Week-end à Aix-la-Chapelle… ça fait du bien de changer d’air ! (12 et 13 avril 2014)

Ce week-end à Aix-la-Chapelle était prévu depuis janvier, et je dois dire qu’il est tombé à point nommé. Le mois qui s’est écoulé depuis mon retour du Chili m’a semblé bien long… et mon beau voyage bien loin ! J’enchaîne journées à flux tendu et nuits de garde, et je fais les choses qui doivent être faites sans avoir vraiment le temps de prendre du recul. Benoît quant à lui est en pleines révisions pour des examens qu’il doit passer dans quelques jours. Le soir, nous alternons entre visites d’appartements, soirées cartons (pour Benoît) et rédaction de mémoire (pour moi… il semblerait que cela ne s’arrête donc jamais). Bref, en ce moment, on s’éclate ! (ou pas)

Ce week-end d’escapade tombait donc au bon moment, et nous en avons effectivement profité pour recharger les batteries. Nous avons quitté Paris le samedi matin, et moins de 3 heures plus tard nous étions à Aix, ou Aachen dans le texte ! A vrai dire, nous étions tellement crevés que nous avons commencé le week-end… par deux bonnes heures de sieste :-D La chambre que nous avions louée chez l’habitant via AirBNB était en fait un véritable petit deux pièces avec chambre spacieuse et bureau attenant, à cinq minutes à pied du centre. Ce petit bureau mis à notre disposition nous a d’ailleurs permis de bosser un peu durant le week-end, qui ses exams, qui son mémoire, histoire d’avoir la conscience tranquille…

Notre chambre

Notre chambre

Caisses de bière et bouteilles à recycler, pas de doute, nous sommes bien en Allemagne !

Caisses de bière et bouteilles à recycler, pas de doute, nous sommes bien en Allemagne !

Nous avons ensuite bien profité de notre séjour dans cette jolie ville qu’est Aix-la-Chapelle. Le centre-ville est absolument charmant avec ses petites rues pavées, piétonnes pour la plupart, et qui semblent toutes conduire soit à la cathédrale, soit à l’hôtel de ville. Les rues sont bordées de maisons assez hautes aux façades colorées.

Benoît version G.O…. avec à la main la carte discrètement subtilisée dans un hall d’hôtel

Au milieu, Benoît version G.O…. avec à la main la carte discrètement subtilisée dans un hall d’hôtel

Statue de Charlemagne devant l'hôtel de ville

Statue de Charlemagne devant l’hôtel de ville

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Place du marché devant l'hôtel de ville

Place du marché devant l’hôtel de ville

A Aachen, même les poubelles sont mignonnes :-)

A Aachen, même les poubelles sont mignonnes :-)

Book exchange en libre service dans le centre

Book exchange en libre service dans le centre

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Vestiges du mur d'enceinte

Vestiges du mur d’enceinte

Le centre est très animé avec de nombreuses boutiques, bars et restos (par contre la ville devient vite moins sympa dès que l’on s’éloigne du centre). En cette période pascale les boutiques rivalisent de décorations toutes plus mignonnes les unes que les autres à base de lapins, poussins et œufs… Sehr schön ;-)

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Cette année Aix-la-Chapelle célèbre le 1200è anniversaire de la mort de Charlemagne. Plusieurs expositions et événements sont organisés cette année autour de ce thème, et nous avons la chance et la surprise de découvrir l’un d’entre eux, sous la forme de 500 statues de Charlemagne installées sur la place entre l’hôtel de ville et la cathédrale.

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Aix est une ville d’eau et de nombreuses fontaines souvent ornées de statues en bronze nous le rappellent. J’ai eu un coup de cœur tout spécial pour la fontaine aux marionnettes, près de la cathédrale, avec ses petits personnages articulés, et pour celle des oiseaux avec plein de petits moineaux perchés sur la margelle d’un petit puits. Une autre fontaine intéressante est celle qui représente le cycle de l’argent, avec des personnages qui cachent, donnent, mendient quelques sous… cycle qui se prolonge in vivo avec un véritable mendiant qui récupère les pièces au fond de la fontaine !

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La fontaine des marionnettes

La fontaine des marionnettes

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La fontaine du cycle de l'argent

La fontaine du cycle de l’argent

Nous profitons du samedi pour faire, comme toujours, notre shopping… avec notamment une bonne virée dans un supermarché bio fort bien achalandé, et à des prix bien plus bas qu’à Paris. Entre choucroute, algues (pour la soupe miso), grosses câpres et thés divers et variés, nous nous faisons plaisir ! Nous tombons également tombés sur un petit marché en plein air où ils vendent des asperges que l’on peut faire éplucher dans une marchine spéciale assez spectaculaire… Nous testons bien sûr, et nous nous régalons le soir à l’appartement.

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Le samedi soir nous faisons un tour en ville ; c’est animé, mais globalement moins que durant la journée, c’est étonnant ! Certains monuments sont illuminés, mais il faut y arriver à temps… tout s’éteint entre 23H et minuit.

Pontstrasse, la rue la plus animée d'Aix le soir

Pontstrasse, la rue la plus animée d’Aix le soir

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L'opéra by night

L’opéra by night

Le dimanche nous visitons la cathédrale carolingienne d’inspiration byzantine, magnifique avec ses arches et ses mosaïques. Elle a été construite à partir de la chapelle privée de Charlemagne. Nous prenons une visite guidée et ne le regrettons pas, car cela nous permet d’aller dans plusieurs parties habituellement non accessibles. Nous pouvons ainsi admirer de près le trône de Charlemagne – qui en fait n’a semble-t-il jamais été occupé par Charlemagne, puisqu’il l’avait fait construire pour Dieu… en revanche c’est sur ce trône qu’ont ensuite été couronnés une trentaine de souverains allemands. Nous nous approchons également au plus près du reliquaire abritant une bonne partie de la dépouille de Charlemagne (le reste étant dans… d’autres reliquaires tout autour du monde), et d’un autre reliquaire abritant des objets ayant appartenu à la Vierge Marie et à Jésus. Ce dernier reliquaire est ouvert une fois tous les sept ans à l’occasion d’un grand pélérinage… Le prochain a lieu fin juin !

Le fameux trône (en marbre blanc)

Le fameux trône (en marbre blanc)

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Aix-la-Chapelle possède par ailleurs plusieurs musées qui ont l’air intéressants, notamment le Ludwig Forum, un musée d’art moderne. Nous n’avons malheureusement pas le temps de le visiter et nous nous contentons de faire un tour à l’extérieur.

Les coursives du Ludwig Forum

Les coursives du Ludwig Forum

Devant le musée, un étrange clown danseur...

Devant le musée, un étrange clown danseur…

Ce week-end de coupure nous a fait du bien, et nous avons apprécié de pouvoir faire un break, ne serait-ce que deux jours. Les balades en amoureux entrecoupées de chocolats viennois en terrasse, il n’y a que ça de vrai… même (surtout ?) s’il fait frais !

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La prochaine destination sera Marseille, dans trois semaines… avec dans l’intervalle un déménagement, deux examens pour Benoît, vingts lits à gérer seule pour cause de vacances de mes collègues, trois gardes et une semaine d’astreinte téléphonique 24H/24 pour moi. L’objectif est de parvenir à survivre jusque là !  Maintenant, on vous laisse, on replonge en apnée… ;-)

Combien ça coûte ?

