Porto, J2 : Le jour où nous avons marché, marché, marché… après les Machu Picchu Warriors, voici les Porto warriors !

Une bonne nuit de sommeil plus tard, nous voilà frais et dispos pour attaquer une nouvelle journée de visite… et ça tombe bien, car aujourd’hui nous avons prévu de faire un grand tour jusqu’à l’océan, en passant par divers points d’intérêts repérés sur la carte.

Pour ce faire nous pensions louer des vélos, mais lorsque nous arrivons devant la boutique nous découvrons qu’elle est fermée. Le plan B, qui était le bus touristique, tombe également à l’eau car le circuit ne se fait pas dans un sens pratique pour nous. Qu’à cela ne tienne, nous partirons donc à pied ! Nous avons triomphé du Machu Picchu, ce n’est quand même pas Porto qui va nous faire peur…

Nous longeons le Douro sur quelques kilomètres, admirant ce beau fleuve qui sépare Porto de VilaNova de Gaia, la ville d’en face.  La promenade le long du fleuve est bien aménagée, avec de la verdure et les habitants de Porto en profitent en ce dimanche ensoleillé : pêcheurs, promeneurs et joggeurs s’en donnent à cœur joie !

Les dinosaures envahissent la ville...!

Les dinosaures envahissent la ville…!

Pont d'Arrabida

Pont d’Arrabida

Passage sous le pont

Passage sous le pont

Bateaux de pêche à l’approche de l’océan

Bateaux de pêche à l’approche de l’océan

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Nous bifurquons ensuite en direction de notre étape matinale, la fondation Serralves. Il s’agit d’un grand musée d’art contemporain abritant des expositions temporaires, à deux pas du lycée français, L’accès au musée et au jardin est gratuit le dimanche de 10H à 13H.

Bibliothèque du musée

Bibliothèque du musée

Trois expositions sont visibles actuellement, de qualité variable selon nous. Nous apprécions beaucoup la partie présentant le travail d’Alberto Carneiro sous forme de sculptures végétales, ainsi que toute la section « art contemporain ». En revanche, le travail de Jorge Martins sous forme de dessins en noir et blanc nous plaît nettement moins. Mon coup de cœur personnel reste tout de même un genre d’estrade, réalisée par Ana Maria Tavares, sur laquelle on peut monter et écouter une bande son évoquant l’agitation d’une rue dans un ailleurs inconnu ! La sensation en haut de cette estrade, face à un grand miroir, est assez indescriptible… On se sent dans la foule, et pourtant seul au monde.

Art contemporain

Art contemporain

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Où est Benoît ?

Où est Benoît ?

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Nous terminons la visite du musée par la gift shop où ils vendent des choses très astucieuses, comme cette nappe de pique-nique façon chemise, qui peut se boutonner au pied d’un arbre. Nous découvrons également, non sans une pointe de regret, le super buffet au dernier étage du musée… dommage que l’on ait prévu des sandwichs ;-)

Nous déjeunons dans les jardins du musée, qui sont très agréables. Ils présentent là encore diverses œuvres en plein air, d’intérêt variable. Nous flânons au hasard des allées, sentant une fleur par ici, écoutant un oiseau par là, profitant du soleil sur les bancs… Nous nous sentons en vacances ! Nous nous posons ensuite un instant à la cafétéria des musées, où les prix des boissons défient l’imagination des parisiens que nous sommes : 0,85 euros le café, 1,30 euros le chocolat chaud :-) Autant vous dire qu’on n’hésite pas…

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Nous reprenons ensuite notre balade jusqu’au Parque da Cidade, le Central Park local. Cet immense espace vert avec prairies et lacs occupe plusieurs hectares et constitue l’un des poumons de Porto. L’ambiance est sympan avec toutes les familles et les groupes d’amis venus profiter du soleil. Nous nous installons face à l’un des lacs pour déguster une petite glace…

Parque da Cidade

Parque da Cidade

De l’autre côté du parc se trouve l’océan, que nous découvrons avec bonheur. Toute une promenade est aménagée en front de mer, avec chemins de planches et petits cafés les pieds dans l’eau (ou presque !) La côte est plus ou moins découpée, parfois l’océan est bordé de rochers, parfois de plages de sable fin. Là encore c’est plus qu’agréable… par contre l’eau est froide, je me trempe les pieds mais ne vais guère plus loin !

Un rond-point étonnant

Un rond-point étonnant

 

Petit fort

Petit fort

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Nous marchons ainsi jusqu’au moment où le Douro rejoint l’océan – la boucle est bouclée ! Nous sommes littéralement KO, mais heureusement Benoît veille… Il a repéré qu’un petit tramway touristique pouvait nous ramener tout droit dans le centre en s’épargnant les 4kms de longeage de Douro. J’adhère à 200 % ! Le tramway semble sorti du siècle dernier avec ses aiguillages qui se changent à la main et ses sièges anciens.

