En balade à Noirmoutier, à l’occasion d’un week-end prolongé (du 11 au 14 juillet 2014)

Le week-end prolongé du 14 juillet fut pour nous l’occasion de partir avec des amis à Noirmoutier. Nous devions initialement partir en amoureux à La Rochelle, mais lorsque notre amie Coralie a proposé à notre petit groupe d’amis que l’on se retrouve tous chez elle à Noirmoutier, on a sauté sur l’occasion… C’est toujours sympa de se retrouver tous ensemble.

En une phrase comme en cent, je retiens de ces trois jours le blanc et bleu des maisons, les repas sous le parasol, les jardins pleins d’hortensias et de roses trémières et la mer… et puis, cette curieuse distorsion temporelle qui fait qu’à la fois ces trois jours sont passés en un éclair, et que pourtant j’ai réussi à me sentir totalement en vacances.

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Après six heures de route le vendredi, la traversée à 1H30 du matin du passage du Gois fut un grand moment… « ça passe, mais il ne faut pas tarder » nous avait lancé la conductrice d’un 4×4 croisé dans l’autre sens. Coralie et les garçons étaient zen, Laetitia et moi nettement moins, on s’est réveillées d’un coup… Mode survie on ! Finalement, ça passait large ;-)

Le samedi nous partons à la découverte de l’île en vélo. Les multiples pistes cyclables de l’île rendent ce moyen de transport très agréable. Nous faisons une belle balade du port de l’Herbaudière, avec ses  bateaux de plaisance et ses pêcheurs à pied, jusqu’à Noirmoutier-en-l’Ile, le long des marais salants typiques de l’île.

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L’Herbaudière

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A vélo le long des marais salants

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 Noirmoutier-en-l’Ile est une jolie petite ville où il fait bon flâner. On y trouve de sympathiques boutiques dont le Trait d’union, une librairie-salon de thé tout aussi charmante que tentante… Le dimanche matin un grand marché se tient sur la place principale.

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Le trait d'union

Le Trait d’union

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Salicorne de Noirmoutier

Nous poursuivons notre découverte de Noirmoutier le dimanche, cette fois en bus (gratuit !) et à pied. Nous empruntons tout d’abord la jetée Jacobsen, contruite en 1812 pour canaliser l’entrée du port et gagner de nouvelles terres cultivables. Elle sépare maintenant le port et son cimetière à bateaux de la réserve naturelle du Müllenbourg.

D’un côté le port et son cimetière à bateaux…

D’un côté le port et son cimetière à bateaux…

…de l’autre la réserve naturelle du Müllenbourg, et la vue sur l’église et le château de Noirmoutier

…de l’autre la réserve naturelle du Müllenbourg, et la vue sur l’église et le château de Noirmoutier

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Au bout de la jetée, nous continuons sur la plage des Sableaux jusqu’à la plage des Dames avec ses petites cabines de bois et sa grande estacade en bois s’avançant dans l’océan. C’est là qu’autrefois les estivants fortunés débarquaient sur l’île, et on peut toujours admirer de belles villas dans les environs. C’est également sur la plage des Dames qu’a été tourné le film « Les vacances du petit Nicolas », actuellement au cinéma.

La plage des Dames

La plage des Dames

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L'estacade...

La nouvellement rénovée estacade…

… où les pêcheurs s’en donnent à cœur joie

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Au-dessus de la plage des Dames se trouve le bois de la Chaise, très agréable avec ses chênes verts et ses pins maritimes. Ce bois doit être sublime à la fin de l’hiver, car il y a également plein de mimosas.

Le bois de la Chaise

Le bois de la Chaise

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La balade boucle ensuite à l’arrière de la réserve naturelle du Müllembourg jusqu’à revenir à Noirmoutier-en-l’Ile par le vieux quartier Banzeau, avec ses petites rues tranquilles bordées de maisons fleuries.

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Après cette belle balade Coralie, Benoît et moi reprenons les vélos pour aller découvrir l’église de l’Herbaudière et son cimetière marin. En cette fin de journée le lieu est très paisible et baigné d’une douce lumière, le bruit de la mer berçant ceux qui reposent ici à jamais.

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Le soir, c’est la finale de la coupe du monde de football… Nous applaudissons les Allemands et les Argentins autour d’une soirée pizza maison / bières organisée pour l’occasion, avant d’aller écouter l’orchestre sur la place principale de Noirmoutier-en-l’Ile.

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Le lundi, après un tour au marché de l’Herbaudière nous reprenons les vélos direction la plage de Luzéronde. L’eau est, disons… vivifiante ? Le plus dur est d’y entrer, après ça devient très agréable. C’est pour nous le premier bain de mer de la saison !

La plage de Luzéronde

La plage de Luzéronde

Nous reprenons la route après le déjeuner, non sans un dernier arrêt sur le passage du Gois, de jour cette fois… on y voit plus clair ;-) La règle de passage restera mystérieuse ; on est censé ne pouvoir traverser qu’1H30 de part et d’autre la marée basse, mais ce week-end on aura fait bien pire, sans problème en dépit d’un coefficient de marée assez élevé, autour de 80/90…

Le passage du Gois

Le passage du Gois

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Il est 22 heures passées lorsque nous arrivons à Paris et il nous faut bien du courage pour ressortir admirer le feu d’artifice sur la Tour Eiffel… Nous sommes toutefois largement récompensés de notre effort : en dépit de notre arrivée tardive (moins de 5 minutes avant le début du feu), nous trouvons une super place sur le champ de Mars, et nous ne voyons pas passer les 35 minutes que dure le spectacle. Le thème cette année est « Guerre et Paix » et les effets pyrotechniques sont incroyables, on dirait que la Tour Eiffel brûle… Au milieu de tout cela, un acrobate vêtu de blanc semble comme suspendu. Nous sommes scotchés par la beauté du spectacle, magnifique conclusion d’un week-end inoubliable !

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Rencontre de voyageurs #1 : Jean-Pierre & Gisèle !

Si ce blog est le moyen de partager avec vous nos voyages et d’en conserver une trace « tangible », c’est aussi un fabuleux moyen de rencontre… La plupart de nos lecteurs restent anonymes, ou en tout cas discrets, mais certains nous écrivent, et des liens se nouent !

Ce fut le cas avec Jean-Pierre et Gisèle, un couple de voyageurs arrivés sur Smiling en janvier 2013 en cherchant des infos sur le choix « valise ou sac  dos pour un tour du monde ». Nous étions rentrés depuis trois mois, eux-mêmes commençaient à préparer un grand voyage de 4-5 mois pour janvier 2014, et nous avons échangé des infos par mail… et puis ils sont partis autour du monde, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du Nord et nous les avons suivis avec grand plaisir sur les réseaux sociaux.

A leur retour, il était inimaginable de ne pas les rencontrer « en vrai »… Ce fut chose faite mi-juin, autour d’un repas japonais. Drôle d’impression que celle de voir en chair et en os des personnes avec lesquelles nous correspondions depuis dix-huit mois… C’était la première fois que nous rencontrions des lecteurs, et ce fut mémorable ! Nous avons passé une excellente soirée à mieux nous découvrir, et puis à parler de voyages bien sûr… les voyages faits, ceux à faire, ceux dont on rêve et ceux que l’on prépare, toujours avec l’impression d’être compris et de parler de la même chose, ce qui n’est pas si fréquent dans la vie de tous les jours. J’espère que cette rencontre sera la première d’une longue série, avec vous deux Jean-Pierre et Gisèle, et puis avec d’autres lecteurs.