-         Thalys A/R de Paris à Aix-la-Chapelle (Aachen), réservé 3 mois à l’avance : 70 euros/personne

-         Une chambre double chez l’habitant : 33 euros la nuit (compter environ 40 euros de plus pour aller à l’hôtel)

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BILAN NORD CHILI

Longue bande de terre de 4300km coincée entre le Pacifique et les Andes, le Chili offre des paysages spectaculaires et extrêmement variés. Aux glaciers et vastes plaines de Patagonie succédent les immensités vertes, les lacs et les volcans du centre, puis les déserts arides, les oasis et l’altiplano du nord, pour le plus grand plaisir du voyageur… Le Chili est une destination idéale pour qui veut découvrir l’Amérique du Sud sans se prendre la tête. Bonnes infrastructures, transports efficaces, nourriture sûre… le Chili est un pays dans lequel il est très facile de voyager, que l’on soit seul(e), en couple ou en famille.

C’est avec beaucoup de plaisir que je suis retournée au Chili, deux ans presque jour pour jour après notre premier voyage sud-américain. Je ne connaissais pas du tout le nord du Chili, mais entre mon excellent souvenir du sud et les paysages superbes que j’avais vus en Bolivie, tout près du nord du Chili donc, je n’étais pas très inquiète. Je n’ai effectivement pas été déçue, et ce voyage fut à la hauteur de mes attentes ! Par contre, deux semaines et demi sur place cela passe vite, trop vite… On n’est clairement pas sur le même tempo que lors d’un TDM où l’on est nettement plus flexible.

J’ai facilement retrouvé mes marques de voyageuse solo lors de ce voyage, et j’ai constaté une fois de plus qu’on n’est jamais seule en voyage… Ceci dit, sur une planète de 7 milliards d’habitants, le contraire m’aurait étonnée !

Je retiens de ce voyage la leçon, pourtant répétée et râbachée, que voyager c’est simple comme un billet d’avion… Prise dans la course de la vie parisienne et le sentiment que cela risquait d’être compliqué, je rougis en repensant que j’ai hésité à prendre ces billets pour le Chili. C’est finalement Benoît qui m’a poussée à partir, et je l’en remercie encore ! :-)

Mon itinéraire

Mon itinéraire

Le Chili (version 2014) en chiffres :

-         21 jours de vacances : 18 jours au Chili, 1 jour et demi de voyage aérien, ½ journée à Dallas, et une journée de retrouvailles avec Benoît à Paris

-         2 jours à Santiago, 4 jours et demi à Arica, 3 jours à Iquique, 4 jours à SPA, 2 jours à La Serena, 1 jour à Valparaiso/Vina del Mar… et le reste dans le bus !

Hébergement :

-          10 nuits en hostel, toujours en chambre individuelle sauf une nuit en dortoir

-          2 nuits AirBNB chez l’habitant(e) à Santiago

-          2 nuits 100% luxe à Iquique

-          3 nuits dans le bus : d’Iquique à SPA, de SPA à La Serena, de La Serena à Santiago

-          3 nuits dans l’avion : de Dallas à Santiago, de Santiago à Dallas, et de Dallas à Paris

Budget :

Avion : Les billets pour le Chili sont souvent très chers, et pour pouvoir m’offrir ce voyage sans pour autant sombrer dans le rouge j’ai opté pour l’option « économique », j’ai nommé : les vols avec escale. Après comparaison intensive des différentes possibilités et évitement de l’IP tracking au maximum (principe commercial consistant à augmenter les prix quand un même ordinateur effectue plusieurs fois une recherche similaire, afin de lui faire croire que les billets partent vite) j’ai donc opté pour des billets American Airlines avec escale à Dallas (6H à l’aller, 11H au retour), pour un prix de 667 euros. Cela me rallonge pas mal (disons que je passe par les deux côtés du triangle rectangle au lieu de passer par l’hypothénuse…), mais financièrement c’est le top, du simple au double par rapport aux vols directs ! Iberia proposait aussi des tarifs intéressants, avec escale à Madrid,  mais lorsque j’ai voulu réserver le prix à payer était toujours plus cher que le prix annoncé et en plus ils font énormément d’IP tracking… J’ai donc jeté l’éponge.

A ces billets A/R j’ai rajouté un vol intérieur Santiago-Arica avec Sky Airlines, qui m’a coûté 160 euros en one way. Cela porte donc le coût total des billets d’avion à 827 euros.

Vie sur place Je suis partie avec du liquide en euros, USD et pesos chiliens. Sur place j’ai retiré trois fois des pesos chiliens, pour un cours bien plus intéressant, en dépit des frais bancaires, que le bureau de change parisien où j’avais acheté les pesos avant le départ. Je n’ai pas changé d’argent au Chili et je suis donc rentrée avec tous mes euros et tous mes dollars, moins ceux dépensés à Dallas !

Une fois les comptes faits, il s’avère que lors de ces 3 semaines j’ai dépensé 1003 euros pour la vie quotidienne, l’hôtel et les visites, ce qui fait une moyenne d’environ 50 euros/jour. Sans ma folie hôtelière à Iquique (que je ne regrette pas une seconde, ceci dit…), le budget tournerait à 40 euros/jour.

Au total, tout compris, ce voyage de 3 semaines au Chili m’a coûté 1830 euros… A peine plus, donc, que les vols directs Air France (1500 euros). Cela valait le coup de faire un détour ^^

Exemples de prix

-          Lot de 4 excursions avec Terra extreme : 55 000 pesos (75 euros)

-          Une chambre simple dans un petit hostel : entre 10 000 et 18 000 pesos/nuit (entre 14 et 25 euros)

-          Le bus de nuit, semi-cama Tur Bus, entre La Serena et Santiago : 8000 pesos (11 euros)

-          Un kg de mangues : entre 1000 et 1500 pesos (entre 1,5 et 2 euros)

-          Les toilettes publiques : entre 200 et 300 pesos (entre 30 et 40 centimes)

Ce que j’ai préféré :

-         L’accueil chaleureux des Chiliens, et leur patience face à mon espagnol hésitant. Je pense notamment à Javiera, Mauricio et Herman… mais aussi à toutes les sympathiques personnes qui ont croisé mon chemin, du chauffeur de taxi d’Iquique au guide d’Arica ou de l’isla Damas !

-         Les sublimes paysages de l’altiplano, entre lagunes, vigognes, flamants roses et végétation rase… et l’impression d’espace absolu qu’il existe là-haut.

-         Les mangues et les avocats, incomparables, inimitables

-         Pouvoir découvrir Humberstone à mon rythme, et sans groupe

-         Les nombreux animaux en liberté : vigognes, guanacos, petites chouettes, dauphins, pingouins, nandous…

-         La sensation de flotter dans l’eau ultra-salée de la laguna Cejar

-         La météo, parfaite…

-         Me dire que deux ans après, je suis de retour en Amérique du Sud, et ça, c’est cool :-)

Ce que j’ai moins aimé :

-         La soirée « cafardeuse » à Iquique

-         Découvrir ce qu’est le mal d’altitude… J’y avais échappé en 2012, cette fois je n’y ai pas coupé

-         Oublier une robe que j’aimais bien dans l’auberge de jeunesse d’Arica

-         Le vol Dallas-Paris du retour… entre turbulences et siège ultra-inconfortable, je fus heureuse d’arriver !