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De retour à l’hôtel, Benoît se dévoue pour ressortir faire les courses pour demain pendant que je bulle à la chambre. Le soir nous dînons dans une petite pizzeria toujours pleine à craquer. On comprend pourquoi lorsque l’on goûte leurs pizzas, elles sont délicieuses. Nous avions pris l’ordinateur pour avancer notre livre-photo du TDM pendant la commande, on en est à la Bolivie, et c’est l’occasion d’une conversation un peu surréaliste avec nos voisins de table, qui connaissent bien le Salar d’Uyuni… C’est toujours drôle de rencontrer d’autres voyageurs, aux quatre coins du monde.

Nous rentrons ensuite à la chambre, voilà encore une belle journée à Porto !

En route pour Porto !

Un séjour à Porto, ça se mérite… le départ fut matinal et rythmé à la minute près, comme souvent lorsque nous prenons le train ou l’avion. Réveil à 5H, à 5H30 nous étions dans le métro, à 5H45 dans le RER, à 6H15 à l’aéroport, à 6H30 au Starbucks (!), à 7H15 dans le minibus sur la piste, à 7H20 dans l’avion… et là, bimbamboum, retard pour cause technique. Grrr ! Nous avons finalement décollé avec une heure de retard. L’un des stewards était marrant, il essayait de vendre les produits du catalogue easyjet en mode « télé-achat », cela nous a bien fait rire…

Nous avons eu la chance d’être du bon côté de l’avion lors du survol de Porto, juste avant l’atterrissage. La vue sur Porto et ses ponts était de toute beauté, cela valait la peine de payer quelques euros supplémentaires pour avoir une place côté hublot !

Survol de Porto et vue sur les ponts

Survol de Porto et vue sur les ponts

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Nous arrivons à Porto sour un grand soleil, et même si le fond de l’air est frais cela reste bien agréable. Nous prenons le métro pour rejoindre le centre-ville, où se trouve notre hôtel. La chambre n’est pas prête lorsque nous arrivons mais l’accueil est plus que charmant avec un hôtelier adorable qui, dans un anglais excellent, nous montre les choses à faire sur la carte.

Nous ressortons déjeuner, et testons un petit resto portugais situé à deux pas de l’hôtel. Il est midi pile et nous sommes bien sûr les premiers, le rythme ici est quelque peu différent ! C’est une famille qui tient le restaurant et ils sont en plein dans la préparation des deux plats du jour, qu’ils nous montrent afin que nous puissions faire notre choix malgré notre méconnaissance totale du portugais :-) Le temps que cela finisse de cuire on passe un bon moment sur la terrasse, je commence à bronzer… Voilà, les vacances commencent réellement et ça fait du bien !

Le plat de Benoît, à base de veau, d’œufs, de bacon, de riz et de chips (un plat d’homme !) est plutôt bon dans son genre… par contre le mien n’est pas top, j’ai pris du poisson grillé et il arrive non vidé avec des légumes bouillis. Je ne suis pas très convaincue…

Le plat de Benoît

Le plat de Benoît

Nous passons ensuite l’après-midi à nous balader dans les rues de la ville, dont nous avions eu un mini-aperçu sur le chemin entre le métro et l’hôtel. L’architecture est telle que nous l’imaginions avec de petites rues, des balcons en fer forgé, des fleurs partout, du linge qui sèche aux fenêtres, le tout sous un grand soleil… Welcome to Portugal !

Première vue panoramique sur la ville

Première vue panoramique sur la ville

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Par contre nous sommes frappés par le grand nombre de bâtiments désaffectés… Même dans le centre-ville il existe de nombreux immeubles ou habitations en ruine, parfois remplies de végétation.

Grand bâtiment désaffecté au bord de la Douro

Grand bâtiment désaffecté au bord de la Douro

Charmant petit passage couvert... complètement en ruine

Charmant petit passage couvert… complètement en ruine

Nous marchons ainsi jusqu’au musée de la vie romantique, gratuit le week-end. Il abrite une jolie collection de meubles, de tentures et de tableaux. La visite se fait avec un audioguide en anglais, et collés-serrés par un membre du personnel, vraisemblablement pour s’assurer que l’on ne repart pas avec l’un des bibelots dans le sac à main ;-) Le musée est niché dans un beau parc depuis lequel on a une belle vue sur le pont D’Arrabida.