Bon vent à tous les deux, et à une prochaine fois :-)

JP et Gisele 3

JP et Gisele

Trois jours de road-trip en Brocéliande, #3 (du 6 au 9 juin 2014)

« J’y allai en rêvant, rêveur j’en revins, et ce rêve, rêveur, me tient » – Robert Wace, à propos de la fontaine de Barenton

Nous dormons merveilleusement bien dans notre petit gîte, qu’est-ce que ça fait du bien… Nous sommes tellement bien installés que nous décollons finalement bien plus tard que prévu, non sans avoir encore dû lutter contre les chats sauvages. Je dois dire que Benoît a vaincu par KO grâce à deux armes fatales : tong + bol d’eau froide ! (Je précise tout de même qu’aucun chat n’a été blessé, ils ont juste vu qui était leur maître ;-))

Une fois les chats suffisamment effrayés pour ne plus nous embêter nous rechargeons la voiture et reprenons la route… C’est qu’il nous en reste, des choses à découvrir ! Nous commençons par une bonne petite balade à la découverte de la fontaine de Barenton, l’un des lieux légendaires de la forêt de Brocéliande. C’est notamment ici que se seraient rencontrés et charmés Merlin et Viviane. Aujourd’hui, cette fontaine est marquée par sa simplicité, quelques pierres la constituent, et un peu plus loin se trouve une plus grande pierre plate, ancien couvercle de la fontaine. On dit qu’arroser cette pierre avec l’eau de la fontaine aurait le pouvoir de déclencher un épouvantable orage… et le courroux du Chevalier Noir, gardien de la fontaine. Nous n’avons pas eu le cran de tester ;-) L’eau de la fontaine est agréablement fraîche, et de temps en temps de petites bulles se forment à sa surface lorsqu’un peu de méthane s’échappe. Si l’on arrive à faire un vœu au même moment que des bulles ne se forment, il paraît que le vœu sera exaucé…

La fontaine de Barenton

La fontaine de Barenton

De la bruyère pousse le long du chemin

De la bruyère pousse le long du chemin

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Les différents sites que nous n’avions pas eu le temps de découvrir sont assez éparpillés et nous faisons ensuite pas mal de voiture. Ces petites routes de campagne sont bien jolies, et bien calmes… Nous longeons des champs, de la forêt, et de temps un temps un petit village qui semble comme endormi.

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Notre arrêt suivant est à Néant sur Yvel, où nous découvrons la chapelle de Kernéant et ses quatre énormes chênes creux. L’histoire de ces chênes est un peu particulière, puisqu’entre 1940 et 1944 ils ont abrité quatre jeunes gens (un prisonnier évadé et trois réfractaires au travail obligatoire en Allemagne), qui ne furent jamais pris.

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La chapelle de Kernéant

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Dans l’un des chênes creux

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Nous poursuivons nos visites sur le thème des arbres, avec le chêne à Guillotin ou chêne Eon. Ce chêne creux a plus de mille ans et est spectaculaire avec son large tronc, qui fait près de 10 mètres de circonférence ! Cela me rappelle les séquoias géants de Californie… C’est fou de se dire que cet arbre a traversé les siècles comme cela. Son nom vient de l’abbé Guillotin, né en 1750 à Concoret, le village voisin. On raconte que ce prêtre réfractaire, alors poursuivi par des révolutionnaires, se serait caché au creux de cet arbre. Lorsque les soldats passèrent près du chêne, le trou était camouflé par une belle toile d’araignée intacte, laissant penser qu’il n’y avait personne à l’intérieur. L’abbé raconte que ce serait Notre Dame de Paimpont qui se serait transformée en araignée pour le protéger.

Le chêne à Guillotin

Le chêne à Guillotin

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Nous visitons ensuite la chapelle du Graal, à Tréhorenteuc. Cette chapelle mérite le détour, tant pour ses vitraux que pour sa très belle mosaïque. Les symboles contenus dans les vitraux et mosaïques sont expliqués par des panneaux, c’est très intéressant.

La chapelle du Graal

La chapelle du Graal

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Notre dernier arrêt est encore un arrêt sylvestre… Il y en a de beaux arbres par ici ! Cette fois il s’agit d’un  châtaignier de 400 ans, au tronc orné de bandes verticales. Ce n’est pas le plus simple à trouver, je vous laisse juger : « Au niveau de l’étang, tournez à droite après le lavoir, le châtaignier se trouvera en bordure de route entre deux maisons », mais Benoît se débrouille comme un chef.

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C’est sur cette dernière découverte que se termine notre (re)découverte de la forêt de Brocéliande. Nous déjeunons sur le pouce à Plélan-le-Grand – nous nous serions bien fait un petit resto, mais il est 14H et tout est fermé, alors on se rabat sur la boulangerie ! Le chemin du retour se fait plus facilement que nous ne pensions, nous avons étonnamment peu d’embouteillages même en arrivant sur la région parisienne.

Nous sommes rentrés ravis de ce petit road-trip qui nous a permis de nous plonger durant trois jours dans la magie de Brocéliande. Le fait d’être en voiture nous a permis une grande liberté, aussi bien dans la découverte des sites que pour les hébergements. Le point négatif, c’est que comme nous n’avions rien réservé du tout nous avons perdu pas mal de temps à chercher nos hébergements. Mais bon, nous avions le temps… et nous avons énormément apprécié le petit gîte de la dernière nuit. Cela nous a donné envie de nous refaire un week-end au vert dans un gîte du même genre, mais version 100% farniente !

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Trois jours de road-trip en Brocéliande, #2 (du 6 au 9 juin 2014)

La nuit est courte, bien trop courte… Si le camping devient globalement silencieux à partir de minuit, il y a une grosse fête dans l’une des maisons du village, et autant dire qu’on l’entend… Benoît est ensuite réveillé à 7 heures du matin par le club des collectionneurs de 206 (si, si, ça existe !) qui commence à tenir salon à deux pas de notre tente, bref, on a connu mieux ! Nous décidons donc de plier bagage le matin, et de partir à la recherche d’un petit gîte douillet où nous pourrions enfin dormir en paix et en silence.

Les 206 vintage. Oui, tout se collectionne...

Les 206 vintage. Oui, tout se collectionne…

Avant de repartir nous faisons un petit tour dans Saint-Malo de Beignon. Nous flânons un moment dans le jardin des évêques, joli petit jardin fleuri avec quelques volières où nous admirons des oiseaux étonnants. Il y a notamment des pigeons assez incroyables, à collerettes, à plumes frisées… Nous n’avions jamais vu cela, ce serait plus sympa que les pigeons gris sur les trottoirs de Paris ! Un peu plus loin nous croisons un paon, qui se fait la roue lorsque les cloches de l’église se mettent à sonner.

Le jardin des évêques

Le jardin des évêques

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Les pigeons frisés

Les pigeons frisés

Trouver un gîte en ce week-end prolongé n’est pas chose aisée. Nous mettons déjà un bon moment à trouver un endroit où notre téléphone capte, et les gîtes et chambres d’hôtes que nous contactons sont soit complets, soit fermés pour cause de… week-end prolongé justement ! A Beignon il reste une chambre dans l’hôtel de la place du village, mais c’est cher (90 euros) et je ne suis pas très emballée… Je récupère en douce les codes wifi de l’hôtel et nous essayons de nous connecter, sans succès. Nous profitons de notre escale à Beignon pour visiter l’église Saint Pierre, assez jolie avec ses vitraux du XVIè siècle et ses sablières (petites frises) sculptées de la charpente. Comme à Paimpont hier, le monument aux morts est surmonté d’une statue peinte.