 

Escale à Fort Worth, au pays des cowboys…

Le pilote a de l’humour, et il nous réveille avec une bonne blague : « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous – la bonne nouvelle c’est que nous arrivons à Dallas avec 30 minutes d’avance (à 5H30 donc). La mauvaise, c’est que l’immigration n’ouvre qu’à 6 heures sharp, donc nous allons devoir attendre dans l’avion ! » Ha ha ha…

L’avantage d’arriver aussi tôt, c’est qu’une fois l’immigration ouverte il n’y a pas de queue. Je passe très vite et retrouve –non sans quelques difficultés, n’étant pas sortie par la bonne porte – mon chauffeur de taxi, adorablement commandé par Papa afin que je puisse facilement me balader durant mes 11 heures d’escale. L’aéroport est à équidistance de Dallas et de Fort Worth, et après m’être renseignée j’avais fait le choix d’aller à Fort Worth, où se trouve le Stockyards National Historic District, un quartier historique dans lequel on peut facilement se balader à pied. Le chauffeur, assez circonspect quant à ce choix, met pas mal de temps à trouver son chemin… au final cela m’arrange, car il fait encore nuit noire et je ne me vois pas trop descendre du taxi de nuit au milieu de nulle part !! Nous traversons des banlieues endormies dans l’ambiance feutrée de la limo, j’aime…

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Pas de doute, je suis bien arrivée aux Etats-Unis…

Le soleil se lève à peine lorsque nous arrivons à destination. Le quartier historique est comme prévu désert en cette heure matinale, et je conviens alors avec le chauffeur qu’il me dépose et me reprenne en début d’après-midi devant un Mac Do tout proche. Je m’installe à l’intérieur pendant une bonne heure et demie, je grignote, je bouquine… en attendant que les boutiques et restos ouvrent et qu’il y ait un peu plus de monde ! Je rêve d’un grand thé au lait bien chaud, mais… il n’y a que de l’ice tea. Welcome to America ! Enfin, je ne suis pas dépaysée, la langue principale du resto semble être l’espagnol plus que l’anglais…

Le Stockyards National Historic District reconstitue au cœur de Fort Worth une ambiance entre le western et le marché aux bestiaux. Tout contribue à cette atmosphère particulière, de l’architecture des bâtiments à la tenue des gens du coin. De grands enclos abritent les longhorns, ces vaches à longues cornes typiques du Texas. Je me sens comme plongée à l’intérieur d’un film.

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Même les balayeurs sont en tenue

Même les balayeurs sont en tenue

Certains soirs on peut assister au rodéo

Certains soirs on peut assister au rodéo

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Les immenses hangars qui abritaient autrefois les cheptels d’animaux sur le point d’être vendus accueillent maintenant tout un tas de restos et de boutiques 100% société de consommation. C’est bien entendu ultra-touristique, mais bon, je suis là pour ça… Je fais un saut à l’office du tourisme où la dame me donne un pin’s, c’est sympa !

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« Double XL disponible »

« Double XL disponible »

A 11H30 je me positionne pour l’attraction majeure, le défilé des longhorns. Elles défilent dans la rue principale du quartier deux fois par jour, à 11H30 et à 16H, pour le plus grand plaisir des touristes dont je fais partie ! Elles sont encadrées par de vrais (ou presque) cow-boys, en santiags et chapeau à larges bords. La sécurité veille à ce que tous les spectateurs restent bien sur le trottoir, mais ces bêtes ont l’air bien placide… Je m’enhardis jusqu’à monter sur l’une d’entre elles, qui ne moufte pas d’un poil !

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Pour autant que je puisse en juger après un aussi bref passage ici, les Texans sont bien différents des New Yorkais… Ici je me sens vraiment au cœur de l’Amérique, avec toutes ses contradictions et ses prises de position discutables. On peut ainsi acheter, dans la boutique de souvenirs, des plaques métalliques à mettre sur son portail et faisant l’apologie des armes à feu ou encore de la répression qui a pu être exercée sur les Indiens… C’est assez moyen.

« Don’t mess with Texas »

« Don’t mess with Texas »

Je déjeune dans un restaurant typique, trophées de bisons inclus. Je commande une grande salade et un assortiment de six nachos gratinés… Au final la grande salade n’est pas si grande et noyée sous la sauce (et servie avec du pan beurré), quant aux nachos chacun d’entre eux est grand comme ma main ! Pour le repas léger, on repassera ;-)

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Peu après 13 heures je retrouve mon chauffeur, qui me raccompagne jusqu’à l’aéroport. J’ai vraiment beaucoup apprécié de pouvoir me balader comme ça, merci encore au généreux donateur ;-)

Le dernier vol de mon voyage, de Dallas à Paris, est le plus pénible. L’avion est plein à craquer et les sièges sont particulièrement inconfortables, je crois que c’est la première fois de ma vie que je suis si mal installée dans un avion. Impossible de trouver une position pour dormir… Je mange pour la 4è fois le désormais classique combo pâtes ricotta/tomates, salade et croissant chaud au petit-déj, la première fois cela m’avait impressionnée, là ça devient répétitif… Enfin, j’ai la chance d’avoir une voisine super sympa, c’est déjà ça. Originaire de Vancouver, elle part une semaine en France, avec au programme Lourdes, Paris et Reims, et nous passons pas mal de temps à discuter toutes les deux ! Je lui propose de dîner ensemble un soir à Paris, et c’est effectivement ce que nous ferons la semaine suivante, avec un combiné toujours gagnant à base de verre dans le café d’Amélie Poulain puis Montmartre by night.

Je ne suis pas très fraîche lorsque j’arrive, mais je retrouve avec joie Benoît… Il a posé sa journée et nous nous retrouvons avec bonheur, après un beau voyage que je ne suis pas prête d’oublier !

 

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[Chili J19] – Santiago, à la découverte de Bellavista et de la Chascona

Pour cette dernière journée chilienne, « zen » est le maître mot… J’ai l’impression d’avoir vraiment bien profité de mon voyage, et j’ai envie de vivre cette dernière journée de vacances sur un mode « relax ».

La matinée passe vite entre grasse matinée, rangement et blog, et je pars me balader sur le coup de midi. Mes objectifs pour la journée sont légers, puisque je veux simplement me balader dans le quartier de Bellavista et découvrir la Chascona, la maison de Pablo Neruda. Je prends donc le métro jusqu’à la place Baquedano (celle avec l’immeuble-téléphone)… et je découvre que tout est bloqué par une grande course cycliste. Il y a pas mal de monde, et les cyclistes se font vivement encourager lorsqu’ils passent ! Il semblerait que cette course fasse partie des jeux sudaméricains 2014. Les cyclistes amateurs sont également de sortie et profitent de l’absence de voiture pour se faire plaisir.

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Parc floral

Parc floral

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Un grand détour plus tard j’arrive à Bellavista. Avec ses rues paisibles et ses petites maisons colorées, c’est un quartier où il fait bon se promener… Il y a pas mal de street art dans les rues, des graffitis, des sculptures… Je retrouve une silhouette humaine sur un toit comme nous avions vu à Rotterdam. Je marche les yeux en l’air et je m’installe en terrasse pour déjeuner, sous un grand parasol.

Arrivée à Bellavista

Arrivée à Bellavista

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C’est dans ce quartier de Bellavista que se trouve l’une des maisons de Pablo Neruda, grand poète chilien. Il en avait une à Santiago, une à Valparaiso et une sur l’isla Negra. Nous avions visité cette dernière en 2012, et cette année j’ai décidé de découvrir celle de Santiago. La maison de Valparaiso, ce sera pour le prochain voyage… ;-) La maison de Santiago s’appelle la Chascona, ce qui veut dire « l’ébourriffée »… comme la chevelure de sa femme Mathilde. Cette maison, dans laquelle Pablo Neruda est mort en 1973, est en fait constituée de trois petites maisons étagées dans un jardin arboré. Elles sont à son image, pleines de poésie fantaisiste, de détails et de chaleur ! Il ramenait de ses nombreux voyages des objets et des meubles qui trouvaient ensuite leur place dans l’une ou l’autre de ses maisons. Les pièces sont pleines de fabuleux détails, comme les inoubliables verres de couleur « parce que l’eau y a meilleur goût », le poivrier et la salière prénommés « haschich » et « cocaïne » (petite blague qu’il aimait faire à ses invités) ou encore le tableau de sa femme Mathilde, dans la chevelure de laquelle se devine le profil du poète… La visite se fait avec un audioguide en français, ce que j’apprécie.

