
Cuenca est une très jolie ville à l’ambiance coloniale et nous nous y promenons avec plaisir. Nous flânons dans les petites rues du centre, admirant les belles façades tout en grignotant des cacahuètes ou des noix enrobées de caramel (les meilleures de toute ma vie je crois…). La place centrale de la ville est magnifique, avec plein d’arbres, de bancs, et puis les deux cathédrales (la nouvelle et l’ancienne) qui la bordent. Il y a même un petit kiosque à musique, parfois investi par des policiers musiciens… Entendre la panthère rose jouée par un groupe de policiers, ça c’est fait 😉
Cuenca regorge d’églises et de musées. La place San Sebastian me plaît bien, avec sa grande fontaine et sa jolie église. Nous visitons le musée d’art moderne, situé sur cette même place ; les œuvres exposées sont sympas, et le cadre est très beau avec tout plein de petites cours et jardins intérieurs.
Certaines oeuvres sont surprenantes, tels ces seins en bonbons (il en manquait d’ailleurs quelques morceaux…)
Un autre chouette musée est le Pumapungo Museum & Archeological Park. Une erreur sur les horaires fera que nous n’aurons qu’une demi-heure à l’intérieur, pas assez pour tout bien visiter mais suffisamment quand même pour voir le clou de leur collection : des têtes réduites shuars ou jivaros. Impressionnant… Nous apprenons par la même occasion que le processus de réduction des têtes ne se faisait que dans un contexte bien particulier, pour venger la mort d’une personne du clan afin que l’âme de celle-ci puisse quitter les limbes dans lesquelles son meurtre l’avait conduite et accéder à la vie éternelle via un « échange d’âme » avec celle de son meurtrier lui aussi désormais tué, et à la tête réduite.
Nous ne pouvions pas visiter Cuenca sans aller voir de plus près les ateliers de confection de panamas… qui, contrairement à ce que leur nom indique, sont bel et bien équatoriens !Ils ont simplement été très utilisés par les ouvriers construisant le canal du Panama. La région de Cuenca est la principale productrice de ces célèbres couvre-chefs. La paille est tressée dans les villages des environs, et les chapeaux sont ensuite finalisés et mis en forme dans les ateliers de Cuenca. Nous visitons celui d’Homero Ortega, le plus célèbre chapelier équatorien. Les chapeaux sont absolument magnifiques, dans des styles très variés. Ils sont de plus beaucoup moins chers que ceux importés en Europe… C’est avec regret que nous renonçons à en acheter, la boîte pour les transporter est bien trop grosse alors qu’il nous reste encore un mois de voyage.
Le dernier soir, nous montons en taxi jusqu’au mirador de Turi, d’où nous avons une vue d’ensemble sur la ville. Il y a aussi là-haut un parc d’attraction avec balançoire géante dans le vide, j’hésite mais le parc ferme bientôt et il faut payer avant de pouvoir voir l’installation donc je renonce, pas assez de temps pour me préparer psychologiquement 😉
Outre nos balades dans la ville, nous nous servons de Cuenca comme d’une base pour découvrir la région. Nous passons ainsi une journée à visiter le site kanari-inca d’Ingapirca, avant de partir randonner le demain dans le superbe parc national Cajas. Je profite également du dimanche pour aller visiter les marchés de trois villages indiens des environs, mais cette fois Benoît déclare forfait 😉 Articles à suivre !