« Fauteuils à causette » dans le musée

« Fauteuils à causette » dans le musée

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De nombreux paons peuplent le parc

De nombreux paons peuplent le parc

De retour à l’hôtel, nous découvrons notre chambre avec ravissement… C’est bien plus luxueux que ce à quoi nous nous attendions. La chambre est meublée de manière épurée et moderne, avec un lit queen size aux draps immaculés. La salle de bain semble sortir tout droit d’un catalogue, et la chambre est agrémentée d’une kitchenette… et surtout, surtout d’un balcon avec vue sur la ville. Cerise sur le gâteau, un petit panier de bienvenue est posé sur la table. Nous sommes au paradis !

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En fin d’après-midi nous faisons un petit tour sur les bords de la Douro, la rivière qui traverse Porto. Les quais sont bien aménagés et il est très agréable de s’y promener. Il y a pas mal d’animation entre le petit marché touristique, les bateaux, les cafés… on est dans le centre touristique de Porto, et c’est plutôt sympathique. Nous en profitons pour admirer le pont Dom Luis, le pont métallique emblématique de Porto avec ses deux étages, ainsi que la cathédrale mi-romane mi-baroque !

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Pont Dom Luis

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Cathédrale

Cathédrale

Palais épiscopal

Palais épiscopal

Nous remontons ainsi jusqu’à la gare, à côté de laquelle nous découvrons un grand supermarché fort bien achalandé. Nous faisons quelques achats pour le petit-déjeuner et le pique-nique de demain, c’est pratique d’avoir un appart-hôtel ! Pour dîner nous nous posons au MacDo… un MacDo bien original, puisqu’il est décoré sur le thème de l’Art déco !

Un MacDo art déco

Un MacDo art déco

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Nous nous rentrons ensuite tout doux vers l’hôtel en passant par les rues « animées » de Porto, encore bien désertes… à 22H30 il est peut-être encore trop tôt pour que la fête batte vraiment son plein ? A l’hôtel nous croisons deux filles sur leur 31 pour sortir. Nous on est morts après cette longue journée, et on se couche sans demander notre reste.

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« Veuillez attacher vos ceintures… »

Gardes, thèse, astreintes, cours et maintenant remplacements, autant dire que je n’ai pas chômé depuis le retour de St Malo… Les trois dernières semaines ont été particulièrement infernales et fatigantes, et bien pauvres en jours de repos.

La bonne nouvelle, c’est que l’heure est venue de souffler… direction Porto, en amoureux, pour cinq jours de détente ! Me voilà donc en plein dans les bagages, aves le casse-tête de devoir voyager ultra-léger puisque nous partons avec Easyjet, sans bagage en soute. Par contre on revient avec une compagnie classique, donc j’ai prévu un petit sac mou en rab pour le retour afin de pouvoir shopper sans arrière-pensée ;-)

Comme souvent avant les départs j’en profite aussi pour faire un grand ménage chez moi… J’apprécie à chaque fois au retour de retrouver mon appartement propre et rangé !

Porto était sur ma liste de destinations-phares depuis plusieurs années, et je me réjouis de pouvoir enfin découvrir cette ville… Je vous ferai partager nos découvertes au retour, et je vous souhaite d’ici là un bon week-end !

Escapade bretonne à Saint-Malo (du 15 au 17 mars 2013)

Mi-mars Benoît et moi sommes partis passer le week-end à St Malo. C’était notre premier week-ed off – sans astreinte, ni cours, ni garde… incroyable mais vrai ! – depuis Cabourg fin décembre… Autant vous dire qu’on l’attendait avec impatience !

Histoire d’en profiter au maximum nous sommes partis du vendredi soir au dimanche soir… deux nuits sur place donc, ce qui rallonge toujours considérablement la sensation de coupure par rapport à un départ le samedi matin !

En tout cas une chose est sûre, nous avons toujours la poisse niveau transports lorsque l’on va là-bas… 45 minutes de retard cette fois, enfin, c’est toujours mieux que les 3 heures de retard lorsque nous y étions allés en octobre 2008 ! Heureusement les gérants de l’hôtel, dont la réception était fermée, nous avaient préparé la clé de la chambre comme convenu… et nous avaient même surclassés dans une chambre de catégorie supérieure, voilà un WE qui commence bien !

Nous avons ensuite alterné entre repos et visites, entre choses connues et choses à découvrir, entre fars et kouign amann. La météo fut quant à elle à la hauteur de sa réputation… Nous avons eu droit aux giboulées de mars dans toute leur splendeur, de la grêle au grand soleil, en passant par les nuages… et une lumière magnifique !

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Côté culture, nous nous sommes lancés dans la visite du musée d’histoire de St Malo, en deux parties : le château de St Malo le samedi, et la tour Solidor le dimanche. Ce musée est plutôt bien fait, et apprend pas mal de choses sur l’histoire de St Malo, la pêche et les expéditions maritimes. Du sommet de la tour Solidor on a en plus une très jolie vue.

