
J’avais déjà voyagé en business mais jamais en première, et c’est une expérience de voyage à part entière. Celle-ci commence dès la montée dans l’avion. Les sièges sont immenses, tous individuels et séparés de celui du voisin par un petit paravent que l’on peut ouvrir ou fermer. Ils sont « tête bêche », alternativement face et dos au nez de l’avion. Le mien est dos au cockpit, et même si c’est un peu étrange au début au final cela a rendu ce vol encore plus exceptionnel. Ce n’est pas tous les jours que l’on décolle dos à la piste, en pouvant voir par le hublot la terre s’éloigner !
Je m’installe donc à ma place, et j’attends tranquillement la fin de l’embarquement avec le petit verre de champagne que l’hôtesse m’a servi. Je teste discrètement (ou pas) les boutons de mon siège (#touriste), je regarde le contenu de la pochette « confort » que l’on m’a remise… Je n’en reviens pas de ma chance ! Parmi mes voisins il y a ceux qui sont de toute évidence rodés à la première classe, qui s’installent illico dans leur bulle, et les autres qui comme moi découvrent tout ce confort d’un air émerveillé (tout en faisant semblant d’être totalement à l’aise, of course). Tous les autres passagers traversent la première classe, c’est un peu bizarre de se faire regarder comme cela, parfois d’un air carrément envieux (s’ils savaient… !).
Juste après le décollage le steward distribue des pyjamas ( !) et puis nous passons au dîner. Il y a une option végé dans les plats, mon bonheur est complet 😉 Le dîner est assez simple car apparemment les passagers de première classe ont eu avant un dîner complet au salon. Je remplis avec le steward une petite fiche précisant ce que je veux pour mon petit-déjeuner ; ceux qui veulent dormir le maximum peuvent demander à avoir un petit-déjeuner à emporter ! J’opte pour le petit-déjeuner classique #profiteraumaximum.
Et puis, le dîner débarrassé, le petit-déjeuner commandé, les choses sérieuses commencent… l’installation pour la nuit ! La particularité de la première classe, c’est que les sièges s’allongent complètement, jusqu’à former un véritable lit. Comme il y a quand même quelques « démarcations » sur le siège le steward me donne un sur-matelas, ainsi qu’une couette et un véritable oreiller. Je m’allonge dans mon petit lit volant, et je savoure ce vol hors du commun…
Je me réveille naturellement juste avant le petit-déjeuner, qui continue dans le haut standing avec du pain chaud et croustillant, une salade de fruits frais avec des framboises… Le vol touche à sa fin et c’est bien dommage, je serais bien allée jusqu’à la Réunion comme cela moi 😉
Je quitte l’avion plus qu’heureuse d’avoir pu vivre une telle expérience. Voyager en première, en tout cas quand on n’en a pas l’habitude, c’est un voyage dans le voyage, une parenthèse enchantée… Mon sac sort très vite sur le tapis roulant (c’est l’autre avantage de la première ;-)), et puis la « vraie vie » reprend son cours : il me reste moins de cinq heures pour faire un aller-retour sur Paris, faire mon mic-mac d’affaires, repartir à Orly et attraper mon vol pour la Réunion. Enfin, comme le timing est serré et puis que quand même, je suis une ex-voyageuse de première, je m’offre un aller-retour en Uber… Le bus ce sera pour une autre fois 😉
