Randonnée humide à Bures-sur-Yvette

Je me souviens encore de mon émerveillement lorsque, de retour de notre premier TDM, j’avais découvert qu’il y avait plein de chouettes randonnées à faire en Ile-de-France. OK, ça a l’air un peu bête comme ça, mais ce n’était pas quelque chose dont nous avions l’habitude avant… Nous étions ainsi allés nous balader dans l’Essonne, sur les bords de Marne, dans le Vexin… De vrais bols d’air pur à quelques stations de RER de Paris. J’avais bien besoin d’un peu de nature en cette fin décembre, et c’est avec mon amie Coralie que je suis allée explorer la région de Bures-sur-Yvette, dans l’Essonne.

Le RER nous dépose dans le centre de Bures-sur-Yvette, une petite ville qui semble bien agréable. Juste à la sortie de la gare, un panneau explique qu’en 1891 le train mettait 1H30 à rejoindre le centre de Paris, contre 30 minutes aujourd’hui ! Il y avait apparemment beaucoup de transport de fraises… L’église Saint-Matthieu attire notre attention, et nous allons la regarder d’un peu plus près. Elle est fermée mais l’extérieur est très beau. Elle date du XII-XIIIè siècles. Juste à côté se trouve le monument aux morts de la guerre de 1914-18, qui porte encore les traces d’un bombardement de 1944… quelle (triste) ironie !

L’église de Bures-sur-Yvette…

… et le monument aux morts !

Après ce petit intermède culturel, nous nous mettons en route – c’est qu’on a de la distance à parcourir ! Il fait froid mais beau, après la pluie de ces derniers jours nous avons de la chance… Nous marchons entre parcs et rues résidentielles, tout en papotant non-stop… cela fait un bail que nous ne nous sommes pas vues ! Conséquence ou pas de la donnée précédente, nous nous perdons rapidement ^^ Bon, en vrai c’était surtout la faute aux instructions trouvées sur internet qui ne correspondent pas à celles qui sont fléchées sur le terrain. Si, si ! Bref, nous décidons rapidement de ne pas trop nous prendre la tête et de faire à notre sauce, plutôt que de chercher à respecter à tout prix le tracé ! Nos errances (mais souvenez-vous, comme dirait Tolkien, Not all who wander are lost ! Tous ceux qui errent ne sont pas perdus ;-)) nous conduisent au CNRS, que nous traversons. Nous ne pensions pas trouver un aussi grand campus scientifique ici !

Nous finissons par rejoindre la forêt du fond Fanet, que nous traversons le long du chemin de crête. Contrairement à ce que le nom de ce chemin pourrait laisser espérer, c’est bien bouché, et nous ne trouvons de point de vue qu’une fois arrivées au village suivant : la Fontaine Billehou.

Un petit sapin décoré en pleine forêt

Point de vue de la Fontaine Billehou

Un banc nous tend ses planches pour pique-niquer, nos ventres crient famine et nous ne nous faisons pas prier. Toutefois, ce sont rapidement nos doigts qui commencent à se plaindre… Il fait un froid de gueux(ses) ! Nous ne nous attardons pas plus longtemps que nécessaire et nous nous remettons rapidement en route, marcher ça réchauffe ! Un peu avant Villiers-le-Bâcle nous découvrons un adorable château, avec des tourelles surmontées de petits toits pointus. Dans une autre vie, on se verrait bien habiter là…

Lunch time !

Le château vu de face…

… et de côté !

Nous faisons demi-tour à ce niveau et nous filons en direction du viaduc des Fauvettes. En chemin nous voyons de très beaux arbres, dont un sequoia géant de Californie, cela me fait sourire… Nous apprenons également que le platane tire son nom de platus, qui en grec signifie « large », en référence à l’ampleur de son houppier. C’est également sur cette partie de randonnée qu’il se met à bruiner… puis à pleuvoir de plus en plus fort. Nous sommes rapidement trempées !

Si vous voulez une bonne excuse pour embrasser votre crush le 31 décembre, ici il y a de quoi faire 😉

Le sequoia géant…

… et le platane !

Enfin, nous n’allons pas abandonner si près du but et nous poursuivons jusqu’au viaduc des Fauvettes. Il est différent de ce que nous imaginions ; nous nous attendions à un pont routier que nous verrions de loin, et nous nous retrouvons en fait sur un pont piéton en pleine forêt, avec pour seules âmes qui vivent un groupe un peu louche de loin… et en tenue d’escalade de près 😉 En tout cas ce viaduc est superbe, nous sommes contentes d’avoir persévéré malgré la pluie.

Arrivée sur le viaduc

Nous reprenons ensuite le chemin du retour. Nous ratons le RER de 3 secondes, on se gèle bien sur le quai en attendant le suivant… Nous regrettons bien qu’avec le Covid tous les bars et restos soient fermés, sinon nous nous serions offert un chocolat chaud quelque part ! Je suis ravie de cette journée 100% nature, mais je retrouve aussi avec plaisir mon appartement douillet, sa douche et son thé 😉

Infos pratiques pour faire cette randonnée :

Nous avons fait un mix de plusieurs circuits proposés sur internet ; au final nous avons parcouru 16km en 4H30, pause pique-nique incluse. Depuis Paris nous avons pris le RER B et sommes descendues à Bures-sur-Yvette. Il y avait des RER tous les quarts d’heure.

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6 réflexions sur “Randonnée humide à Bures-sur-Yvette

  1. Framboise dit :

    Aussi près de Paris, c’est dépaysant ! Contente également de retrouver sur ces pages ton amie Coralie.

  2. Coralie dit :

    Une très belle journée (malgré la pluie) ! A refaire sur d’autres sentiers. Je ne connaissais pas cette citation de Tolkien, j’aime beaucoup, je la garde dans un coin 😉
    Bises

  3. Ellye dit :

    ah oui en effet vous n’avez pas eu de chance avec le temps! Nous ne sommes pas passés par le même chemin que vous et nous n’avons pas vu le château mais de notre côté, c’était bien indiqué 🙂

    • Haha je t’ai pris pour une nouvelle lectrice au début avec ce pseudo ! Je me suis dit que tout le monde allait à Bures-sur-Yvette 😉 Tant mieux si vous ne vous êtes pas perdues, nous on a un peu galéré mais au final c’était sympa quand même ! Et puis ça m’a carrément donné envie de reprendre les randos franciliennes lorsque nous serons de retour à Paris… Bises et à bientôt !
      Aurélie.

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