Château de St Malo

Château de St Malo

A droite, la tour Solidor – Saint Servan

A droite, la tour Solidor – Saint Servan

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Vue depuis le sommet de la tour Solidor

Vue depuis le sommet de la tour Solidor

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Des séances de shopping mémorables ont également été au programme – vous ai-je déjà dit que nous ne shoppions quasiment qu’en dehors de Paris ? ;-) C’est ça le vrai snobisme – J’ai failli acheter une veste en skaï bleu électrique, avant de renoncer… (un mois plus tard, je me dis que j’ai bien fait !), et Benoît a refait une bonne partie de sa garde-robe en terme de polos.

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Point de week-end à la mer sans longue balade sur la plage… Nous nous sommes bien baladés sur la plage devant les remparts, du grand Bé où repose Chateaubriand au petit Bé avec son fort, en passant par la piscine d’eau de mer où nous avons fait plein de photos sur le plongeoir avant de réaliser que c’était interdit d’y aller…

 Plage de St Malo avec le petit Bé au loin

Plage de St Malo avec le Fort National au loin

Dernière demeure de Chateaubriand

Dernière demeure de Chateaubriand

Fort du petit Bé

Fort du petit Bé

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 Sur le plongeoir

Sur le plongeoir

Nous avons également flâné by night au hasard des petites rues de la ville fortifiée, et avons fait le tour de la ville sur les remparts.

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Parmi les choses que nous voulions absolument tester à Saint Malo, il y avait les thermes du grand hôtel. Nous y sommes allés le dimanche avant notre train, et avons passé deux heures délicieuses à barboter entre bains bouillonnants, hammams et jets puissants… C’était top ! Nous avons découvert par la même occasion la partie de Saint Malo qui va de la ville fortifiée aux thermes… une plage superbe et une promenade bordée de demeures centenaires, magnifique !

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La promenade vers les thermes

Hôtel des Thermes

Hôtel des Thermes

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Côté nourriture –vous savez combien ce sujet est essentiel sur ces pages ! – nous avons une fois de plus très bien mangé lors de ce week-end. Nous avions repéré une petite poissonnerie fort tentante en 2008, et on avait été assez fustrés de ne pas avoir pu la tester… Cette fois nous nous sommes rattrapés en nous confectionnant des plateaux de fruits de mer « homemade », montés discrétos à la chambre. En dessert – et plus si affinité – nous nous sommes régalés de kouign amann et de fars bretons.

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En tout cas on a bien rigolé en constatant que notre tour du monde a laissé des traces… nos réflexes de routards sont toujours là ! On tique au même moment lorsque l’on voit une prise électrique près de nous au restaurant (pratique en TDM pour recharger la batterie de l’appareil photo), et on investit la jardinière de notre chambre pour garder notre beurre au frais ;-)

 Le frigo dans la jardinière… on ne perd pas nos habitudes de routards ! ;-)

Le frigo dans la jardinière… on ne perd pas nos habitudes de routards ! ;-)

Nous sommes rentrés absolument enchantés de ce week-end breton, qui nous a permis de faire une bonne coupure dans notre rythme effréné. Saint-Malo est une ville fort agréable, et à seulement trois heures de TGV de la capitale cela en fait une bonne destination pour les Parisiens en mal d’air iodé !

***

Combien ça coûte ?

Pour le WE en transport/hébergement : 113,5 euros/personne, se décomposant comme suit :

-          60 euros/personne de TGV direct AR, réservé 3 mois à l’avance

-          53,5 euros/personne pour deux nuits en chambre double, taxe de séjour incluse, sans le petit-déj, à l’hôtel Bristol Union (que je recommande plus que vivement !!!) 

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BILAN BERLIN

« Berlin est pauvre, mais sexy » – Klaus Wowereit, maire de Berlin

Cela faisait un moment que je voulais aller à Berlin, et je suis rentrée absolument ravie de cette semaine de découverte. Berlin a cette fraîcheur, cette liberté, cette originalité qui me manquent parfois tant à Paris. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme parfois « la New York de l’Europe »… Les différents quartiers de Berlin on tous leur personnalité propre, et leurs spécificités qui transforment chaque balade en mini-voyage. Le quartier bobo de Prenzlauerberg avec ses grandes allées et ses magasins bio en veux-tu en voilà a été l’un de mes coups de cœur, tout comme l’ancien quartier juif avec son street art recouvrant toutes les façades.

Façade décorée dans le quartier de Neuköln

Façade décorée dans le quartier de Neuköln

Berlin regorge de petits détails qui font tout son charme… ainsi les feux piétons, avec l’Ampelmann d’Allemagne de l’Est maintenant adopté dans toute la ville.

Des feux piétons originaux à Berlin !

