
Quito nous plaît immédiatement avec son cadre naturel grandiose : la ville est littéralement entourée de hauts volcans, et s’étale entre eux de manière tentaculaire. Le ciel couvert ne nous permet pas une excellente visibilité, mais c’est tout de même impressionnant! Nous montons le premier jour au point de vue de la Vierge du Panecillo, puis dans les tours de la cathédrale avec Coralie afin d’avoir une vue d’ensemble. La différence entre le Quito colonial aux maisons basses, et le Quito moderne aux hauts buildings est frappante.
Le Quito colonial a beaucoup de charme : rues pavées, petites places fleuries et arborées, et puis magnifiques façades témoignant d’un faste désormais révolu. Plein de petits vendeurs dans les rues proposent des fruits, des brochettes, des bananes plantain grillées, ou bien de cirer vos chaussures ! Nous nous promenons beaucoup dans le quartier, et prenons nos habitudes le midi dans un resto végé au top : pour 2,75$ on nous sert une soupe ou une grande salade de fruits avec yaourt et avoine, un plat, une petite salade, un dessert et une boisson. A trois tout a du mal à tenir sur la table tellement c’est copieux.
Il y a également plusieurs belles églises dans le quartier ; nous visitons la Compania de Jesus, réputée être la plus belle du pays avec son intérieur tout d’or revêtu. Comme souvent le décalage entre la richesse de l’ornementation des édifices religieux, et la pauvreté des gens à l’extérieur est frappante…
Le Quito moderne, quant à lui, est un autre monde. Centres commerciaux avec toutes les enseignes internationales, grands parcs urbains, larges avenues, prix des restos multipliés par 2 ou 3 par rapport au Quito colonial, c’est un autre visage de la capitale qui se dévoile.
Nous passons enfin une matinée dans le magnifique musée Guayasamin / Capilla del Hombre (chapelle de l’Homme). Nous sommes tous les trois à la fois ravis de découvrir ce lieu exceptionnel, et totalement consternés de n’avoir jamais entendu parler de ce peintre équatorien avant. La Capilla del Hombre regroupe certaines de ses œuvres – dont une grande partie traite de la souffrance de l’Homme et de l’espoir en un monde meilleur – et le reste du musée se situe dans sa maison qui est restée en l’état. Nous y visitons son atelier, sa chambre et découvrons une partie de la collection d’art qu’il a accumulée au fil des années. Je ne suis pas toujours sensible à la peinture, mais là… De tous ses tableaux se dégage une émotion rare. Ce fut un coup de cœur pour tous les trois, et une jolie façon de terminer de ce premier aperçu de la capitale équatorienne.