Le jardin de la Chascona (photos interdites à l'intérieur)

Le jardin de la Chascona (photos interdites à l’intérieur)

Portrait de Mathilde par Diego Rivera - source clarando.blogspot.com

Portrait de Mathilde par Diego Rivera – source clarando.blogspot.com

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En sortant je me lance dans une découverte culinaire, les chips d’avocat. C’est inattendu, mais contre toute attente plutôt bon, même si c’est un peu trop salé ! Je fais un tour dans le parque Metropolitano, au pied du funiculaire pour le cerro San Cristobal. En ce dimanche c’est aussi bondé que le jour où nous y étions allés avec Benoît…

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La queue pour le funiculaire dans le parque Metropolitano

La queue pour le funiculaire dans le parque Metropolitano

Ma dernière étape du jour a lieu dans le patio Bellavista, un endroit qui nous avait bien plu avec ses boutiques, ses restos et sa déco. Je retrouve avec joie le glacier qui m’avait tant emballée en 2012 : on choisit un ou plusieurs fruits, du sucre ou du manjar (confitude de lait), et le tout est mixé avec du frozen yogurt vanille ou chocolat. C’est un délice absolu…

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Le classique enchaînement pré-départ se met ensuite en place : métro, récuperation des bagages, au-revoir à Javiera, re-métro, bus pour l’aéroport, check-in, sécurité… et re-sécurité avant de monter dans l’avion, où l’on me confisque ma bouteille d’eau soigneusement re-remplie dans les toilettes après la sécurité. Grrr ! Sur le moment je ne comprends pas trop, mais quelques heures plus tard j’apprendrai qu’un avion a mystérieusement disparu entre la Malaisie et la Chine deux jours auparavant, et je pense que ceci explique cela… L’avion est à moitié vide et je n’ai pas de voisin, alors j’en profite pour m’étaler et je dors 5 heures sur les 9 du voyage, pas mal ! Prochaine étape : le Texas !

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[Chili J18] – Valparaiso et Viña del Mar, une rencontre manquée et de belles découvertes

La nuit est courte (seulement 6H de trajet, et le steward me réveille 30 minutes après le départ pour contrôler mon billet, puis 30 minutes avant l’arriver pour ranger ma couverture (!)) mais je dors plutôt bien. Me voilà donc de retour à Santiago ! Je me suis arrangée avec Javiera pour retourner dormir chez elle, et je me sens un peu de retour « à la maison » lorsque j’arrive. On papote un moment autour d’une tasse de thé, je lui raconte ce que j’ai fait depuis mon départ de chez elle en février et elle me parle de ses vacances à Chiloé.

Je retourne ensuite au terminal des bus car un autre bus m’attend, direction Valparaiso. J’ai en effet décidé de profiter de cette avant-dernière journée ici pour retourner faire un tour à Valparaiso et découvrir Viña del Mar où je dois retrouver mes amis chiliens rencontrés à Arica.

Je dors quasiment durant les deux heures que dure le trajet de bus jusqu’à Valparaiso, ce qui me permet d’être en forme lorsque j’arrive. Je me souviens bien de cette ville et j’y retrouve facilement mon chemin. Je vais à pied du terminal des bus au centre ; sur le chemin s’est installé un marché et il y a de quoi flâner entre les petits stands de nourriture, les herboristes… Il y a même un couvreur de livres scolaires, en cette période de rentrée des classes ! Je profite du trajet pour composer mon déjeuner en piochant ici une empanada au fromage, ici des olives, là des branches de céléri… avant de finir en apothéose à la pâtisserie Stefani sur la place Victoria ! Les classiques sont toujours là, et j’opte pour un double combo tartelette framboises/crème pâtissière et chou crème pâtissière/chantilly. C’est un délice absolu…

Marchand d'olives

Marchand d’olives

De belles maisons bordent la route

De belles maisons bordent la route

Stand d'herbes diverses et variées

Stand d’herbes diverses et variées

MIAM !

MIAM !

Je pars ensuite à l’assaut des collines de Valparaiso… Je n’ai pas beaucoup de temps car je dois retrouver Mauricio et Herman à 15H30 à Viña del Mar alors je me concentre sur les cerros Allegre et Concepcion, réputés être parmi les plus beaux quartiers de Valparaiso.  Je me balade au hasard des petites rues, tombant ici sur de jolies maisons ou de mignonnes boutiques, là sur un beau point de vue… Il y a toujours de superbes peintures murales, et je souris d’en retrouver quelques-unes qui étaient déjà là en 2012 ! Elles ont étonnamment bien supporté les années d’ailleurs… En tout cas Valparaiso est toujours aussi agréable et jolie, et c’est un plaisir que de s’y promener.

Pablo Neruda -  Admirez le jeu entre l’arbre réel et dessiné…

Pablo Neruda – Admirez le jeu entre l’arbre réel et dessiné…

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Celle-ci me dit quelque chose… ;-)

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Et c’est parti pour la descente en funiculaire, la pente est raidissime !

Et c’est parti pour la descente en funiculaire, la pente est raidissime !

Je prends ensuite le « métro » pour me rendre à Viña del Mar. Je mets des guillemets car il s’agit en fait d’un train qui longe le bord de mer, avec une jolie vue ! Le trajet dure une quinzaine de minutes, et le métro me dépose en plein cœur de la ville. Je me hâte de me rendre au point de RDV et… j’attends. 45 minutes plus tard je ne vois toujours personne, alors je laisse tomber et je pars me promener ! J’apprendrai le soir qu’ils pensaient que le RDV était le lendemain… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois.

Viña del Mar est une station balnéaire sans grand intérêt, en dehors de ses plages. Son architecture est assez quelconque et certains endroits me font penser à l’Inde, comme ce canal qui me rappelle Udaipur. On sent que cela a dû être beau un jour, mais maintenant c’est un peu décrépi… Une grande partie du canal est même à sec, ce qui n’aide pas à la beauté du lieu.

Une partie du canal est tellement à sec qu’ils en ont fait… un parking.

Une partie du canal est tellement à sec qu’ils en ont fait… un parking.

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Comme un air d'Udaipur...

Comme un air d’Udaipur…

Je visite rapidement le château Wulff, construit par un industriel allemand en 1905. Ce petit château domine les flots et les fenêtres donnent sur la mer qui se fracasse contre les rochers… La vue est sublime. Le couloir qui va vers le bureau du châtelain est pavé de verre, surplombant les flots, en voilà une bonne idée !

Le château Wulff

Le château Wulff

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Je longe ensuite la plage, noire de monde, jusqu’à l’ancien débarcadère en cours de rénovation. Un chemin de planches longe la plage et un petit marché se tient en front de mer. C’est vraiment la station balnéaire typique, quoi :-)

La baie de Viña del Mar

La baie de Viña del Mar

Où certaines apprennent à faire du surf !

Où certaines apprennent à faire du surf !

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Playa Acapulco, la principale plage de Viña del Mar

Le churros au fromage

Le churros au fromage, une découverte… non testée !

Je rentre en bus à Santiago ; je suis côté couloir mais mon voisin sympa me propose d’échanger, et je peux donc profiter à loisir du ciel qui se colore de rose au-dessus des Andes… De retour à l’appartement je croise brièvement Javiera qui part en soirée. Je dîne rapidement, fais un peu de blog et commence à ranger mes affaires, et puis je me couche assez tôt car je suis KO après cette longue journée !