Des feux piétons originaux à Berlin !

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Autre détail sympa à Berlin, les ours –symboles de la ville – décorés et répartis un peu partout dans la ville…

L'un des nombreux ours peuplant les rues de Berlin

L’un des nombreux ours peuplant les rues de Berlin

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Un plagiat ? ;-)

Un plagiat ? ;-)

La filière bio est bien plus développée en Allemagne qu’en France, ce qui est bien illustré par les nombreux supermarchés bio que l’on trouve à Berlin. Il y a énormémement de choix, pour des prix inférieurs à ceux pratiqués en France. J’ai fait ma provision de thé… J’ai globalement très bien mangé à Berlin d’ailleurs.

LPG Markt : les plus grands supermarchés bio en Europe sont allemands

LPG Biomarkt : les plus grands supermarchés bio en Europe sont allemands

Une chaîne de délicieuses boulangeries 100% bio

Une chaîne de délicieuses boulangeries 100% bio

L'Allemagne, le pays de la saucisse ! (pas du tout bio pour le coup...)

L’Allemagne, le pays de la saucisse ! (pas du tout bio pour le coup…)

Il y a aussi toute une culture de Pâques en Allemagne – en tout cas Pâques version petits lapins et poussins décoratifs ! – dont j’ai pu avoir un aperçu entre les boutiques de déco et les supermarchés où les décors se mettaient en place.

Déco de Pâques à la Galleria, le Printemps local... ça c'est du gros lapin Lindt !

Déco de Pâques à la Galleria, le Printemps local… ça c’est du gros lapin Lindt !

Sur un plan pratique, il est très facile de voyager à Berlin. Le réseau de transports en commun est très bien fait, et les gens sont très accueillants, que l’on soit germanophone, anglophone… ou juste francophone, puisqu’en Allemagne les ¾ des collégiens/lycéens apprennent le français !

C’est par ailleurs une destination très abordable, avec un coût de la vie bien moindre qu’à Paris. Cette semaine tout compris m’a coûté à peine 450 euros : 98 euros d’avion (promo Air France avec résa 3 mois à l’avance), 120 euros d’hôtel (4 nuits, en sachant que j’ai ensuite fait 3 nuits de couchsurfing, donc gratuites) et environ 230 euros pour la vie quotidienne, les repas, les visites, les extras… sans me priver, et en ramenant pas mal de choses que l’on ne trouve pas en France, surtout de la nourriture. J’ai même failli rapporter des fleurs tellement leur prix était dérisoire…

Kiosque à fleurs dans le métro

Kiosque à fleurs dans le métro

Berlin vaut le détour, et mérite largement d’y consacrer un long week-end. En 3-4 jours vous aurez le temps de bien visiter la ville en elle-même. Quelques jours supplémentaires vous permettront d’aller à Potsdam et/ou au camp de concentration de Sachsenhausen, deux visites très différentes mais vraiment intéressantes.

De nombreuses personnes rencontrées sur place m’ont dit que Berlin était plus sympa l’été que l’hiver, ce que je crois volontiers vu le nombre d’espaces verts et de cafés qui doivent être bien agréables avec un rayon de soleil… Toutefois, même en plein hiver il y a de quoi bien visiter et s’amuser à Berlin… sans la foule estivale, ce qui est aussi appréciable. Enfin, je ne vois qu’une solution pour me faire mon idée… Y retourner en été ! ;-)

J7 : Dernier jour à Berlin, entre histoire juive, art moderne et parc de Tempelhof

Il me reste quelques endroits à découvrir sur la liste des choses que je voulais voir à Berlin, et je m’y attelle en cette dernière journée ici… déjà ! Mon avion ne décolle qu’à 18H30 du coup j’ai quand même pas mal de temps devant moi. Je prends des forces à coups de pâtisseries orientales absolument divines achetées à deux pas de chez Daniel et zou, c’est parti !

Je commence par visiter le grand musée juif, dont l’architecture assez originale a fait couler beaucoup d’encre. Il retrace notamment l’histoire des Juifs au XXè siècle via trois axes qui s’entrecroisent : l’axe de l’exil, qui représente l’émigration et qui aboutit dans un jardin hérissé de colonnes parmi lesquelles on se perd, l’axe de l’holocauste qui se termine dans une haute tour glaciale au sommet de laquelle brille une petite lumière – symbole d’espoir – , et enfin l’axe de la continuité, qui représente la vie et permet d’accéder au reste du musée. Je trouve ce musée très bien fait, à voir lors d’un séjour à Berlin ! Par contre la sécurité y est drastique, on se croirait dans un aéroport… et les sacs comme les manteaux doivent être laissés au vestiaire.

Le jardin de l'exil vu d'en bas...