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Nous décidons alors de retourner à Paimpont, où nous trouvons rapidement ce que nous cherchons : un resto en terrasse avec un excellent wifi. Voilà qui est bien ! A partir de là tout se règle très vite. En deux clics nous trouvons un super gîte, tranquille comme on veut, à moins de 60 euros la nuit, le tout à cinq kilomètres de là où nous sommes. Victoire ! Il est tellement tranquille que nous avons un peu de mal à le trouver, mais nous finissons par arriver à destination. Nous sommes chaleureusement accueillis par Alexandra, la maîtresse des lieux, qui nous fait visiter notre résidence pour la nuit. Il s’agit d’une maison de gardien chaleureusement décorée avec un petit jardin privé, le tout entouré de champs où paissent des chevaux. Nous sommes ravis, c’est exactement ce que nous cherchions. Alexandra pousse la gentillesse jusqu’à nous fournir des draps, normalement pas compris dans le prix, bref, c’est le top. Nous voilà installés dans un véritable petit nid douillet…

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Nous profitons de notre nouvelle terrasse pour déjeuner, et puis nous repartons en direction des sites légendaires ! Notre premier arrêt est la Croix Lucas, une croix de schiste rouge qui marque l’emplacement du combat qui opposa au IXè siècle le prince breton Gurwan au comte de Vannes pour obtenir le royaume de Bretagne. Elle est située au milieu du coupe-feu qui sépare le Morbihan de l’Ille-et-Vilaine. 300 mètres plus loin se trouve le Tombeau du Géant, un monument mégalithique à l’origine composé de 4 menhirs. Datant de l’âge du Bronze (1500 avant JC environ), il aurait en fait abrité la dépouille mortelle d’un petit chef de tribu. Ah, les légendes…

La Croix Lucas

La Croix Lucas

Le tombeau des géants. Trois menhirs sont encore en place…

Le tombeau des géants. Trois menhirs sont encore en place…

et le dernier est un peu plus loin. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut s’asseoir sur un menhir !!

… et le dernier est un peu plus loin. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut s’asseoir sur un menhir !!

Dans le même secteur se trouve l’Hôtié de Viviane, ou tombeau des druides. Cette sépulture date d’environ 2500 avant JC, et se présente comme un ensemble de petits menhirs dans une grande prairie. Nous le trouvons assez facilement et nous sommes contents, car globalement ici les points d’intérêt ne sont pas très bien fléchés ! Nous croisons d’ailleurs un couple cherchant désespérément un château, indiqué il est vrai en début de balade, mais que nous n’avons jamais trouvé…

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Nous terminons la journée dans le Val sans Retour, une vallée légendaire qui serait le domaine de la fée Morgane, sœur du Roi Arthur. Celle-ci, trahie par son amant, aurait jeté un sort sur cette vallée : tous les hommes infidèles par le geste ou simplement la pensée, en resteront désormais prisonniers… Messieurs, prenez garde ! Plusieurs circuits à pied sont possibles, et une fois n’est pas coutume nous optons pour le plus court, de 2km. Nous prenons notre temps pour découvrir les merveilles de ce petit val, que je trouve fascinant…

Notre premier arrêt est le Miroir aux Fées, un petit lac censé réfléchir parfaitement le paysage alentour. Bon, je ne vous cache pas que l’étang de la Marette hier était plus joli ! Ceci étant, la légende qui se rattache à ce petit lac est bien  mystérieuse… On raconte qu’il y a très longtemps, les fées avaient passé le pacte de vivre dans les points d’eau, loin des yeux des hommes. Sept fées vivaient dans ce lac-là, en sortant uniquement la nuit pour admirer leur reflet dans les eaux calmes du lac. Un jour, la plus jeune d’entre elles tomba amoureuse d’un beau chevalier et rompit le pacte des fées, déclenchant par la même occasion la colère de ses sœurs. Une terrible bataille éclata alors, et du sang de fées se serait répandu, goutte à goutte dans toute la forêt. C’est ce qui aurait donné cette couleur pourpre si particulière au sol de la forêt de Brocéliande…

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Le miroir aux fées

Juste à côté se trouve l’Arbre d’Or, œuvre de François Davin après l’incendie de 1990. Il a recouvert un châtaignier calciné de feuilles d’or afin de symboliser le caractère fragile et précieux de la forêt, ainsi que la renaissance de la nature. Ce châtaignier est entouré de 5 chênes noircis symbolisant, en vrac, la destruction de la forêt par les hommes, les feux, la déforestation, le courage des pompiers (oui, oui, ça fait beaucoup !). Benoît est tout déçu d’apprendre que ce qu’il préfère dans l’œuvre, à savoir les multiples petites pierres de schistes rouges qui se dressent autour, sont juste là pour protéger l’arbre des voleurs curieux.

L'arbre d'or

L’arbre d’or

Le chemin monte ensuite assez sec jusqu’aux crêtes du Val sans Retour. En haut se trouve le Rocher des Faux Amants, en forme de cœur brisé, où la fée Morgane aurait enfermé son amant surpris à séduire une autre femme. Morgane, il ne faut pas lui raconter d’histoires ;-) Quelques mètres plus loin se trouve le Siège de Merlin l’Enchanteur, creusé à même le dos d’un dragon pétrifié, que Benoît adopte illico (sans réveiller le dragon, heureusement) ! Depuis ces crêtes en tout cas la vue sur le Val est superbe, et nous passons un long moment à le contempler… Je me sens en quelque sorte dans l’essence de Brocéliande, et je vraiment contente d’avoir pu retourner dans ce lieu qui m’avait tant emballée il y a de cela plusieurs années.

Le Rocher des Faux Amants

Le Rocher des Faux Amants

Le siège de Merlin

Le siège de Merlin

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Vue sur le Val sans Retour

Vue sur le Val sans Retour

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Nous reprenons ensuite la voiture jusqu’à notre dernière visite  du jour, le Jardin aux Moines. Les fonctions de ce site mégalithique datant de 3000 avant JC restent floues, on suppose qu’il s’agissait d’un lieu où les hommes venaient prier les dieux. Là encore plusieurs légendes sont liées à ce site. L’une d’entre elles raconte que des moines et des seigneurs locaux menaient une vie de débauche en ce lieu à la nuit tombée. Un soir, Saint Méen vint les prévenir de leur faute en les suppliant de mener une vie plus sage, mais les moines ne voulurent rien entendre et menacèrent même de se retourner contre lui. C’est alors qu’un éclair fendit le ciel et les transforma en pierres…

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Sur cette dernière visite nous retournons à Paimpont, centre de notre monde durant ce week-end… Cette fois nous cherchons un endroit où dîner, et autant vous dire que c’est bien plein ! Nous tombons en chemin sur la maison où la mère du Général de Gaulle entendit l’appel du 18 juin… maison actuellement à vendre, avis aux acheteurs ! Nous finissons par dénicher une charmante petite crêperie où nous nous attablons dans un jardin  « comme à la maison ». A nous les crêpes, arrosées de kirs bretons (cidre, crème de cassis et chouchen, un délice) !

