement assourdissant quelques minutes plus tard.

Et c’est parti !

Pour lui aussi c’est parti ^^

Il y a de bien jolies maisons nichées au bord de la rivière

Nous ramons une quarantaine de minutes jusqu’à l’île Garth, où nous accostons. Sur le rivage notre attention est attirée par de petits morceaux blancs ressemblant à du plastique roulé sur lui-même… il s’agit en fait de coquilles d’anciens œufs de tortue, je n’avais jamais vu ça. Un sentier permet de s’enfoncer dans l’île. La végétation est assez luxuriante, avec de très grands arbres comme des tilleuls aux feuilles immenses, des pins blancs… Il y a aussi énormément de maringouins comme on dit ici (des moustiques), et je suis bien contente d’avoir emporté mon filet pour le visage tant ils sont nombreux.

Ile Garth en vue

Voyez-vous les vestiges d’œuf de tortues ?

Sur l’île Garth

Caryer cordiforme

Spoiler alert : ce n’était pas ma main ^^

Magnifique pin blanc

Larve de cigale

Nid de guêpes

Tout au bout de l’île, un majestueux chêne à gros fruits, mort il y a quelques années

Equipement anti-piqûres !

Sur le chemin du retour les bras fatiguent plus vite. Nous faisons une petite pause bien appréciée dans une héronnière. Plusieurs nids sont installés dans ce coin, en haut de grands arbres. Quant à la rivière, elle est pleine de petites fleurs roses très jolies. Il y a aussi pas mal d’algues vertes, la prof de biologie dit que ce sont des cyanobactéries toxiques, brrr !

Bernaches en vol

Une photo bien plus incroyable que ce que je pensais en la prenant… J’ai vu en préparant l’article qu’il y avait une mue d’insecte acrochée sur la fleur !

Nids de hérons

Les fameuses algues vertes toxiques

Cormorans et mouettes

J’ai les bras bien endoloris lorsque nous accostons enfin, mais je suis ravie de cette petite virée matinale et de la découverte de cette île habituellement si peu accessible. J’ai aussi beaucoup apprécié le calme de cette sortie, ainsi que la possibilité d’admirer les couleurs d’automne et les animaux vivant dans cet écosystème.

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3 réflexions sur “En rabaska vers l’île Garth”

  1. Laetichou dit :

    Incroyable cette sortie ! Vraiment chouette 🙂

  2. […] matin, je pars à la découverte de l’île Garth en rabaska, une jolie balade que je vous raconte par ici. Je passe ensuite l’après-midi au spa avec des copines, nous bullons plusieurs heures entre […]

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