Le jardin de l’exil vu d’en bas…

... et vu d'en haut !

… et vu d’en haut !

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Je me dirige ensuite vers un endroit qui me faisait rêver depuis deux ans : le parc de Tempelhof. J’avais assisté à un concert en plein air à Central Park où une « ode à Tempelhof » avait été jouée, et je rêvais depuis de m’y rendre. Il s’agit d’un immense espace vert, créé depuis mai 2010 sur l’emplacement d’un aéroport. De nombreux éléments de l’aéroport sont toujours visibles, et les pistes de décollage font le bonheur des cyclistes, skateurs et autres patineurs ! En cette belle journée de février, il y a pas mal de monde…

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Tempelhof, l’un des poumons de Berlin

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Je continue mes visites du jour par le musée d’art contemporain, construit dans une ancienne gare. Le cadre est fabuleux, épuré comme j’aime, la lumière entre par de gigantesques verrières, et les œuvres présentées sont très intéressantes. C’est un coup de cœur !

Musée d'art contemporain

Musée d’art contemporain

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Mao, par Andy Warhol

Mao, par Andy Warhol

Je termine mes visites berlinoises par la Kulturbrauerai, un grand complexe culturel situé à  Prenzlauerberg dans les murs de ce qui était autrefois une brasserie. Là encore l’architecture me plaît avec ces grandes bâtisses de briques rouges, et il y a de quoi flâner entre les boutiques, les expos, le cinéma… les fenêtres et les portes grandes ouvertes laissent s’échapper des notes de musique, et parfois entrevoir des couples qui dansent. J’aime ! Je n’ai hélas guère le temps de m’attarder plus que cela, l’heure tourne et il est temps pour moi de retourner prendre mon sac chez Daniel.

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Le complexe de la Kulturbrauerai

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Le long périple de retour vers Paris commence alors (ok, ok, bien moins long que d’autres périples, j’avoue !) : métro puis bus pour l’aéroport, enregistrement, sécurité… Une fois dans l’avion, ma place côté hublot savère complètement foireuse puisque je me retrouve près de l’issue de secours… donc sans hublot, et sans tablette aussi. Mon voisin est un électricien russe qui travaille sur des cargos, on discute un peu… Il me scotche en devinant ce que je fais dans la vie, apparemment ça se voit « aux lunettes et à l’air fatigué ». Super… :-D Bon, il se rattrape un peu en ne voulant pas croire mon niveau d’avancement. C’est ça d’avoir l’air jeune et fraîche ^^ malgré les lunettes et les cernes.

Il reste des places libres au fond de l’avion, alors je change assez vite de place… entre mon voisin russe et un hublot rien que pour moi, le choix est vite fait ;-) Nous volons plein est alors que le soleil se couche, j’ai l’impression de faire la course avec le soleil… Le spectacle est superbe, voilà de quoi couronner en beauté cette super semaine à Berlin !

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J6 : Musées et monuments… sous le soleil exactement !

J’ai un petit rituel le matin, depuis que je suis à Berlin : je me fais un thé à la chambre, et puis je teste chaque jour une pâtisserie différente pour le petit déjeuner. En ce vendredi je ne déroge pas à la règle, et je me lance dans une viennoiserie 100% locale, que je vois partout ici depuis mon arrivée, à base de pâte à pain sucrée, parsemée de sirop de sucre… et de petits morceaux de rhubarbe pour aciduler un peu le tout. Bon, c’est loin d’être light, mais je ne pouvais pas quitter Berlin sans avoir testé ça :-D

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J’attaque ensuite l’opération « rentabilisation du Museum Pass »… Direction donc l’île des musées, une île du centre de Berlin qui regroupe plusieurs musées. Je n’ai pas beaucoup de temps, alors j’ai fait une sélection des musées en fonction des choses que je veux absolument voir à l’intérieur. Premier sur ma liste, le Altes Museum, afin  de voir le buste de Néfertiti… Pas de bol, ce dernier a migré au Neues Museum. C’est donc un échec semi-complet, semi seulement car la belle coupole interne de ce musée me plaît beaucoup !