Benoît se lance dans la crêpe au lait ribot

Benoît se lance dans la crêpe au lait ribot

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Coucher de soleil sur le lac de Paimpont

Coucher de soleil sur le lac de Paimpont

Après cette belle journée bien remplie, la perspective de rentrer dans notre petit gîte douillet nous emplit de joie… Mais il nous reste une dernière chose à faire avant de pouvoir nous reposer : lutter contre deux chats sauvages qui seraient bien rentrés se mettre au chaud avec nous !

Le chat guette !

Le chat guette !

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Trois jours de road-trip en Brocéliande, #1 (du 6 au 9 juin 2014)

Les dernières semaines ont été vécues en mode « war machine », et entre le rush du rendu de mémoire (terminé, imprimé, relié et posté le jeudi férié de l’Ascension, rien que ça c’était un challenge…), l’émotion de l’enterrement et la reprise du boulot sur les chapeaux de roue, nous n’étions pas fâchés d’avoir trois journées off à l’occasion de la Pentecôte, histoire de nous poser voyager un peu. Au programme, un road trip en Bretagne, à la découverte de la forêt de Brocéliande. J’y étais déjà allée en 2004 avec ma grand-mère, à l’occasion d’une semaine de voyage mémorable, et j’en avais un excellent souvenir…

Le départ le vendredi soir ne fut pas de tout repos, entre la voiture à récupérer à un endroit, les papiers à un autre, le tout dans un contexte d’accident ferroviaire bloquant une partie des transports en commun. Enfin, nous avons finalement réussi à nous retrouver dans la voiture, avec le plein fait et le pique-nique du soir, et en route pour l’aventure !

Pour cette première soirée nous avions décidé de couper la route en deux, l’objectif étant de partir dès ce soir afin de nous avancer en termes de kilomètres. Il fait chaud (38°C à 20 heures passées) mais l’heure relativement tardive nous permet d’échapper aux bouchons de départ en WE prolongé, et nous avons droit à un beau coucher de soleil sur la Beauce.

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Deux cents kilomètres plus loin nous nous installons au F1 du Mans. C’est loin d’être une réussite, l’hôtel est plein de groupes et l’insonorisation, aussi bien entre les chambres qu’entre les étages, est absolument nulle. On ne vous conseille pas cet hôtel… Nous sommes contents d’avoir prévu les boules Quiès !

Le samedi nous reprenons la route sous un beau soleil. Nous retrouvons les vacanciers partis de Paris ce matin, et les aires de repos sont souvent bien pleines ! Nous arrivons à Plélan-le-Grand en début d’après-midi, nous voilà en Brocéliande… Plélan est une petite ville toute mignonne, présentant de plus l’indéniable avantage de posséder un grand Super U où nous nous arrêtons pour faire quelques courses.

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L’église de Plélan-le-Grand

L’église de Plélan-le-Grand

La route qui mène ensuite à Paimpont, notre destination, traverse la forêt ; par moments on se sent comme dans un tunnel de verdure. Brocéliande, here we are ! Paimpont est l’une des « portes d’entrée » dans la forêt, et l’office du tourisme est très efficace. Nous récupérons rapidement une liste de campings dans les environs et nous choisissons le camping d’Aleth, situé à 5km de là, à Saint-Malo de Beignon. Le propriétaire du camping est passionné par les USA en mode « western » et tout le camping est décoré dans un style « cowboys et Indiens » assez suprenant, mais très chouette. Nous plantons la tente et attaquons le pique-nique, à 16 heures il était temps !

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Dans le fabuleux monde de Benoît, on achète les framboises par cagettes entières... et qu'est-ce que c'est bien !

Dans le fabuleux monde de Benoît, on achète les framboises par cagettes entières… et qu’est-ce que c’est chouette !

Près de notre tente, un Indien monte la garde

Près de notre tente, un Indien monte la garde

Eléments du décor

Eléments du décor

Nous partons ensuite pour notre première grande balade dans la forêt de Brocéliande. Nous avons acheté un petit fascicule à l’office du tourisme, regroupant les lieux intéressants dans la forêt, et nous commençons aujourd’hui par une balade censée nous mener jusqu’au tombeau de Merlin, en passant par la fontaine de Jouvence et par un chêne plusieurs fois centenaire. Après réflexion nous décidons (pour une raison qui aujourd’hui m’est obscure…) de faire le tour en sens inverse du sens normal. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Bref, déjà que la signalisation du parcours n’est pas extraordinaire dans le bon sens, autant vous dire que dans le sens inverse c’est bien galère…

L’un de nos premiers arrêts est l’étang de la Marette, si lisse qu’il reflète parfaitement les nuages, c’est absolument magnifique. Le chemin alterne ensuite entre forêt et prairies. Nous croisons des vaches, des chèvres… Il y a pas mal de fleurs également, notamment de superbes digitales.

L'étang de la Marette

L’étang de la Marette

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Nous arrivons ensuite à la Fontaine de Jouvence, ainsi nommée parce que les druides y recensaient chaque année au solstice d’été les enfants nés dans l’année. Il arrivait que certains enfants ne puissent être présents, on les recensait alors au solstice de l’année suivante comme des nouveaux nés de l’année alors qu’ils avaient déjà un an. Voilà pourquoi cette fontaine fait rajeunir… A côté se trouve une étonnante carrière de schiste rouge pleine de stupas de pierre.

La fontaine de Jouvence

La fontaine de Jouvence

La carrière de schiste rouge

La carrière de schiste rouge

Quelques centaines de mètres plus loin nous arrivons au tombeau de Merlin, le célèbre enchanteur, fils d’une jeune fille pieuse et du Diable. Ce monument n’a de tombeau que le nom, puisque l’on dit que Merlin se balade toujours dans la forêt, s’arrêtant ici de temps de temps pour se reposer.

Le tombeau de Merlin

Le tombeau de Merlin…

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… sur lequel on distingue quelques offrandes

La fin du parcours est vraiment compliquée à suivre. Nous finissons par couper par la route, et arrêtons une famille de cyclistes afin de confirmer notre position. A notre grande surprise, ils nous décrivent parfaitement notre voiture et nous disent où elle est ! Nous comprenons mieux lorsque nous arrivons au parking, nous étions les derniers… Nous repartons à pied du parking pour la dernière petite boucle de la journée, à la recherche du chêne des Hindrés. Le soleil couchant transperce les feuillages et illumine la forêt de teintes mystérieuses, je me sens vraiment au cœur d’une forêt magique… Nous n’avons pas de mal à reconnaître le chêne, c’est le plus majestueux de coin, et avec ses superbes branches il porte beau ses cinq siècles…

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Le chêne des Hindrés

Le chêne des Hindrés

Des fougères poussent sur les branches centenaires

Des fougères poussent sur les branches centenaires

La suite de notre journée est bien différente de ce que nous avions imaginé. Partis pour nous faire un petit dîner en amoureux en terrasse, nous nous retrouvons finalement à débattre assez vivement de végétarisme avec notre voisin de table, avant d’aller applaudir un concert de rock dans une grange perdue au milieu de nulle part, tapissée d’affiches pour des tracteurs des années 50, en buvant des bières Monaco. J’aime :-)

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BILAN CALIFORNIE

[Edit du 24/06 : Comme vous l’avez constaté, je suis en plein bidouillage du blog depuis hier… J’ai envie de changement, donc je teste, mais surtout j’attends vos retours ! Que pensez-vous de la version actuelle ? Plus lisible, moins lisible ? Toutes vos remarques sont les bienvenues, alors lâchez-vous dans les commentaires ;-)]

Ce voyage organisé au dernier moment fut bref, mais intense ! Dix jours en Californie, c’est court, bien trop court… Mais y étant avec des connaisseurs, j’ai pu vraiment optimiser mon temps sur place, et je les en remercie ;-) J’ai ainsi pu à la fois avoir un bon aperçu de L.A., et faire deux belles escapades de trois jours, à San Diego et dans les parcs nationaux. Santa Barbara semble aussi être une ville sympa, à 2h de route de L.A., mais ce sera pour une autre fois !

