
Les plus :
- Le nouveau terrain de jeu voyageur qui s’est ouvert à nous en nous installant ici. Les Laurentides et les environs de Montréal pour le week-end, et tout le reste du Québec et du Canada dès que nous avons un peu plus de temps. Durant cette première année ici nous nous sommes baladés en Côte-Nord, en Lanaudière, autour de Québec, le long du Saguenay, dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, à chaque fois de très belles découvertes !
- L’attention portée aux enfants : garderies souvent très ouvertes sur l’extérieur et sur les activités de plein air « beau temps mauvais temps », nombreux ateliers gratuits pour les enfants organisés par les bibliothèques, les marchés, les villes, cours d’écoles ouvertes le soir et le week-end pour que les enfants du coin puissent venir y jouer… Beaucoup de choses sont pensées pour les enfants.
Juillet 2024, la cueillette des bleuets – MiniChou parle encore du petit panier rien que pour lui (et gratui) que lui avait donné la dame.
- La belle nature, omniprésente, avec des balades partout, des écureuils, des lapins et des oiseaux dans le jardin… Il y a quelques jours encore, nous sommes tombés nez à nez avec un dindon sauvage devant chez nous ^^
- Les saisons marquées. C’est quelque chose qui m’avait manqué à la Réunion. Je n’y avais d’ailleurs jamais vraiment pensé avant de vivre sous les tropiques, mais je crois que je suis assez attachée à la succession des saisons. Ici, je me régale avec le bel hiver enneigé ambiance sports d’hiver, le printemps si rapide et riche de fleurs, l’été ensoleillé plein d’activités et l’automne et ses magnifiques couleurs… Les Québécois aiment d’ailleurs célébrer cela, et chaque saison arrive avec son lot de festivals, toujours très sympas.
- Les belles amitiés ici ! Parfois anciennes, comme avec mon amie Maud rencontrée en 2011 à NYC (sérieusement, quelle était la probabilité qu’après plus de 10 ans d’amitié à distance, nous habitions un jour à 30km l’une de l’autre, en ayant qui plus est des enfants qui s’adorent ?!), et parfois beaucoup plus récentes, mais les galères d’expatriation cela rapproche assurément ^^ Benoît a aussi rencontré quelques personnes très sympas via les figurines. Bref, nous avons un chouette cercle amical ici, et ça cela change la vie !
Les moins :
- La lourdeur administrative au niveau de l’immigration. Nous avons le bon passeport, les bons boulots, et pourtant c’est lourd et compliqué, alors je n’ose pas imaginer ce que cela doit être pour d’autres… Je dois dire que je ne m’attendais pas à cela en venant ici.
- La difficulté pour se loger, à la fois liée au point précédent et au fait que le marché immobilier est très tendu dans le coin où nous sommes, avec peu d’offres, et des loyers ou des prix de vente très élevés. L’immobilier a flambé ici depuis le Covid, les maisons ont doublé de valeur, et ne sont pas toujours très qualitatives… Et puis, nous n’avons pas eu beaucoup de chance avec nos logements, avec un airbnb inondé, une maison inondée juste avant qu’on l’achète (bon ça pour le coup c’était plutôt bien qu’elle soit inondée avant que l’on ne signe les papiers ^^), un autre airbnb finalement vendu par les propriétaires avec obligation de déménager, un appartement à acheter qui nous est passé sous le nez de peu… Le logement est vraiment le point noir de notre vie ici. Nous croisons les doigts (et nous nous démenons !) pour que cela change bientôt… Affaire à suivre !
- Les fruits pas toujours très bons ; on sent qu’ils manquent un peu de soleil et de chaleur ! L’été notamment je regrette les mara des bois, les melons, les abricots du Roussillon et les nectarines bien juteuses… On compense avec les cerises (souvent importées, mais très bonnes) et les bleuets cultivés sous serre, et puis on fait notre cure de fruits l’été lorsque l’on rentre en France.
- L’expérience d’un certain « racisme » anti-Français. Je mets des guillemets car ce n’est probablement pas comparable à ce que vivent certains, mais j’ai tout de même ressenti à plusieurs reprises quelque chose de cette nature-là, et on me l’a exprimé clairement en face une fois. Il faut dire que notre accent nous trahit tout de suite… Je pense que comme dans de nombreux pays du monde il y a un certain repli identitaire à l’œuvre actuellement, et on le sent de temps en temps.
- L’éloignement avec la famille et les amis de France. C’est quelque chose que tous les expats connaissent, et avec lequel il faut composer. Nous rentrons régulièrement en France pour cette raison d’ailleurs.
Les neutres :
- Le travail. J’ai de chouettes collègues, mon cadre de travail est très beau, j’ai gagné sur le plan du salaire, mais je trouve qu’il y a aussi parfois plus de stress lié à des différences culturelles et à certains enjeux qui n’étaient pas présents en France.
- Les finances : mon salaire est plus haut comme je le disais, mais mes impôts seront aussi plus élevés, et nous avons aussi plus de frais au quotidien notamment le logement et la garderie qui nous coûtent plus cher, ainsi que tous les nouveaux frais liés à notre voiture, que nous n’avions pas en France. Bref, j’attends de voir ce qu’il reste après les impôts canadiens de cette première année pour y voir plus clair sur ce plan !
- Un côté où il y a vraiment « la théorie et la pratique ». La théorie et la règle sont très présentes ici, mais on se rend régulièrement compte par la suite que la réalité est différente. Par exemple, pour les garderies, la règle c’est qu’il faut s’inscrire sur la liste d’attente centralisée québécoise (La Place 0-5) et attendre d’être appelé dans l’ordre de priorité. La réalité, c’est qu’en allant directement frapper aux portes des garderies, on court-circuite complètement la liste d’attente. Nous avons eu cette expérience dans différents domaines. Cela nous a surpris au début parce que nous ne nous attendions pas à cela ici, et puis finalement on s’y fait…
- L’école à 5/6 ans : J’étais embêtée en arrivant de me dire que MiniChou ne rentrerait pas à l’école à 3 ans et devrait rester à la garderie jusqu’à 5 ou 6 ans, et finalement je vois bien les avantages de ce système, qui laisse plus d’enfance aux enfants. D’une manière générale, l’accent est mis sur l’encouragement de l’enfant plutôt que sur la performance à tout prix, et je trouve ça très chouette.
Les petits pots pour bébé méritent le détour, avec des combinaisons sucrées-salées que je n’aurais pas osé tester de moi-même ^^ (et encore, celle-ci est loin d’être la pire, mais je n’ai pas retrouvé mes autres photos !)
En résumé, comme tout dans la vie, il y a du bon et du moins bon. Le Canada, et le Québec plus particulièrement ici, ne sont pas/plus des eldorados mais malgré les galères, nous nous y sentons bien… Et puis, cette expatriation canadienne, c’est l’aventure, et nous on aime beaucoup l’aventure ^^ Notre vie ici, c’est la découverte d’une autre culture, d’un nouveau pays, des challenges… Alors certes on galère régulièrement, mais on a aussi de très bons moments ! Je réalise en vous écrivant que MiniChou aura bientôt passé plus de temps de vie au Québec qu’en France… Il commence d’ailleurs à dire qu’il est « français et pébécois » 😉 Bref, le retour ce n’est pas pour tout de suite, mais nous allons tout de même continuer à rentrer régulièrement en France 😉
