Vendredi soir après le boulot, c’est le grand départ… Nous quittons notre petit coin des Laurentides direction la Côte Nord. Objectif, voir des baleines ! Nous retournons au camping « Mer et Monde » des Escoumins, que nous avions tant apprécié en 2019. Cette année encore nous avons eu de la chance, nous avons raté la date d’ouverture des réservations mais il restait un dernier emplacement face au fleuve disponible en week-end (sur toute la saison estivale, oui oui !). Enfin, il y a plus de 500km pour y arriver, et nous avons donc décidé de partir dès le vendredi soir afin de pouvoir couper la route en deux.
C’est après un bon goûter que nous nous mettons donc en route. Cela roule plutôt bien, et le trajet se passe sans encombre. Nous faisons une petite pause chips sur une aire routière, avant de poursuivre jusqu’à Batiscan pour pique-niquer. Le village, que nous traversons en voiture, est très mignon et nous trouvons des tables de pique-nique face au Saint-Laurent. Nous étrennons pour l’occasion notre tout nouvel Igloo, un life achievement pour moi ^^ Nous avons en effet investi hier en urgence, en réalisant que les antibiotiques de MiniChou, qui sont sous forme liquide, devaient être conservés au froid. Ce petit pique-nique à la tombée de la nuit au bord du Saint-Laurent est vraiment très agréable, une parfaite entrée en matière pour ce premier roadtrip à trois ! La Lune monte lentement dans le ciel et se reflète dans le fleuve ; elle est d’un rose spectaculaire.
Nous reprenons ensuite la route jusqu’à notre Airbnb du soir, situé un peu avant Québec. Il s’agit d’un véritable appartement, situé au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires. C’est très grand et bien équipé, il n’est pas impossible que cet Airbnb devienne notre QG « coupure de route » lors de nos prochaines virées dans le nord !
C’est après une bonne nuit de sommeil que nous reprenons la route vers les Escoumins. Nous dépassons Québec, admirons depuis la route les spectaculaires chutes d’eau de Montmorency, la basilique de Sainte-Anne de Beaupré, puis continuons à monter vers le nord. Les paysages deviennent de plus en plus sauvages, avec de grandes étendues de sapin, et de fréquents panneaux nous mettant en garde contre la présence d’élans.
Nous avions prévu de pique-niquer ce midi sur la jetée de Baie Saint-Paul, dont nous avions gardé un excellent souvenir, mais nous nous retrouvons pris dans les bouchons à 2km du centre-ville. Nous finissons par comprendre qu’il y a un gros festival ce musique ce week-end, Le Festif !. Nous changeons donc nos plans, bifurquons dès que possible, et nous installons sur une table de pique-nique face à l’entrée de l’hôpital. C’est très pratique en plus pour remplir les bouteilles d’eau et passer aux toilettes. MiniChou profite ensuite de la cour de l’école adjacente pour se défouler un peu. Ici les cours d’école sont en effet ouvertes lorsque les écoles sont fermées, afin que tout le monde puisse profiter des lieux. Je trouve cela super !
Nous reprenons ensuite la route, en mode sieste pour le plus petit, et café/thé Tim Hortons (commandés « au volant » s’il vous plaît ! on se canadianise !) pour les plus grands. Nous croisons pas mal de stands de vente de fraises sur le bord de la route, c’est tentant ! Un peu après 16H nous faisons une pause à Saint-Siméon, où se tient un petit festival artistique. J’en profite pour passer un bon moment à l’office du tourisme, où la dame est très gentille et me donne plein d’infos et de papiers sur les coins que nous allons traverser durant ce roadtrip.
MiniChou se réveille juste à temps pour l’arrivée sur le traversier qui permet de rejoindre l’autre rive du fjord du Saguenay. J’en avais gardé un excellent souvenir en 2019, et je suis bien contente de refaire cette traversée même si elle me semble beaucoup plus courte que dans mon souvenir et que la pluie s’est invitée.
Nous filons ensuite tout droit au camping. Notre emplacement est un chouia moins bien que celui de 2019, on voit nos voisins ce qui n’était pas le cas l’autre fois, mais nous sommes tout de même en toute première ligne face au fleuve. Il n’y a aucune baleine en vue pour le moment. Nous montons la tente puis partons au village des Escoumins faire quelques courses dans un supermarché étonnamment bien achalandé. Le panorama est toujours aussi joli ! Nous dînons ensuite au Kiboikoi, un bar fort apprécié en 2019. Le repas est excellent, seulement un peu terni sur la fin par une femme qui tente de prendre MiniChou en photo sans nous avoir demandé notre autorisation, ce qui me déclenche mon courroux. Je sais qu’il est très mignon, mais sérieusement, on ne prend pas en photo un enfant sans demander avant l’autorisation à son parent…
De retour au camping nous testons les douches. C’est tout un challenge entre la chasse aux moustiques et la minuterie qui se recharge à coup de pièces de 25 cents mais qui ne prévient pas quand elle coupe. J’ai emporté la bouilloire et je parviens à faire chauffer un peu d’eau en douce dans les toilettes, où il y a une prise électrique, pour MiniChou qui est plus qu’heureux d’avoir un « biberon chaud » même s’il sait que « au camping c’est biberon froid ». En retournant vers notre emplacement je vois un attroupement au bord de l’eau, je vais voir avec MiniChou : il y a une baleine ! J’aperçois un aileron et un bout de dos. Merci à la pleine lune qui permet de voir quelque chose ! Malheureusement Benoît était parti devant et ne l’a pas vue. Tout le monde s’endort bien vite après cette grande journée.






