Aperçu de la coupole

Aperçu de la coupole

Etape suivante, le Pergamon Museum. Ce musée est célèbre pour ses reconstitutions grandeur nature de lieux antiques, et c’est vrai qu’elles sont impressionnantes… J’admire donc successivement le grand autel de Pergame, la porte du marché de Milet et la porte d’Ishtar à Babylone, mon coup de cœur ! Il y a également de larges parties de la façade du palais de Mshatta (Jordanie), travaillée et ciselée de manière incroyable…

Grand autel de Pergame

Grand autel de Pergame

Porte du marché de Milet

Porte du marché de Milet

Porte d’Ishtar à Babylone…

Porte d’Ishtar à Babylone…

… avec ses lions majestueux qui bordaient la voie conduisant à elle

… avec ses lions majestueux qui bordaient la voie conduisant à elle

Façade du palais de Mshatta

Façade du palais de Mshatta

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Last but not least pour cette matinée « musées » : le Neues Museum. A moi le buste de Néfertiti, enfin ! Il représente une Néfertiti d’une quarantaine d’années, superbe, impériale, et dont l’œil unique qu’il lui reste semble vivant. C’est un sentiment indescriptible que de se retrouver face à ce buste de plâtre peint, qui a traversé les siècles – 30 siècles ! – pour nous parvenir quasiment intact. Je suis émerveillée, et je pourrais passer des heures à le regarder. Pas de photo car c’était interdit et qu’avec les 20 vigiles j’ai dû respecter l’interdiction, mais si ça vous intéresse google est votre ami ;-)

Outre le buste de Néfertiti, ce musée contient de nombreux autres chefs d’œuvre de l’Egypte antique et de l’Antiquité, tel que le  buste d’Akhénaton, son époux, hélas beaucoup moins bien conservé, ou encore le « Golden Hat », un chapeau en or utilisé à visée religieuse et astrologique. Harry Potter n’a qu’à bien se tenir !

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Je passe ensuite l’après-midi à me balader à pied dans Berlin, profitant du beau soleil pour admirer les divers monuments sous une autre lumière et faire des photos. Je commence par le centre touristique de Berlin, repassant devant certains endroits connus, et en découvrant d’autres…

Pieta

Pieta

Cône en verre central des galeries Lafayette, conçu par Jean Nouvel

Cône en verre central des galeries Lafayette, conçu par Jean Nouvel

Centre commercial ultra moderne près des galeries Lafayette

Centre commercial ultra moderne près des galeries Lafayette

Porte de Brandenbourg... avec un taxi original !

Porte de Brandebourg… avec un taxi original !

Mémorial de l'Holocauste, sans neige cette fois

Mémorial de l’Holocauste, sans neige cette fois

 Bundestag

Bundestag

Je me dirige ensuite vers l’ancien quartier juif. Lieu symbolique à Berlin s’il en est, il a été investi par des artistes de tout bord et est riche en street art divers et varié. On y trouve également plein de petites rues et impasses avec de jolies boutiques. Il suffit de vagabonder au hasard pour découvrir des merveilles… Il fait bon flâner dans le quartier !

Die Hackeschen Höfe, une enfilade de 8 petites cours

Die Hackeschen Höfe, une enfilade de 8 petites cours

Cherchez l’erreur ;-)

Cherchez l’erreur ;-)

 Un Superman bien décrépit…

Un Superman bien décrépit…

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Un incontournable du quartier, mêlant souvenir et art, est sans aucun doute la « missing house », un mémorial créé par Boltanski en mémoire des Juifs vivant dans un immeuble entièrement détruit par un bombardement en 1945. Le vide est toujours là, et sur les façades des bâtiments de part et d’autres se trouvent le nom des habitants de l’immeuble, leur date de naissance et de mort, leur métier, le tout en fonction de l’étage où ils vivaient. Quelques rues plus loin se trouve le Tacheles, l’un des squats les plus célèbres de Berlin, évacué en septembre 2012.

The missing house

The missing house

La nouvelle synagogue

La nouvelle synagogue

Tacheles

Tacheles

Par un trou de la bâche, vue dans le Tacheles...

Par un trou de la bâche, vue dans le Tacheles…

Façade du Tacheles

Façade du Tacheles

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L’heure tourne et je file ensuite faire un tour au marché turc de Neuköln, qui s’avère finalement assez quelconque. Il n’y a en particulier bien moins de nourriture turque que ce à quoi je m’attendais. Les pâtisseries dégoulinantes de miel, ce sera pour une autre fois…

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Je termine cette journée bien remplie par un aperçu de Berlin by night. Pour ce faire, je prends de la hauteur… Direction le sommet de la tour de télévision. Ben oui, pour une fois que le sommet de la tour ne disparaît pas dans la brume, j’en profite ! La vue de là-haut est assez décevante au final ; l’intérieur de la tour étant très éclairée, ça fait plein de reflets sur les vitres ce qui m’empêche de bien voir à l’extérieur… Bref, je ne suis pas très convaincue ! Je complète la vue panoramique par un tour à pied des principaux monuments, je crois qu’aujourd’hui j’ai battu mon record de crapahutage berlinois !

Le surnom de la tour de télévision, c'est "l'asperge"...

Le surnom de la tour de télévision, c’est "l’asperge"…

Alexanderplatz vue d’en haut

Alexanderplatz vue d’en haut

Gendarmenmarkt

Gendarmenmarkt

On ne la présente plus…

On ne la présente plus…

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Witty’s bis !

