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L’Essonne au long cours, randonnée de Maisse à Malesherbes

 Après notre première randonnée dans l’Essonne de Marolles à Lardy, puis celle à Fontainebleau, nous poursuivons aujourd’hui notre découverte des chemins de randonnée franciliens, direction le parc régional du Gâtinais. Comme toujours nous commençons par un trajet en train, cette fois le RER D4 jusqu’à Maisse. Le trajet est plus long que ce que nous pensions, et nous mettons près d’une heure et demie pour arriver à destination. Ceci étant, cela en vaut la peine… Dès que nous descendons du train nous nous sentons en pleine campagne, Paris est bien loin !

Oui, c’est TELLEMENT la campagne qu’il y a MEME un vieux tracteur !

Comme toujours le plus difficile est de trouver le départ du sentier de rando, et nous commençons par nous tromper et revenir sur nos pas avant de finalement trouver le GR1, que nous suivrons tout au long de cette journée. La balade débute par une portion de forêt, puis la forêt laisse place aux champs. Après avoir pique-niqué à la lisière des bois nous entamons une longue ligne droite à travers champs. Certains d’entre eux sont cultivés avec des petites pousses qui commencent à émerger, d’autres semblent en jachère. Au beau milieu d’un champ nous découvrons le dolmen de la Pierre-Droite, qui nous interpelle avec ses trous et ses marques. Nous nous demandons d’où il vient et où il a bien pu être utilisé précédemment…

Dolmen de la Pierre-Droite

  A la sortie des champs nous longeons un moment la route et arrivons dans le petit village de Buno-Bonnevaux. Notre espoir de faire une pause-café en terrasse est vite anéanti, en dehors de deux ados qui écoutent de la musique devant l’église le village semble désert… Pas trace de café ni de boulangerie à l’horizon ! Une petite cahute devant l’église attire néanmoins notre attention. Lorsque nous nous approchons nous découvrons qu’il s’agit d’un distributeur de baguettes chaudes totalement high-tech avec four intégré pour cuire lesdites baguettes sur place… ! Benoît hésite puis renonce, et nous continuons notre route.

L’église de Buno-Bonnevaux et son four/distributeur de baguettes

A quelques mètres de la route principale nous découvrons un étang autour duquel une dizaine de pêcheurs sont installés. Ils nous dévisagent un peu bizarrement quand ils nous voient arriver, et l’accueil réservés à nos « Bonjour ! » n’est pas franchement enthousiaste 😉 Nous délogeons deux oies et nous posons un moment sur un banc face à l’étang, on commence à en avoir plein les pattes… Pas de chance, nous sommes à peine à la moitié de la rando… ! Peu après nous nous renfonçons un moment en forêt, et découvrons une maisonnette en plein bois, avec déco à base de squelettes animaux et même punching ball suspendu à un arbre… Si nous étions dans un conte, pour sûr ce serait ici que vivrait la sorcière ! Nous continuons jusqu’au hameau voisin de Chantambre, où nous nous perdons de nouveau. Heureusement notre carte est assez bien détaillée et nous finissons par retomber sur nos pieds et arriver face à l’Essonne, que nous franchissons au niveau du moulin Paillard, qui ressemble en fait plus à une maison qu’à un moulin.

Jolie maison à Chantambre

L’Essonne

Arrivés à cette étape mon cœur balance, car nous pouvons prendre un raccourci : le GR111 passe en effet par ici et nous ramène en 1km à la gare de Boigneville. Benoît m’en dissuade et nous reprenons la balade. Ce choix sportif s’avère rapidement le bon, car la suite de l’itinéraire va se révéler être la plus belle partie de la randonnée… Nous rejoignons en effet la forêt, et avons l’émerveillement d’y découvrir outre des rochers dignes de Fontainebleau de véritables tapis de jonquilles, tapissant les sous-bois à perte de vue. Le côté magique de l’endroit est renforcé par la présence de curieux cônes de mousse, en fait de la mousse grimpée sur les pousses d’arbres. Nous ne serions pas surpris de voir surgir une fée ou un elfe ! L’endroit est superbe, et j’ai bien du mal à en partir… Nous finissons tout de même par laisser les tapis de jonquilles derrière nous (nons sans voir fait un petit bouquet) et arrivons à Rouville où se trouvent la croix St Pierre, un joli château et même une chambre d’hôtes. La prochaine fois on se fait 2 jours de rando francilienne, avec nuit en gîte au milieu 😉

A quoi vous fait penser la forme de ce rocher ?

La balade touche à sa fin, et moins de 20 minutes plus tard nous arrivons à Malesherbes, dernière étape de notre balade du jour. Bonheur, sur la place principale se trouve…une boulangerie ! Nous la dévalisons littéralement (en plus c’était la quinzaine de l’éclair… !) avant de filer à la gare où nous découvrons qu’il y a un train par heure, et que le suivant est… dans 50 minutes 😀 Enfin, on attend avec le sourire, trop contents que nous sommes d’avoir un siège où s’asseoir, et du ravitaillement !

Place du Matroi à Malesherbes

… et station service old school !

Bilan de notre journée, une très belle randonnée entre campagne et forêts fleuries… Seul petit regret, on voit beaucoup moins l’Essonne que ce que la carte pouvait laisser espérer. Et petit mémo pour les randonneurs aimant les pauses que nous sommes : la prochaine fois, pour une rando de 16km, on part avec le pique-nique ET le goûter 😉

Pour ceux qui veulent se lancer : Distance totale : 16km (+1km d’errance pour nous !) /  Durée à prévoir : 4 heures d’après notre guide, 6 heures si comme nous vous voulez prendre votre temps, pique-niquer… + 1H20 de trajet aller et 1H30 de trajet retour en RER. Oui, c’est un peu l’expédition, mais ça en vaut la peine !

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