J’ai très facilement absorbé le décalage horaire à l’aller en plus – au retour ce fut nettement plus dur, certainement en lien aussi avec les circonstances. La météo fut plutôt bonne, quoique parfois moins clémente que ce à quoi je m’attendais. J’ai ainsi été obligée de m’acheter une paire de collants sur la route pour San Diego, afin de pouvoir porter tous les shorts que j’avais emmenés… !

La Californie en chiffres :

Un jour de voyage, 3 jours à L.A., 3 jours à San Diego, 3 jours dans le Sequoia et Kings Canyon National Park

Ce que j’ai préféré :

-          Les séquoias géants ! C’était pour moi un immanquable lors de ce séjour à LA, et je suis ravie d’avoir enfin pu les voir.

-         Retrouver Trader’s Joe, plus de 2 ans et demi après être rentrée de NY, et l’american way of life

-         Découvrir les lieux mythiques de L.A., que je ne connaissais que de nom… Hollywood, Rodeo Drive et Santa Monica

-         Le superbe cadre du Getty Center

-         Passer 10 jours en famille avec mes parents et ma grand-mère, cela n’arrive pas souvent, et c’est pourtant bien sympa.

Ce que j’ai moins aimé :

-          Pas grand-chose ! Parce qu’il faut bien dire quelque chose, peut-être la difficulté à découvrir L.A. si l’on n’a pas de voiture… L.A. n’a rien à voir avec NY ou San Francisco, et son absence de centre-ville rend la voiture indispensable.

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[Californie J10] La fin des vacances…

Les vacances se terminent de manière abrupte le dimanche soir lorsque nous apprenons le décès de la grand-mère de Benoît, qui avait 96 ans. Comme souvent dans ces circonstances, à la tristesse de cette nouvelle s’ajoutent de multiples choses à gérer… Nous passons donc la fin de soirée à nous organiser via Skype et à essayer de trouver des billets pour descendre à Nice pour l’enterrement en plein pont de l’Ascension. Je passe par ailleurs une partie de la nuit à avancer sur mon mémoire, que je vais du coup devoir rendre plus tôt que prévu.

Le lundi matin je laisse tomber mes vélléités de visite et je boucle ma valise avant de continuer sur le mémoire. Je dois avoir tout terminé d’ici 48 heures, et autant dire que je suis loin du compte… Je m’arrête peu avant midi, et après un petit bain dans la piscine nous déjeunons en famille sur la terrasse.

Premier et dernier plouf face à la vue

Premier et dernier plouf face à la vue

Bye bye L.A. ...

Bye bye L.A. …

L’enchaînement du retour se met ensuite en place, taxi, aéroport, avion… Pas de doute, l’A380 c’est cool, mais la longueur des files d’attente à l’enregistrement et à la sécurité est totalement désespérante ! Dans la file je remarque une petite mamie polonaise qui parle par signes avec tout le monde, et je la retrouve au niveau de la sécurité, lorsqu’elle supplie les agents de lui laisser la nourriture qu’elle voulait emporter dans l’avion… sans succès !

Pour le retour j’ai réussi à avoir une place sur le pont supérieur de l’avion, je suis ravie ! La classe éco est toute petite et l’ambiance est assez tranquille par rapport au pont inférieur. Enfin, je devrais écrire que l’ambiance était tranquille… Le mauvais pressentiment que j’avais eu en constatant que la mamie polonaise (toujours elle !) était assise à côté de moi de l’autre côté du couloir se confirme lorsque celle-ci réalise, avant même le décollage, que ma voisine est elle aussi polonaise. Et là, c’est le drame ! Elles se mettent à parler non stop au-dessus de moi, qui tente de bosser mon mémoire comme je peux. Entre deux tirades elles me donnent les bons plans pour voyager en Pologne… autant vous dire que maintenant je suis au taquet niveau cures thermales polonaises :-D

Ma nouvelle astuce voyage : commander des repas vegan. Comme ça, j'évite la viande ET la mayo ^^

Ma nouvelle astuce voyage : commander des repas végétaliens (ni viande, ni poisson, ni œufs, ni produits laitiers). Comme ça, j’évite la viande ET la mayo ^^ (et pour une fois je termine mon plateau…)

Les casiers à bagages cassent les uns après les autres durant le vol (oui, c’est moche pour un avion censé être neuf…), heureusement sans blesser qui que ce soit. Le steward que je taquine à ce sujet oscille entre cynisme et résignation… L’équipe des hôtesses et des stewards est assez incroyable, ils semblent super bien s’entendre, se font des blagues non stop et critiquent en douce tous les passagers pénibles. Quant au relogement des bagages dans un avion déjà bien plein c’est tout un art, entre Tetris et diplomatie. Je vous passe les cris d’orfraie de ma voisine lorsque le chef de cabine pousse un peu trop vigoureusement sa valise au fond d’un casier…

En tout cas, entre le mémoire, les Polonaises, les casiers qui lâchent et l’ambiance mise par les hôtesses/stewards, l’atmosphère est totalement surréaliste et je dois dire que malgré la fatigue et le stress cela n’est pas sans me faire sourire… J’aurais voulu inventer ce vol que je n’aurais pas réussi !

Je dors deux petites heures sur les onze heures et demie de vol, et lorsque je suis trop KO pour avancer correctement je me mets devant Winter’s Tale (Un amour d’hiver), qui n’est pas le film du siècle mais qui fait passer le temps. J’arrive à Paris relativement fraîche, je crois que ce sont les nerfs qui me tiennent… Beaucoup de choses nous attendent dans les jours qui viennent, mais ceci est une autre histoire !

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[Californie J7 à J9] – Sur la route des séquoias… (du 23 au 25 mai 2014)

Le vendredi matin nous partons en voiture en direction des grandes forêts de séquoias qui sont situées entre L.A. et Yosemite. Cela faisait longtemps que je rêvais de les découvrir, et je suis ravie que cela ait pu s’organiser à l’occasion de mon petit séjour californien !

Nous déjeunons au bord du lac Isabella, un grand réservoir artificiel planté au milieu d’une étendue aride, de temps en temps entrecoupée d’un peu de verdure et d’eau. Il y a un vent à décorner les œufs et le pique-nique en est un peu perturbé, tout s’envole y compris les verres à moitié pleins ! Ce week-end est un week-end de trois jours car lundi c’est Memorial Day, et il y a déjà un certain nombre de campings-car qui se sont installés sur les bords du lac. Ce lac semble idéal pour pratiquer des activités nautiques type kitesurf mais cet environnement très sec n’est pas le plus joli qui soit…

Lac Isabella

Lac Isabella

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South Creeek Falls

South Creeek Falls

Quelques dizaines de kilomètres (et de virages…) plus loin nous entrons dans la Sequoia National Forest. Here we are ! Nous sommes maintenant à près de 2000m d’altitude et le fond de l’air est devenu plus frais. Nous ne tardons pas à apercevoir les premiers séquoias géants. Avec leurs énormes troncs rougeâtres et leurs sommets si lointains, ils sont impressionnants… Leur base aussi est étonnante et nous fait penser à des pattes d’éléphants.

