C’est pour Petra que nous avons fait ce voyage en Jordanie. Petra, c’était un rêve de loooongue date pour Benoît, et lorsqu’il a entendu dire en début d’année que le gouvernement jordanien envisageait de fermer le site afin de le préserver on s’est dit que c’était maintenant ou jamais (bon, en fait il semblerait qu’une fermeture de Petra ne soit pas du tout à l’ordre du jour, mais on y a cru sur le coup…) Initialement l’objectif de notre séjour en Jordanie était donc de découvrir Petra, et c’est pour cette raison que nous avons décidé de vraiment prendre notre temps sur place, en consacrant trois jours à la visite de cette nouvelle merveille du monde.
Autant le dire tout de suite, Petra c’est encore plus beau que ce à quoi on s’attendait, et c’est surtout bien plus grand… Au-delà de l’image du Trésor que l’on voit partout, Petra ce sont des vestiges de temples et de tombes sur des centaines de kilomètres carrés, ce sont des tas de montagnes à escalader pour avoir des points de vue sur la ville, ce sont des bédouins qui vivent encore sur place et des ânes et des chèvres croisés en permanence. Alors, on vous emmène ?
En cette première journée de visite il est à peine 7H que nous sommes déjà en train de marcher vers Petra… Nous sommes surexcités, aujourd’hui est un jour que nous n’oublierons pas ! Nous traversons le Siq, ce long défilé rocheux qui conduit au Trésor. Sur ses parois mille choses attirent déjà notre regard, des bas-reliefs, des sculptures… Lorsque le Trésor se dévoile enfin sous nos yeux, c’est un grand moment d’émotion. Nous sommes quasiment seuls et profitons du moment en petit-déjeunant face à cette façade tant admirée en photo.
Nous commençons ensuite la grimpette jusqu’au haut-lieu du sacrifice, où étaient donc pratiqués des sacrifices animaux au temps des Nabatéens. Plus nous montons et plus la vue qui se dévoile sur Petra est spectaculaire, nous commençons à prendre la mesure du gigantisme du lieu… C’est bien plus grand que ce que nous pensions (et c’est à ce moment-là qu’on s’est dit qu’il allait falloir être organisés si on voulait tout visiter ;-)) Nous nous réjouissons d’être arrivés tôt car pour le moment il ne fait pas trop chaud, je suis même contente d’avoir une petite écharpe.
Cela se réchauffe rapidement et lorsque nous attaquons la descente vers 10H30 le soleil tape bien fort. Nous redescendons par un autre chemin qui s’appelle le Wadi Farasa, et qui nous fait longer de très beaux monuments comme une fontaine à eau en forme de lion ou encore des tombes très bien conservées. Nous croisons régulièrement de grosses salamandres. Nous pique-niquons à côté de la tombe dite « du soldat », cela fait du bien de se poser un peu à l’ombre. La fin de la balade au cœur du Wadi Farasa est très belle, nous marchons tout près du lit de l’ancienne rivière et les couleurs des pierres sont magnifiques. Il y a du blanc, du rouge, du jaune…
Tout cela nous plaît tellement que nous décidons finalement de repartir pour une autre petite rando, sans grimpette cette fois, jusqu’au monument au serpent. Le monument au serpent est en fait simplement un « bloc des djinns » dont la forme évoque vaguement une queue de serpent à sonnettes, mais la balade est agréable et nous fait croiser plusieurs groupements d’habitations bédouines. Environ 25 familles de bédouins habitent dans cette partie de Petra.
De retour dans le centre de Petra nous décidons d’arrêter là nos explorations pour aujourd’hui, d’autant plus qu’on remet ça ce soir avec Petra by night. Nous nous posons un moment à l’hôtel avant de ressortir dîner puis d’attaquer la visite nocturne… qui, en un mot comme en cent, est une grosse déception ! Les lampions dans le Siq et sur l’esplanade devant le Trésor donnent au lieu une atmosphère qui aurait pu être agréable, mais il y a trop de monde pour en profiter vraiment et le « spectacle musical bédouin » dure en tout et pour tout dix minutes… On nous laisse ensuite un quart d’heure pour profiter du lieu et puis il faut repartir. Bref, cela ne vaut vraiment pas 17JD/personne ! Ce sera la déception du jour, surtout pour Benoît qui a bien du mal à s’en remettre 😉