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[Chili J17] – De la Serena à Coquimbo, en passant par l’île de Pâques et le Japon (ou presque)

Après un petit-déjeuner/papotage avec Liselotte, la Danoise qui était dans mon ancien dortoir, je checke out et je file dans le centre-ville, direction le musée archéologique. Les vitrines sont assez inégales, mais l’une des salles justifie à elle seule le déplacement : ce musée expose en effet un Moai ! 600 pesos (moins d’un euro) pour revoir l’une de ces statues, ce n’est pas cher payé je trouve… Je passe un long moment à le contempler, la nostalgie n’est pas loin !

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Parmi les choses intéressantes il y a également de belles potteries, des amulettes en forme de lamas et des ossements humains avec des projectiles incrustés dedans, le tout montré de façon très pédagogique. Je sais que dit comme ça, ça a l’air gore, mais pas du tout ! Au milieu de tous ces vestiges, de façon un peu étrange, se trouvent toute une série de portraits du studio Harcourt, de Vanessa Paradis à Omar Sharif en passant par Jacques Chirac.

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En sortant du musée je flâne un peu dans la ville, mais il n’y a rien à faire : en dépit de quelques scènes sympathiques, tel ce chanteur qui vocalise en tenue de scène dans une petite cour, La Serena ne me séduit pas vraiment ! Je ne sais pas exactement pourquoi, mais cette ville ne me « parle » pas…

Sur la Plaza de Armas

Sur la Plaza de Armas

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Je vais tout de même voir de plus près le jardin japonais. Il n’est pas immense, mais il possède tous les ingrédients nécessaires à un jardin japonais réussi : pont rouge en bois, plan d’eau, lanterne en pierre… il y a même les grosses truites dans l’eau ! De manière assez inattendue (en tout cas, je ne m’y attendais pas), je me reprends une petite claque japonaise en me promenant dedans… La quiétude, l’agencement et l’atmosphère qui y règnent me rappelent mes 10 jours à Kyoto. Le Japon, encore un endroit où je retournerais bien !

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J’attrape ensuite le bus en direction de Coquimbo, une ville portuaire à 11km de La Serena. Coquimbo est parfois comparée à Valparaiso pour son port et ses maisons multicolores, alors je voulais voir ça. Bon, autant vous le dire de suite, il ne faut quand même pas exagérer ! C’est un peu plus mignon que La Serena, il y a des ruelles en pente qui sont même assez mimi, mais ce n’est pas non plus l’extase absolue. Je commence par faire un tour sur le port et au marché aux poissons. Les étals sont richement garnis ! Aux abords du port vivent comme souvent une colonie de pélicans et de lions de mer.

Reinetas

Reinetas

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Je me balade ensuite un moment dans le quartier anglais, réputé pour ses bars et ses restaurants, mais il est encore relativement tôt et l’animation ne bat pas franchement son plein. Il y a toutefois des endroits sympa, quelques fresque murales et sculptures qui me plaisent bien et qui rendent la balade agréable. Je déjeune dans un petit resto fort sympathique, où tout est fait maison et où la patronne est aux petits soins pour moi !

Jolie petite place près de la Plaza de Armas

Jolie petite place près de la Plaza de Armas

Ici comme à La Serena, de nombreuses boutiques vendent des produits à base de papayes cultivées dans la vallée de l’Elqui.

Ici comme à La Serena, de nombreuses boutiques vendent des produits à base de papayes cultivées dans la vallée de l’Elqui

Plaza de Armas

Plaza de Armas

Pablo Neruda et Gabriela Mistral, les deux prix Nobel de littérature chiliens

Pablo Neruda et Gabriela Mistral, les deux prix Nobel de littérature chiliens

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Lunchtime !

Lunchtime !

Une fois rassasiée et pleine d’énergie ( !), je m’attaque à l’ascension vers THE monument de Coquimbo, j’ai nommé… la Croix du Troisième Millénaire. Une gigantesque croix de béton a en effet été édifiée pour l’an 2000 sur l’une des collines de la ville, afin de commémorer la naissance du Christ. C’est « le seul monument au monde commémorant cet anniversaire », dixit le musée à l’intérieur. La croix n’est pas vraiment belle (doux euphémisme…) mais ses dimensions sont impressionnantes, et puis c’est original ! Un ascenseur permet de monter dans ses bras, depuis lesquels j’ai une vue panoramique sur Coquimbo et la baie de La Serena. Au pied de la croix se déroule tout un chemin de croix sous forme de grandes statues.

La Croix du Troisième Millénaire

La Croix du Troisième Millénaire

Vue sur Coquimbo depuis la Croix

Vue sur Coquimbo depuis la Croix

Quelqu’un a dû renverser un tube de paillettes dans la mer…

Quelqu’un a dû renverser un tube de paillettes dans la mer…

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Mosquée

Un peu plus loin dans la ville (pour ne pas être en reste?) le roi du Maroc a financé la construction d’une grande mosquée

Le quartier de la Croix semble un peu craignos, et j’ai bien du mal à trouver un chemin tranquille pour y accéder. C’est d’abord un chien grognant qui me fait faire demi-tour (courageuse mais pas téméraire… !), puis une dame de l’entretien de la ville qui me déconseille de passer par là où je voulais « c’est dangereux », puis un jardinier qui me dit la même chose 5 minutes plus tard (pourtant j’avais changé de chemin !). Et une fois arrivée à la Croix, dans l’ascenseur menant aux bras, l’employé me demande par où je suis passée et me dit que c’était dangereux… Du coup je redescends en bus, et je fais même d’une pierre deux coups puisque je trouve un bus allant jusqu’à La Serena !  Je laisse du coup tomber l’idée d’aller voir l’église construite par Eiffel, vraiment trop excentrée… et puis ils m’ont un peu refroidie avec leur « attention danger ! » J’ai pas mal de liquide ainsi que ma carte bleue sur moi aujourd’hui, et je ne veux pas tenter le sort…

Les rues en pente sont l'occasion d'afficher de belles déclarations...

Les rues en pente sont l’occasion d’afficher de belles déclarations…

... et de là-haut la vue est chouette sur la baie de La Serena !

… et de là-haut la vue est chouette sur la baie de La Serena !

De retour à l’hôtel il ne reste pas énormément de temps avant de me faire mettre dehors – mon bus pour Santiago est à minuit, mais la réception fermant à 22h les gérants m’ont demandé de partir à ce moment-là. Ambiance, ambiance! Je mange vite fait, fais un peu d’internet et file avec armes et bagages au terminal des bus. Les deux heures d’attente passent finalement assez vite, et le bus est à l’heure… j’ai bien fait de demander un bus partant de La Serena et pas d’une autre ville avant, sinon, retard garanti à 200% !

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[Chili J16] – Isla Choros et isla Damas, un voyage au cœur de la faune locale !

« Je cherche l’or du temps » – André Breton

Si j’étais allée à Iquique pour Humberstone, c’est sans conteste pour la réserve nationale des pingouins de Humboldt que je suis allée à La Serena ! Le guide, qui s’appelle Marcello, passe me prendre avec 45min de retard, je commençais à me demander s’il ne m’avait pas oubliée… Non non, c’est juste que personne n’était prêt ! Il a même fini par laisser tomber un groupe, qui après 20 minutes d’attente de sa part n’était toujours pas prêt ( !) Bref, il est un peu fâché… Enfin, moi il me plaît tout de suite, ce guide. Il parle très bien anglais et il m’installe d’office à côté de lui, que ce soit dans la voiture, ou plus tard dans le bateau ou dans le resto, afin que je puisse bien suivre. C’est cool ! Nous sommes un petit groupe de 8, et tous les autres sont Chiliens.