Nous profitons du « Trail of a Hundred Giants », un petit circuit piéton aménagé dans la forêt, pour aller les admirer de plus près. Certains sont couchés sur le sol, d’autres sont mangés par les termites, mais leur taille reste incroyable… ainsi que leur âge. Du haut de ces séquoias, plusieurs millénaires (entre 2 et 3) nous contemplent… S’ils pouvaient parler, ils nous en diraient des choses !  Il n’y a pas que des séquoias dans la forêt et nous voyons également des pins rouges, des sugar pines, des cèdres… Nous remarquons que les séquoias poussent souvent en groupe de 2 ou 3 – ou peut-être que ce sont tout simplement ceux qui étaient regroupés qui ont le mieux survécu aux divers incendies selon le concept de « à plusieurs, on est plus forts » !

Trail of a hundred giants

Trail of a Hundred Giants

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Un géant tombé

Un séquoia englobe un pin

Un séquoia englobe un pin

L’air se réchauffe au fur et à mesure que nous redescendons doucement dans la vallée. Le long de la route vers l’hôtel il y a de très nombreux vergers (orangers, vignes, cerisiers…), c’est la région des cultures ici… Nous croisons plusieurs stands au bord de la route, où les fermiers vendent leurs fruits. C’est archi tentant ! Nous nous posons un moment à l’hôtel, je teste la piscine et puis nous ressortons dîner chez Sizzler, un family restaurant ayant l’avantage non négligeable de proposer aussi bien un salad bar bien garni que de bonnes grillades, ce qui satisfait donc tout le monde !

Les vergers

Les vergers

Samedi matin nous reprenons la route en direction du Sequoia National Park. En chemin nous nous arrêtons au lac Kaweah, que je trouve plus sympa que le lac Isabella d’hier… L’environnement est plus joli, un peu plus vert, et puis on peut y louer facilement des bateaux.

Lac Kaweah

Lac Kaweah

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Comme hier, la route qui monte au parc tournicote bien, nous sommes à la montagne… En prime, nous ne sommes pas les seuls à avoir décidé de découvrir le parc des Séquoias en ce WE prolongé et il y a de la queue à l’entrée ! Une fois à l’intérieur je suis surprise du nombre de panneaux informant de la présence d’ours dans le parc, et expliquant ce qu’il faut faire (et ne pas faire) en cas de rencontre impromptue. Les poubelles sont ainsi disposées dans des conteners verrouillés, on nous recommande de ne pas laisser de nourriture en vue dans la voiture, de lancer de petits projectiles vers un ours qui serait trop entreprenant…

Attention aux ours !

Attention aux ours !

De nombreux vestiges attestent de la présence des Indiens depuis longtemps sur le secteur, comme des peintures ou des mortiers qui traînent de-ci de-là.

Hospital Rock

Hospital Rock

Ancien mortier

Ancien mortier

Après quelques arrêts nous partons en direction du Moro Rock, un gros rocher granitique qui domine le parc et dont on peut faire l’ascension. Le parking principal est complet et nous devons nous garer plus loin et emprunter deux navettes pour nous rendre au départ de la balade. Globalement l’attente de la navette sera une activité à part entière de la journée, au vu du temps que cela nous prendra ! Ce n’est pas totalement bien rodé, et on se sent un peu comme dans le métro à l’heure de pointe. L’ascension du Moro Rock est assez facile, via un chemin bien balisé et protégé. De là-haut on surplombe une grande partie du parc, c’est superbe !

Moro Rock

Moro Rock

Vue sur le parc depuis Moro Rock

Vue sur le parc depuis Moro Rock

Vue sur la route qui traverse le parc

Vue sur la route qui traverse le parc

« I’m on the top of the big rock !! » (bis, bis repetita)

« I’m on the top of the big rock !! » (ter repetita)

Nous poursuivons en navette jusqu’à Crescent Meadow, une belle prairie au milieu de la forêt de conifères. Un chemin en fait le tour, et nous rencontrons plusieurs chevreuils (ou apparentés), adorables avec leurs grandes oreilles ! Il y a de nouveau de beaux séquoias, on ne s’en lasse pas…

En chemin, un pont original

En chemin, un pont original

Crescent Meadow

Crescent Meadow

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Nous avançons tranquillement, lorsque soudain nous remarquons que les gens devant nous se sont arrêtés et commencent à chuchoter. Nous ralentissons, et soudain nous apercevons un ours en train de traverser la prairie devant nous. Nous sommes à moins de cinquante mètres de lui… Il traverse tranquillement l’herbe et va se mettre à couvert sous les premiers arbres bordant la prairie. J’aperçois soudain avec les jumelles un mouvement dans l’arbre juste au dessus de lui… et ce sont non pas un, mais deux oursons que je vois alors descendre de l’arbre en s’agrippant au tronc ! C’est à la fois adorable et moyennement rassurant, nous sommes tellement près… ! Nous les regardons un bon moment, derrière les rangers appelés en renfort, et puis… nous faisons demi-tour, le chemin passe bien trop près de la petite famille ;-) En voilà une belle rencontre !

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Nous reprenons ensuite la navette et retrouvons ma grand-mère au musée, près duquel pousse « la sentinelle », un sequoia « moyen » de 78m et 2200 ans d’âge, quand même !

La sentinelle

La sentinelle

L’arbre star de la forêt est un peu plus loin… j’ai nommé le « General Sherman ». Agé de 3200 ans environ, ce sequoia géant est le plus gros arbre au monde de par le volume de son tronc, qui frôle les 1500m3. Son périmètre à sa base est de 33 mètres. Nous nous sentons petits… Comme de nombreux séquoias il présente une « cicatrice » liée aux incendies qu’il a traversés, incendies qui l’ont donc marqué sans le détruire puisque l’écorce des séquoias, de par les tanins qu’elle renferme, rend ces arbres très résistants aux flammes.

General Sherman

General Sherman

La cicatrice du feu

La cicatrice de General Sherman

Après cette dernière balade nous prenons le chemin du retour ;  le soleil de fin journée nimbe le parc de couleurs chaudes, et à chaque virage la route qui redescend vers la vallée nous offre des vues superbes sur la forêt que nous sommes en train de quitter.

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Renard ou coyote ?

Renard ou coyote ?

Après cette grande journée nous ne faisons pas long feu le soir. Nous dînons de nouveau au Sizzler et puis nous nous couchons tôt. Objectif : se lever tôt demain, afin de pouvoir retourner dans le parc avant de rentrer à L.A. ! En effet, avec le monde qu’il y avait nous avons perdu pas mal de temps et nous n’avons pas eu le temps de faire tout ce que nous voulions….

Pari tenu, le dimanche nous arrivons dans le parc avant la foule, et c’est bien agréable ! Notre première étape du jour est un autre arbre star, le « General Grant ». Si le General Sherman était le plus gros en terme de volume, celui-ci est le plus large en terme de diamètre à sa base (12m). C’est également le 3è arbre le plus volumineux au monde. Comme hier, il est intégré au sein d’une agréable promenade où nous admirons encore de beaux arbres. En chemin nous traversons un tunnel bien particulier… puisqu’il s’agit d’un sequoia tombé en 1900 et évidé. Il a servi d’abri aux premiers « visiteurs » du parc, notamment ceux qui se sont occupés de sa construction. Nous découvrons également une cabane ayant servi d’abri à la cavalerie puis aux premiers rangers.

