EDIT DU 14/09 : Incroyable, ce blog est quasiment à jour ! Cela faisait un bail… Profitez-en, demain je quitte le Laos touristique pour m’enfoncer dans la pampa, alors je ne suis pas sûre que la connexion internet suive… Gros bisous à tous !
Mon bus arrive quasiment à l’heure à Luang Prabang le 10 au matin, et je me mets alors en quête d’une guesthouse. Je suis accompagnée par trois personnes avec qui j’ai sympathisé dans le bus, à savoir un couple d’Autrichiens et un Espagnol. Ce dernier vit à Kuala Lumpur depuis deux ans et a un super job qui lui donne une semaine de vacances toutes les trois semaines de travail… en plus des congés payés normaux… et avec Air Asia qui est basée à KL, autant vous dire qu’il sait quoi faire de ses semaines off 😀
Après plusieurs visites infructueuses je finis par trouver mon bonheur : une grande chambre avec salle de bains commune… et balcon privé, dans une guesthouse située dans le calme d’une petite ruelle pavée, à deux pas du Mékong. Je paye 40 000 kips (4 euros) la nuit après négociation (et promesse absolue de ne ramener personne en douce dans ma chambre, qui est en fait une double… :-D). Les Autrichiens m’emboîtent le pas, quant à l’Espagnol il se prend un lit en dortoir un peu plus loin.
Je m’installe rapidement avant de filer me balader dans Luang Prabang. C’est la ville la plus touristique du Laos, et je comprends vite pourquoi… Avec ses petites rues calmes, ses bâtiments bas et la proximité du Mékong, il fait bon vivre par ici. Les nombreux temples et monastères (ils couvrent un tiers de la surface de la ville !) donnent à Luang Prabang une atmosphère particulière, empreinte de spiritualité. Il fait un temps superbe, et les rues désertes sont écrasées de chaleur. Seuls quelques moines se hasardent dehors, équipés de leurs parapluies, ainsi que quelques touristes en quête de découvertes…
Je déjeune dans un boui-boui pas extra avant de m’offrir un dessert au Banneton, sans doute la meilleure chaîne de boulangerie au Laos… Leur tarte amandes/cassis sur pâte sablée tient toutes ses promesses !
Je marche ainsi jusqu’à la toute fin de la rue principale, qui s’achève face au confluent entre la Nam Ou et le Mékong. En cette saison les eaux sont très boueuses, ce qui lui donne cet aspect marron. On est encore en ville et pourtant sur les berges la végétation est luxuriante : banians, bananiers et diverses plantes s’entremêlent en un joyeux désordre. De temps en temps des clameurs s’élèvent du fleuve, et je vois alors passer des barques chargées de rameurs qui pagayent avec une belle énergie.
Je remonte ensuite le long du Mékong jusqu’à la guesthouse. Le Mékong est bordé tout du long par plein de petits restaurants qui ont l’air bien sympathiques. De nouveau, de nombreuses petites ruelles remontent vers le centre-ville. Tout est calme, on dirait que le temps est suspendu…
Les vestiges de la présence française sont encore bien présents ici, et de nombreux bâtiments sont nommés en français. C’est par exemple le cas de La Poste… Pas de risque de se tromper de guichet !
Je me pose un peu à l’hôtel avant de sortir admirer le coucher de soleil. Je suis à peine remontée que déjà on toque à ma porte, ce sont les Autrichiens qui me proposent de venir dîner avec eux… Aussitôt dit, aussitôt fait, et nous filons dîner dans l’un des petits restos face au Mékong. La dame qui tient le resto est super sympa. Après dîner nous faisons un tour au marché nocturne, une grande activité à Luang Prabang… ! Il y a énormément d’artisanat, assez similaire d’un stand à l’autre, et pas toujours local d’ailleurs… Enfin, cela reste très agréable de déambuler d’un étal à l’autre. Tout est très coloré, bien présenté et c’est un régal pour les yeux !
Le lendemain, je pars en bateau sur le Mékong à la découverte des grottes de Pak Ou. Elles sont situées à 25km de Luang Prabang, et nous mettons près de deux heures à les rejoindre. Sur le bateau je sympathise avec un Canadien, Jessie, et un Japonais, Gecko. On discute tout en admirant le paysage… Aujourd’hui encore il fait très beau, et nous naviguons entre le marron du fleuve, le bleu du ciel et le vert vif des montagnes alentours, c’est très beau.
Nous nous arrêtons en chemin dans un village où ils fabriquent du « lao-lao », le « whisky lao » comme ils disent… En fait c’est de l’alcool de riz. On déguste, c’est bien fort quand même (entre 15 et 50° selon les bouteilles) !
Quant aux grottes, il s’agit d’un lieu de pèlerinage important dans la région, et ce depuis fort longtemps. Elles sont au nombre de deux, creusées dans la falaise surplombant le Mékong, et sont pleines de statues de Bouddha apportées ici par les pèlerins. Il y en a des milliers, de tailles, formes et matières variées. La première est très ouverte sur l’extérieur et bénéficie donc de la lumière naturelle, par contre pour la seconde une lampe torche s’avère indispensable… Elle s’enfonce en effet sur plus de 50 mètres dans la montagne.
En fin d’après-midi je décide de monter sur le mont Phousi. Il s’agit du point culminant de Luang Prabang, et de là-haut la vue est censée être magique au coucher du soleil… enfin, avant d’accéder à la vue il faut grimper ! Plusieurs temples et monastères sont situés le long du mont, et j’alterne grimpette et visites.
Le panorama une fois en haut est effectivement très beau. On se rend bien compte à quel point Luang Prabang est construite dans la jungle, c’est impressionnant… La vue sur le Mékong est imprenable. Je ne suis pas la seule à avoir eu l’idée de monter en cette belle fin d’après-midi, mais l’ambiance est plutôt agréable. Je sympathise avec un groupe de Français en voyage organisé, ils sont sympas comme tout. Nous discutons en attendant le coucher du soleil.
Je retrouve Jessie et Gecko au marché nocturne, dans une petite ruelle spécialisée dans l’alimentation. On y trouve notamment des stands de type « buffet », où l’on remplit soi-même son assiette pour 10 000 kips (1 euro). Il y a du choix, c’est tout frais et c’est délicieux, que demander de plus ? Pour le dessert je me rabats sur l’une des nombreuses dames qui vend des douceurs à 5000 kips. Ce soir je teste les croquettes de banane – c’est une réussite – puis les beignets coco/haricot – hélas un échec total, on ne peut pas tout avoir ! Entre les deux je fais un grand tour avec Jessie dans le marché nocturne… on a perdu Gecko en route car il rencontre des connaissances (féminines le plus souvent) tous les dix mètres. Un vrai tombeur ! 😉