Depuis La Serena il y a environ 2 heures de route pour arriver au port de Punta Choros. Nous traversons de vastes étendues désertiques, dans lesquelles nous pouvons admirer un guanaco ainsi que plusieurs adorables petites chouettes diurnes. Elles sont positionnées sur le bord de la route (« elles m’attendent ! » plaisante Marcello). Il nous montre également une mine de cuivre, toute verte, et nous explique qu’un projet d’énorme mine de minéraux est en cours à l’horizon 2020. C’est une société canadienne qui va faire ça, elle table sur 10 ans pour installer les infrastructures, puis 10 ans d’exploitation, avant de fermer le site définitivement. Les gens du coin ne sont pas franchement d’accord, il y a des panneaux et des banderolles dans tous les villages que nous traversons… Ils craignent principalement, et certainement à juste titre, une pollution de l’océan dans la région et une diminution du poisson.

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On the road again…

Guanaco

Guanaco

La petite chouette

La petite chouette

Il y a beaucoup de vent ce matin, et Marcello se demande si les bateaux pourront prendre la mer. Lorsque c’est trop dangereux, les tours sont annulés. On croise les doigts ! Il va tout de suite se renseigner lorsque nous arrivons à Punta Choros, et finalement c’est bon, on peut partir. Ouf !

Le port et la jetée depuis laquelle nous allons embarquer

Le port et la jetée depuis laquelle nous allons embarquer

Nous enfilons nos gilets de sauvetage, et c’est parti pour trois heures de navigation/visite au cœur des îles Gaviotta, Choros et Damas, au cœur donc de la réserve nationale des pingouins de Humboldt. Nous sommes douze dans notre petit bateau de pêcheurs, et ça secoue avec ce vent. Les creux de vagues sont assez impressionnants. Au final ce ne sont pas les pingouins que nous verrons le mieux (rien à voir par exemple avec notre croisière dans le canal Beagle), car ils sont assez loin et on ne les voit pas super bien, mais tout le reste de la riche faune locale : lions de mer, éléphants de mer, fous, cormorans, plusieurs loutres… Ces dernières sont un prédateur important pour les pingouins, dont elles mangent les oeufs. Pour cette raison les pingouins installent leur nid le plus haut possible sur la falaise, et l’on peut voir le chemin qu’ils empruntent pour monter tout là-haut.

En route vers l'isla Choros

En route vers l’isla Choros

Colonie de cormorans

Colonie de cormorans

Au milieu des rochers, un éléphant de mer se repose !

Au milieu des rochers, un éléphant de mer se repose !

Sur la gauche, le chemin tracé par les pingouins pour monter sur la falaise

Sur la gauche, le chemin tracé par les pingouins pour monter sur la falaise

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Marcello est un excellent guide, très calé, qui nous donne le nom du moindre animal que nous croisons. Au moindre doute il dégaine son arme ultime, le « livre des animaux du Chili ». Il nous apprend ainsi qu’avec les tortues, les grenouilles et les requins les pélicans sont des animaux qui n’ont que très peu évolué depuis la Préhistoire « ce sont des fossiles vivants ».

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Nous finissons même par apercevoir ceux que nous attendions tous… Les dauphins ! Nous les voyons d’abord de loin, puis une petite demi-heure plus tard ils ré-apparaissent tout près de nous. Ils fendent les flots à toute allure, et l’un deux nous gratifie même d’une petite cabriole, c’est super ! Point de photos par contre, pour profiter du spectacle j’avais rangé l’appareil depuis un moment… Marcello nous donne le nom scientifique, avant de résumer : ce sont des Flipper ! :-D

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Nous débarquons ensuite une heure sur l’isla Damas, où nous sommes libres de nous promener sur les divers chemins de l’île, ou de nous baigner. Vu le ciel couvert, j’opte pour la première option ! L’île est très jolie, très découpée, elle me fait penser un peu à la Bretagne… Je monte jusqu’à un mirador depuis lequel j’ai une jolie vue sur la plage principale de l’île, et puis je m’enfonce un peu dans les terres afin d’aller jeter un œil à une autre plage. La végétation est basse, avec de nombreuses cactées.

Arrivée sur l’isla Damas – tout en haut, sur la droite, un rocher rappelle la tête d’un dauphin (mais si, mais si, cherchez bien...)

Arrivée sur l’isla Damas – tout en haut, sur la droite, un rocher rappelle la tête d’un dauphin (mais si, mais si, cherchez bien…)

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La plage principale

La plage principale

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L’autre plage

Nous reprenons ensuite le bateau pour rentrer à Punta Choros. Je suis enchantée de cette visite… déjeunons à quelques kilomètres du port, dans un camping abondemment planté d’oliviers. Nous sommes installés sous une tonnelle et nous nous régalons : empanadas fromage/crevette, filet de reinata (castagnole, LE poisson local) avec ses accompagnements, crème aux œufs et jus de pêches. Délicieux ! Le cadre est agréable et inspire vraiment à la détente…

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A la découverte des oliviers avec mes trois nouveaux amis

Promenade entre les oliviers avec mes trois nouveaux amis

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Sur le chemin du retour vers la Serena je me laisse bercer par le roulis de la voiture, me réveillant juste le temps d’apercevoir deux adorables petits renards. Ils sont vraiment chou…

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En fin de journée je pars me balader sur le front de mer. C’est bien plus loin que ce que je pensais, près de 2km séparent le centre-ville de La Serena de la plage ! La balade n’est pas très bien aménagée, rien à voir avec Iquique par exemple. Le front de mer est planté d’énormes immeubles disgracieux et de restaurants bas de gamme. Enfin, le coucher de soleil est très beau, nimbant littéralement d’or l’océan, et puis il y a un phare… Une ville avec un phare ne peut pas être totalement décevante n’est-ce pas ? ;-)

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Culture physique face à l'océan !

Culture physique face à l’océan !

La "promenade du front de mer..." hum hum

La "promenade du front de mer…" hum hum

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Combien ça coûte ?

Excursion 1 jour à l’isla Damas, entrée sur le site et déjeuner inclus, avec l’agence « Chili pass » qui m’a finalement mise dans un groupe « Turismo Delfines » : 30 000 pesos (après une négociation ultra facile). A noter que dans toutes les autres agences, y compris Turismo Delfines, ce tour était entre 35 et 40 000 pesos.

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[Chili J15] – Arrivée mitigée à La Serena après un loooong voyage en bus

« Lorsque quelque part ça se passe mal, ou que c’est pénible, l’expérience m’a montré qu’il suffit d’aller plus loin, de faire 10 ou 20 heures de bus pour avoir une excellente expérience ailleurs. » Nili, en tour d’Amérique du Sud depuis 4 mois, 1500km de stop sur la Carretera australe au compteur.

Outre les 2H30 de retard initial, nous en accumulerons encore 1H30 sur le trajet. Au lieu de voyager 16H, ce sera donc un périple de 20H… Enfin, je dors assez bien sur mes deux places, et puis j’ai prévu de la lecture et de la musique. De temps en temps une alarme retentit dans le bus, c’est lorsque le chauffeur dépasse les 100km/h…. Afin de limiter le nombre d’accidents les chauffeurs doivent en effet rouler à moins de 100. La vitesse s’affiche au niveau des passagers, c’est amusant de les voir flirter avec les 98 et 99 ^^ Je passe également pas mal de temps à regarder le paysage, qui reste encore assez désertique avec de grandes dunes de sable. A l’approche de La Serena nous apercevons la mer, youpi !