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Le séquoia tombé et creusé

Le séquoia tombé et creusé

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General Grant

General Grant

La cabane

La cabane

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Après cette jolie balade nous reprenons la route en direction de Hume Lake, un petit lac que nous avions repéré sur la carte. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et nous ne sommes pas déçus, il s’agit d’un superbe lac de montagne entouré de pins. Entre le bleu profond de l’eau, le bleu clair du ciel et le vert intense des arbres, ce petit coin a des airs de paradis… On se croirait dans le nord du Canada, en tout cas c’est comme cela que je l’imagine ! Nous pensions pique-niquer au bord du lac mais il y a foule alors nous nous replions un peu plus loin de la forêt. On n’entend que les cigales et le bruit du vent dans la pinède, vive les vacances !

Hume Lake, un petit lac caché dans les pins...

Hume Lake, un petit lac caché dans les pins…

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Hé hé, je suis plus grande que le séquoia derrière moi !! OK, c’est un petit, mais quand même !

Hé hé, je suis plus grande que le séquoia derrière moi !! OK, c’est un petit, mais quand même !

Un peu plus loin débute le Kings Canyon National Park. La route serpente d’abord en hauteur, offrant de superbes panoramas sur le canyon, puis descend pour longer la rivière. Plusieurs petites balades sont organisées et permettent d’aller voir de jolies chutes d’eau. Papa, Grand-Mère et moi en profitons pour nous dégourdir les jambes, pendant que Maman fait la sieste dans la voiture ;-)

Kings Canyon

Kings River Canyon

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Grizzly Falls

Grizzly Falls

Roaring River Falls

Roaring River Falls

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Quelques kilomètres après la dernière chute d’eau, la route se termine d’un coup… à Road Ends, logique, non ? ;-) Là encore le lieu est superbe avec une belle prairie couverte de pommes de pin, une rivière et des geais bleus qui guettent les miettes des voyageurs… Il y a de nombreuses possibilités de randonnée dans le coin, de quelques heures à plusieurs jours. Il faut juste ne pas avoir peur des ours !

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Geai bleu

Geai bleu

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C’est ici que notre découverte du Sequoia et du Kings Canyon National Park s’achève… A Road Ends il faut faire demi-tour, et nous refaisons le chemin du matin en sens inverse. Nous reprenons ensuite la route en direction de L.A., où nous arrivons juste avant 22H… c’est-à-dire juste avant la fermeture du Chipottle, notre petit resto mexicain à emporter. Hip hip hip, hourra ! C’est le dîner en apothéose d’un week-end fort réussi, et je recommande cette escapade nature à tous ceux qui passent par L.A. !

La carte du parc pour ceux qui programment une visite

La carte du parc pour ceux qui programment une visite

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[Californie J6] – Journée tranquille à LA, de l’Observatoire à Trader’s Joe

Aujourd’hui, changement de rythme ! Après ces cinq premières journées bien remplies, nous levons le pied en ce jeudi. Pas de réveil, petit-déjeuner tranquille avec les colibris qui viennent boire un peu de nectar de bougainvillées… Je passe ensuite la matinée à bosser, j’ai toujours un mémoire en suspens, et à mon grand désespoir je crains qu’il ne s’écrive pas tout seul. Oui, c’est inadmissible, je suis bien d’accord avec vous… En tout cas j’admire les personnes qui reprennent des études à 30 ou 40 ans, parce que vraiment, à partir d’un moment, c’est pénible de devoir pondre des mémoires ultra-scolaires…  Enfin, j’avance assez bien, et j’ai le sentiment du devoir accompli lorsque nous nous installons pour déjeuner !

L’après-midi nous retournons à l’Observatoire pour visiter le musée de l’espace qui s’y trouve.  Le musée est bien fait, quoique peut-être un chouïa trop pointu pour les incultes totales que nous sommes. Enfin, il est assez ludique et on peut déclencher petit tremblement de terre en sautant devant le sismomètre, se peser sur toutes les planètes du système solaire… On s’amuse bien ;-)

Les trois petits zigouigouis sur la droite, c'est mon tremblement de terre !

Les trois petits zigouigouis sur la droite, c’est mon tremblement de terre !

Sur, le régime s'impose...

Sur Jupiter, le régime s’impose…

Rencontre avec Einstein

Rencontre avec Einstein

Que calor ! (et sinon, ça se vérifie que j'ai toujours les mains froides et GM les mains chaudes...)

Que calor ! (et sinon, ça se vérifie que j’ai toujours les mains froides et GM les mains chaudes…)

Le soir nous faisons une virée en famille chez Trader’s Joe, le supermarché qui manque à Paris… J’ai découvert cette chaîne à NY en 2011 et j’adore cette enseigne. Publicités ludiques, étiquettes colorées, dégustations quotidiennes, produits de bonne qualité, pas mal de bio, c’est mon Graal en terme de supermarché. Je fais le plein de produits introuvables en France, et je me dis que j’ai vraiment bien fait de partir avec une valise à moitié vide !

Mon butin ! :-) :-) :-)

Mon butin ! :-) :-) :-)

Nous dînons en famille et nous nous couchons relativement tôt, demain matin nous repartons en vadrouille… direction le Parc National des Sequoias pour trois journées nature!

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[Californie J3 à J5] – Trois jours entre filles à San Diego (du 19 au 21 mai 2014)

Money can’t buy happiness, but it can buy marshmallows, which are kinda the same thing. Hotel del Coronado.

Après ces deux premières journées de découverte de Los Angeles, nous sommes parties pour 3 jours « entre filles », direction San Diego. Située à environ 200km au sud de L.A., plus ancienne ville de Californie, San Diego est une ville à taille humaine, où la plupart des coins sympas peuvent se visiter à pied ou en bus.

Nous logions au Hilton Baywatch, face à la marina, et je ne peux que recommander cet hôtel… La vue depuis notre chambre était spectaculaire, quel plaisir de se réveiller le matin avec une vue pareille ! Le buffet du petit-déjeuner était top, il rentre d’ailleurs dans mon top 3 des buffets d’hôtel. J’ai fait ma cure de myrtilles, mûres, fraises et framboises fraîches. Last but not least, la belle piscine et le hammam où l’on peut choisir sa musique, avant de se reposer dans la salle de détente avec des rondelles de concombre sur les yeux… Le luxe absolu a une adresse !

Vue sur la marina depuis notre chambre

Vue sur la marina depuis notre chambre

Un buffet mirifique

Un buffet mirifique

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Nous avons profité de ces trois jours pour visiter tranquillement cette jolie ville qu’est San Diego. Le lundi, après une bonne pause shopping sur la route, nous faisons une grande balade sur la promenade aménagée le long de la marina (celle que l’on voit depuis la chambre). Nous marchons ainsi jusqu’à l’USS Midway, un énorme navire de guerre amarré définitivement. A ses pieds est installée une statue étonnante et qui me plaît beaucoup ! Un peu plus loin nous tombons sur le musée maritime, où l’on peut admirer de nombreux bateaux dont le Star of India, qui serait le plus vieux navire du monde encore en activité (1863).