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Il est 14H30 passées lorsque j’arrive à La Serena. Me voilà nettement plus au sud maintenant, je ne suis plus qu’à 500km de Santiago. J’ai réservé une chambre (ou plutôt un dortoir la première nuit car c’était complet puis une chambre…) à l’hôtel El Punto, et ce que je soupçonnais se confirme, ils sont un peu beaucoup psychorigides. Après m’avoir fait confirmer 3 fois ma réservation par mail, je découvre un mail comme quoi si je ne suis pas là dans les 2h suivant mon heure prévue d’arrivée, ils annulent ma réservation, alors que je leur avais dit qu’étant dans le bus, et sans téléphone, je ne pourrais pas répondre à leurs éventuels mails ultérieurs… Heureusement que j’avais tablé sur 3H de retard pour le bus, sinon c’était râpé ^^ Tout est sous caution et/ou sous supplément, et lorsque je demande s’il y a une cuisine ils me montrent une étagère avec un micro-ondes et une bouilloire, en ajoutant que sinon ils ont une très bonne cafétéria. Super, je m’en réjouis d’avance. Dire que c’est le 2è meilleur hostel sur tripadvisor… Enfin, je m’installe dans mon dortoir et je déjeune vite fait dans leur cafétéria car je suis affamée. Pour 3000 pesos j’ai une part de quiche pas terrible et de la salade un peu passée, je ne vais pas remanger ici moi…

Ah, la joie des dortoirs !

Ah, la joie des dortoirs !

Je pars ensuite à la découverte de la ville, direction le centre. La Serena a tout l’air d’une ville tranquille, et un peu sans génie… La Plaza de Armas est sympathique, ombragée comme il se doit, avec son église comme il se doit aussi. Les familles se promènent, les petits couples s’embrassent en douce…

Plaza de Armas

Plaza de Armas

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Les maisons sont assez basses, avec un ou deux étages, guère plus. Quelques maisons sortent du lot en terme d’architecture, comme certains bâtiments administratifs, certaines banques ou encore la casa Giliberto, qui aurait besoin d’un petit coup de peinture.

Le tribunal de justice

Le tribunal de justice

Casa Giliberto

Casa Giliberto

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Il y a pas mal de boutiques, et je tombe notamment sur une petite échoppe de frozen yogurt, cela me rappelle les Cyclades ! Le marché de la Recova vaut également le détour, avec tous ses étals de souvenirs et de produits locaux.

Frozen yogurt, le retour !

Frozen yogurt, le retour !

Comme à Paris, des pianos sont dispersés dans la ville

Comme à Paris, des pianos sont dispersés dans la ville

A l'intérieur du marché

A l’intérieur du marché de la Recova

Ici les élèves portent l'uniforme de leur école

Ici les élèves portent l’uniforme de leur école

En parallèle de ma balade je checke les différentes agences de voyage que je rencontre. En effet, si je suis venue à La Serena c’est surtout pour aller à la Réserve Nationale des Pingouins de Humboldt, à 120km au nord… Je finis par trouver mon bonheur (et celui de mon porte-monnaie) dans une petite agence qui ne paye pas de mine, mais qui n’a pas l’air mal. J’ai quelques doutes car ce n’est pas celle qui est recommandée partout, mais ils ne m’ont rien dit qui vaille…

J’achète également mon billet de bus pour Santiago, et je fais un tour dans le grand centre commercial à côté du terminal des bus. Je craque en chemin pour une frite chez McDo, ça faisait longtemps !

Sculpture à l'entrée du terminal des bus

Sculpture à l’entrée du terminal des bus

Le centre commercial...

Le centre commercial…

... porte un nom bien de chez nous!

… porte un nom bien de chez nous!

La soirée à l’hôtel passe assez vite entre dîner sur le pouce (qui dit bouilloire, dit… ramen, n’est-ce pas Benoît ^^), blog et discussion avec mes trois coloc qui sont plutôt sympas. Il y a Nili, une Allemande qui part cette nuit à SPA (et qui est très fâchée car l’auberge lui a facturé la nuit…), Liselotte une Danoise et Manuel un Suisse allemand. Je me couche la première mais il n’y a pas trop de bruit, alors ça va !

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[Chili J14] – Randonnée au Pukara de Quitor

Le check-out est à 11h et là encore je profite de la chambre jusqu’au dernier moment entre petit-déjeuner, rangement de mes affaires… et internet, ce qui est toute une technique puisque 1/ma batterie est morte et ne me laisse plus que 30min d’autonomie 2/le wifi n’est accessible que dans la jardin, sans prise de courant à proximité. Challenge, quand tu nous tiens… ! J’alterne donc internet dans le jardin et chargement dans ma chambre pendant que je fais autre chose…

J’ai un spectateur pendant que je fais mes bagages

J’ai un spectateur pendant que je fais mes bagages

J’ai pas mal hésité pour mon programme ce dernier jour, entre une excursion dans le salar de Tara, du sandboarding… Finalement je me suis décidée pour une randonnée dans les environs de San Pedro, et je prends donc la direction du Pukara de Quitor, une forteresse atacamène du XIIè sicècle située à 3km de SPA et  offrant un point de vue panoramique sur la région. La balade est bien fléchée et je suis contente de marcher un peu. Il n’y a pas à dire, la marche donne vraiment le temps de l’observation… Je remarque plein de petites choses que je n’avais jamais remarquées en bus.

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Lorsque j’arrive sur place je me rends compte que le site est bien plus grand que ce que j’imaginais. Il y a deux circuits principaux, l’un qui va dans la forteresse et l’autre qui monte jusqu’au mirador. Je commence par ce dernier, qui me semble plus dur. Effectivement cela grimpe bien, et je mets une bonne demi-heure à rejoindre le point de vue. De là-haut la vue est magnifique, quasiment à 360° sur la région. Je vois SPA, le salar au loin, la vallée de la lune et de la mort… C’est chouette !

Au bout du chemin, le mirador

Au bout du chemin, le mirador

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Vue sur la vallée depuis le mirador

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J’arrive au sommet en même temps ou presque que deux groupes de jeunes retraités français qui ont la pêche, et nous passons plus d’une heure à papoter tous ensemble. Ils ont tous pas mal bourlingué, mais de façon différente, ce qui est assez amusant… Il y a d’un côté un couple qui aime que les choses soient bien balisées, bien tracées, qui réserve tout, ne parle que français et dont la question principale était de savoir comment on disait « bœuf » en espagnol (autant vous dire que je n’ai pas pu les aider, même su maintenant à la réflexion je dirais bife, mais bon… !), et de l’autre côté un couple + une dame, routards jusqu’au bout du chapeau, qui circulent en bus de nuit sans rien réserver « ça nous rajeunit ». Tous les cinq sont bien sympas en tout cas ! Nous échangeons nos impressions et nos trucs de voyage, la conclusion étant que – sans transition – la Polynésie, c’est bien, surtout les Marquises (je garde cette info dans un coin de ma tête, ça peut servir…)

Au sommet du mirador

Au sommet du mirador

Je redescends plus vite que je ne suis montée, et j’enchaîne sur la balade dans la forteresse. Elle est nettement plus courte et on ne peut pas vraiment accéder aux différents bâtiments, du coup l’intérêt est assez limité !

Vue sur la forteresse

Vue sur la forteresse

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En ressortant du site un panneau indique « Plaza de Quitor » ; un chemin agréable conduit en effet à une petite place avec un bel arbre et des sculptures dans les rochers alentours. Elles n’ont pas l’air d’époque, mais elles sont impressionnantes quand même !

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De retour à San Pedro, il me reste un peu de temps avant de devoir prendre mon bus. Du coup je me pose dans un petit salon de thé très agréable où je m’offre un combo toujours efficace, j’ai nommé thé au lait et parte aux pommes maison. Les petits bonheurs, il n’y a que ça de vrai ;-)

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Je fais ensuite un dernier tour dans le village et j’en profite pour aller jeter un coup d’œil au détecteur d’UV qui est devant le musée. Il s’allume selon des couleurs diffférentes en fonction de l’intensité des UV. Aujourd’hui on est en « violet »… tous aux abris !

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Lorsque j’arrive au terminal des bus le soir, j’apprends que mon bus est prévu avec 1H30 de retard. Il part de SPA mais est arrivé ce matin avec du retard, et les chauffeurs doivent avoir au moins 9H de repos. Bon, je ne leur en veux pas, et je comprends bien… mais ce n’est pas gagné quand même ! Enfin, le bus est propre et confortable (c’est déjà ça !) et une dame vient me supplier de changer de place avec elle avec elle et son mari sont séparés dans le bus. Bilan, au lieu d’être tout au fond près des toilettes et près d’un monsieur je me retrouve au 2è rang toute seule et tout près de la vue panoramique, je crois que j’ai gagné au change ! Le bus finit par partir avec 2H30 de retard, et c’est parti pour le plus long périple en bus de mon séjour, direction La Serena… En tout cas je suis ravie de mon séjour à SPA, que j’ai pu découvrir un peu mieux qu’en 2012 ! 

La place centrale de SPA et au fond le volcan Licancabur

La place centrale de SPA et au fond le volcan Licancabur

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[Chili J13] – Des geysers à la vallée de la lune, ou comment passer en quelques heures de -9°C à 30°C

Lundi, je me réveille en même temps que vous en France… Mon réveil sonne en effet à 3H30, dur dur ! Enfin, c’est pour la bonne cause, puisque si je me lève aussi tôt c’est pour aller découvrir les geysers du Tatio. Ces geysers, situés à 4300m d’altitude, sont à une centaine au km au nord de San Pedro, tout au bout d’une piste qui cahote bien, surtout sur la fin !

En tout cas, cela valait la peine de se lever aussi tôt ! Des fumerolles sortent du sol par dizaine, dans la lumière hésitante du jour qui se lève doucement. Avec le froid elles sont très hautes, apparemment elles disparaissent à partir de 9H lorsque l’air se réchauffe. Certains geysers crachent de petits jets d’eau par intermittence, à d’autres endroits on voit de l’eau qui sourd du sol en bouillonnnant. Le jour se lève progressivement, et le changement de lumière sur le site est spectaculaire. On se croirait un peu dans un autre monde…

Arrivée sur le site

Arrivée sur le site

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Bébé geyser :-)

Bébé geyser :-)

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Je me suis couverte et j’ai bien fait : lorsque nous arrivons là-haut il fait -7°C, et la température continuera de descendre jusqu’à -9°C. Brrr ! Entre le froid et l’altitude, combiné au fait que dans l’excitation de découvrir tout cela je suis partie un peu vite, je me sens un peu vertigineuse… Du coup je me repose un peu dans le bus, avec un maté de coca. Il fait tellement froid que la condensation gèle sur les fenêtres à l’intérieur du bus ! Le guide prépare un petit déjeuner à base de pain grillé, mais cela ne me dit rien qui vaille.

Un peu plus loin il y a une piscine naturelle, alimentée par une source chaude, dans laquelle on peut se baigner. Oui, mais… se baigner implique de se dévêtir dans ce froid de canard, et je passe mon tour ! Je me contente d’y tremper les pieds. L’eau est chaude, mais pas non plus ultra chaude…

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A côté de la piscine se trouvent de nombreux autres geysers, dont « l’assassin », qui est responsable du dernier mort sur le site, un touriste espagnol qui s’était approché trop près… Désormais le soleil est levé et les couleurs sont très différentes. Je me balade sur le site en prenant garde à ne pas trop m’approcher  des geysers !

Pour éviter les accidents, les zones à risque sont signalées avec des pierres

Pour éviter les accidents, les zones à risque sont signalées avec des pierres

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Outre les geysers, le coin est superbe, typique de l’altiplano. Nous avons la chance de voir pas mal d’animaux différents, vizcachas, vigognes, flamants roses… et même un petit renard trop mignon !! L’histoire de ce petit renard est un peu triste, selon notre guide il a tellement l’habitude de se faire nourrir à coup de cookies par les touristes que lorsque les tours sont suspendues pour cause de mauvais temps, il meurt de faim car il ne sait plus chasser…

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Sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans un tout petit village Machuca de… six habitants et deux cents touristes. C’est ce genre de village qui vit exclusivement du tourisme, vente de brochettes de lamas included. Bon gré mal gré les vingt minutes de visite se passent ; je vais voir l’église qui est assez mignonne, en adobe peinte en blanc avec un toit de chaume. Les maisons sont surmontées d’une petite croix ; notre guide nous apprend que cette croix est placée lorsqu’un membre de la famille décède sous ce toit, afin… qu’il ne puisse pas revenir embêter les vivants !

L'église (qui est d'ailleurs celle de la couverture de mon Routard...!)

L’église (qui est d’ailleurs celle de la couverture de mon Routard…!)

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Nous revenons à SPA un peu après midi. Contrairement à ce que je craignais, je ne suis pas trop crevée car – certains n’en seront pas surpris – j’ai dormi dans le minibus à l’aller ET au retour ^^ A SPA le marché bat son plein – pas un mini-marché comme les autres jours, mais un très grand marché avec plein de stands différents. J’y fais un petit tour, on y trouve vraiment de tout, des produits d’épicerie aux vêtements en passant par les cotillons pour le carnaval…

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Peu avant 16H je me prépare pour ma seconde excursion du jour, direction la vallée de la lune et la vallée de la mort. Après la superbe excursion de ce matin, je ne suis qu’à moitié motivée ! Je me sens assez fatiguée, et des quatre tours que j’ai réservés c’est celui qui me tentait le moins. Enfin, le guide est sympa, parle bien anglais et nous fait commencer par près de deux heures de randonnée dans la vallée de la lune, ce qui me met tout de suite dans de meilleures dispositions ! Cela change des tours où l’on a 20 minutes par-ci et 15 minutes par-là… Le paysage est désertique, je suis entourée d’immenses falaises rougeâtres, de crevasses, de failles…plus ou moins recouvertes de sel. C’est également dans la vallée de la lune que se trouve la plus grande dune de sable de la région, ainsi que l’ensemble de concrétions salines dites « des trois Marie » car elles semblent évoquer une femme à genoux, une femme qui prie et une autre qui tend les bras.

Vallée de la lune et au fond "l'amphithéâtre"

Vallée de la lune et au fond "l’amphithéâtre"

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La grande dune

La grande dune

Au loin, le volcan Licancabur

Au loin, le volcan Licancabur

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Les "trois Marie"

Les "trois Marie"

A quelques kilomètres de la vallée de la lune se trouve la vallée de la mort. Si la première est très « saline », la seconde est plus argileuse. Là encore les roches sont très rouges. Nous nous attardons toutefois nettement moins car l’heure tourne, et nous devons nous positionner pour le coucher du soleil.

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Nous terminons la soirée sur un point de vue un peu plus loin, qui surplombe les Salt Range Mountains et San Pedro au loin. C’est très sympa, même si je trouve toujours un peu frustrants ces couchers de soleil où on ne voit pas le soleil partir derrière l’horizon… Là on le voit juste descendre derrière la montagne, entraînant en parallèle une diminution de la luminosité sur la vallée. C’est sympa, mais moins spectaculaire que le coucher de soleil sur le salar (comment ça je deviens difficile ?! ;-))

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Je suis bien fatiguée lorsque je rentre à l’hôtel. Voilà une journée bien remplie ! Demain devrait être plus tranquille… Pour commencer, je ne mets pas de réveil !

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