Le navire Dole a jeté l’ancre près de l’hôtel

Le navire Dole a jeté l’ancre près de l’hôtel

USS Midway

USS Midway

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Star of India

Star of India

Musée maritime

Musée maritime

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Le soir nous dînons au Fish Market, un délicieux restaurant de poissons situé à deux pas de l’USS Midway. Le serveur est étonnant, il parle avec une voix de stentor nasillard tout en étant absolument charmant, il participe sans aucun doute à l’excellente soirée que nous passons ! Je teste pour la première fois un mets qui me tentait de longue date, j’ai nommé le crabe royal d’Alaska… C’est un délice absolu, je suis convaincue !

"Ma" statue by night

"Ma" statue by night

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Le mardi matin le ciel est dégagé et nous en profitons pour partir sur Coronado Island, une île située juste en face de San Diego et reliée à elle par un grand pont. Les deux grands points d’intérêt de l’île sont d’une part la vue sur San Diego, et d’autre part le superbe hôtel Del Coronado, situé de l’autre côté de l’île, et dans lequel le film Some like it hot a été tourné. L’hôtel est absolument sublime (et hors de prix…), face à une plage de sable fin, c’est un cadre idyllique pour passer des vacances… Nous croisons également des beaux hérons sur l’île ainsi que, plus surprenant, des flamants roses, dans les jardins du Marriott ! A noter que pour les non-motorisés, l’île est accessible en ferry depuis San Diego, ou bien avec le tramway touristique, définitivement une bonne option.

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Le pont

Le pont

Les hérons... qui se coursaient gravement !

Les hérons… qui se coursaient gravement !

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La skyline de San Diego !

La skyline de San Diego !

Hôtel del Coronado

Hôtel del Coronado

La plage face à l'Hotel del Coronado

La plage face à l’Hotel del Coronado

Top confort non ?

Top confort non ?

Un palmier esseulé !

Un palmier esseulé !

En fin d’après-midi nous partons visiter Old Town, ancien quartier de style espagnol associant maisons en adobe et boutiques dans un style « Amérique au XIXè siècle » autour d’une grande place arborée. Des boutiques « à l’ancienne », spécialisées dans les confiseries, le tabac, la passementerie… voisinent avec divers bâtiments historiques, notamment une prison reconstituée et un bel hôtel. Un passage est également dédié à la culture mexicaine – il ne faut pas oublier que nous sommes ici à 30km à peine de la frontière. Nous assistons à un petit spectacle de danse typique assez sympathique, où les danseuses ont des robes aux jupes immenses. Nous passons un bon moment à flâner d’une boutique à l’autre, l’ensemble est bien léché et fait un peu Disneyland mais c’est assez mignon !

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Un arbre superbe trône au centre de la place

Un arbre superbe trône au centre de la place

Une des boutiques vue de l’extérieur

Une des boutiques vue de l’extérieur

Boutique de tabac

Boutique de tabac

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Entrée du passage mexicain

Entrée du passage mexicain

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A deux pas du centre historique se trouve Heritage Park, un mini-quartier victorien avec des maisons datant de 1870 environ qui ont été remontées ici afin d’être préservées. Elles ont vraiment de l’allure ! Au même endroit se trouve la plus ancienne synagogue de San Diego, toute en bois et très épurée à l’intérieur.

Synagogue Beit Israël

Synagogue Beit Israël

Les maisons victoriennes

Les maisons victoriennes

Le soir nous dînons dans le Gaslamp Quarter, un quartier très touristique qui a la particularité d’être éclairé par des lampes à gaz. C’est à deux pas de l’hôtel, et après avoir dîné dans un petit resto mexicain qui s’avèrera blindé de Français nous rentrons à pied à l’hôtel.

Entrée du Gaslamp Quarter

Entrée du Gaslamp Quarter

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Une boutique vend des robes « à l’ancienne », où ma grand-mère reconnaît certains modèles !

Une boutique vend des robes « à l’ancienne », où ma grand-mère reconnaît certains modèles !

Le mercredi 21, après un combo gagnant hammam/buffet nous faisons le check out et reprenons la route. Nous ne rentrons toutefois pas directement à LA… Nous sommençons par aller nous promener dans Balboa Park, où sont regroupés tous les musées de San Diego, ainsi que le zoo. Nous n’avons pas énormément de temps et nous nous contentons de nous balader sur la promenade aménagée entre les différents bâtiments. Il y a beaucoup d’arbres, de fontaines, l’architecture des différents musées est jolie… C’est sympa comme tout. Nous entrons dans le Botanical Building, une grande serre  en bois. C’est une visite sympa que je vous recommande, et en plus c’est gratuit ! A deux pas de là se trouve le village des artisans où nous faisons un tour, il y a notamment un photographe qui fait de belles photos des parcs nationaux américains.

Pas de doute, nous sommes bien aux USA...

Pas de doute, nous sommes bien aux USA…

Botanical Building

Botanical Building

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Aviez-vous déjà vu une tortue en train de perdre une écaille ? Ben voilà, c'est fait.

Aviez-vous déjà vu une tortue en train de perdre une écaille ? Ben voilà, c’est fait.

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Balboa Park

Le village des artisans

Le village des artisans

Nous partons ensuite à la découverte du Cabrillo National Monument. Il s’agit d’un tout petit parc national situé sur une pointe au nord de San Diego, ainsi nommé en hommage à Cabrillo, le premier Européen à découvrir la baie de San Diego. Il y a un petit musée, un mémorial, un phare (un phaaaare !!!!) et des vues superbes sur San Diego et sa baie. En hiver on peut voir passer les baleines qui descendent vers les mers plus chaudes. Cette visite nous rappelle également que le port de San Diego est une énorme base militaire… Nous voyons passer de nombreux avions militaires, et toute la zone avant le parc est en fait un gigantesque cimetière où les croix blanches semblent se dérouler à l’infini.

Vue sur la baie de San Diego

Vue sur la baie de San Diego

L’un des avions militaires ; à l’arrière plan vous pouvez voir l’hôtel Del Coronado avec ses toits rouges, puis San Diego encore derrière.

L’un des avions militaires ; à droite vous pouvez voir l’hôtel Del Coronado avec ses toits rouges, à gauche le grand pont, puis San Diego à l’arrière-plan

Le phare

Le phare

Après la tortue qui perd son écaille, je continue dans l'insolite avec une fleur d'artichaut !

Après la tortue qui perd son écaille, je continue dans l’insolite avec une fleur d’artichaut !

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C’est au Cabrillo National Monument que, alors en plein pique-nique sur le parking, nous voyons se garer près de nous une superbe Bugatti ancienne, conduite par un personnage haut en couleurs. Ancien militaire, il a acheté cette voiture il y a 6 ans sur la côte est, l’a ramenée ici, réparée, briquée, et maintenant il consacre son temps à parader avec, entre expositions, concours, foires diverses… et parking du Cabrillo National Monument ;-) Il est très sympa, très fier de sa voiture qu’il a fort bien restaurée, et nous passons une bonne demi-heure à discuter avec lui. Il nous rapporte par ailleurs qu’il a vu le matin même une baleine échouée dans le coin, photos à l’appui :-(

THE Bugatti !

THE Bugatti !

C’est sur cette dernière visite que se termine notre découverte de San Diego. Nous rentrons toutes les trois absolument enchantées de ce petit séjour, San Diego est vraiment une ville très agréable qui mérite le détour lors d’un séjour en Californie !

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