Witty’s bis !

Le tag cosmonaute, censé avoir un drapeau dans la main by night du fait de l'ombre portée des drapeaux du concessionnaire auto juste derrière… oui, oui, ça se discute !

Le tag cosmonaute, censé avoir un drapeau dans la main by night du fait de l’ombre portée des drapeaux du concessionnaire auto juste derrière… oui, oui, ça se discute !

Je retrouve ensuite Daniel chez lui, où je fais la connaissance d’un couple de couchsurfeurs allemands qu’il héberge ce soir, en plus de moi.  Nous ressortons assez vite boire un verre tous ensemble. Tous les bars sont pleins à craquer en ce vendredi soir, et nous avons bien du mal à trouver un endroit qui puisse nous accueillir… d’autant plus que nous sommes une bonne dizaine ! Il y a Daniel, des amis à lui, mais aussi pas mal de couchsurfeurs hébergés chez lesdits amis, dont deux Finlandaises super sympas. Elles sont ravies de tomber sur quelqu’un qui aime la Finlande, apparemment cela n’est pas souvent le cas… On papote bien et puis comme on fatigue on décide de rentrer ensemble, elles habitent à quelques blocs de chez Daniel.

Je ne suis pas fâchée de retrouver mon canapé mon lit, je suis KO après cette longue journée de vadrouille. Une dernière mission m’attend toutefois avant de pouvoir me coucher en paix… Extirper de ma chambre le mignon mais collant petit chien de Daniel, et ce n’est pas une mince affaire ! ;-)

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J5 : Journée à Potsdam… sans souci ! (ah ah ah)

Jeudi je me lève tôt tôt et je prends le train direction Potsdam, connu comme le « Versailles prussien ». C’est ainsi qu’une heure de train puis un quart d’heure de bus plus tard, je me retrouve face à l’un des clous de la ville : le château de Sans Souci. Bâti entre 1745 et 1747 dans un style rococo, il s’agit de l’ancien palais d’été du roi de Prusse Frédéric II. C’était en fait une résidence privée du roi, qu’il a fait bâtir pour s’y détendre loin de la cour. Il y conviait ses proches, dont Voltaire, et on y parlait le français… d’où le nom de ce palais !


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La visite du château est obligatoirement guidée ; j’ai le choix entre un guide allemand ou un audioguide en français, le choix est vite fait ! Même si mon allemand s’améliore depuis que je suis ici, je suis trèèèèès loin de suffisamment le comprendre pour suivre une visite entière… La visite est ultra-cadrée – oserais-je dire « à l’allemande » ? ;-) – puisque une personne du musée nous accompagne et ouvre et ferme les portes à mesure de l’avancement de l’audioguide. Pas question donc de musarder en chemin ! L’intérieur du château est très beau avec des dorures, du mobilier, des tableaux… C’est différent de Versailles, mais c’est beau aussi !

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Le parc qui entoure le château est immense, et je passe trois heures à crapahuter de droite et de gauche afin d’en voir les différentes curiosités : obélisque, mausolée de Frédéric II, pavillon chinois, thermes romains, château de Charlottenhof au charme campagnard, gigantesque Neues Palais, belvédère, Orangerie, jardin botanique… Tous ces édifices sont en tout cas nichés dans un bien bel écrin de verdure ! Certes, les massifs sont bien moins beaux qu’ils ne doivent l’être en été et les fontaines ne fonctionnent pas, mais l’ensemble dégage tout de même un charme bien perceptible et me plaît beaucoup. Je ne vois pas le temps passer !

Obélisque

Obélisque

Mausolée de Frédéric II

Mausolée de Frédéric II

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Le pavillon chinois

Bâtiment abritant les thermes romains

Bâtiment abritant les thermes romains

Le pavillon chinois

Un habitant du parc !

Le Neues Palais…

Le Neues Palais…

… et ses statues en veux-tu en voilà !

… et ses statues en veux-tu en voilà !

Le romantique belvédère

Le romantique belvédère

Devant l’Orangerie

Devant  l’Orangerie

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Il y a même un moulin !

Il y a même un moulin !

Avant de partir je vais jeter un coup d’œil aux «ruines antiques », sur la colline en face du château. Les ruines romaines étaient considérées comme le summum du romantisme, et il était inimaginable de construire un aussi beau château sans avoir les petites ruines qui vont bien en face – ruines construites de toute pièce of course, mais bon !

Les ruines antiques (en rénovation !)

Les ruines antiques (en rénovation !)

C’est à pied que je retourne dans le centre-ville, pas si loin que ça finalement. Le centre-ville a été très endommagé lors de la seconde guerre mondiale, et il subsiste très peu de bâtiments antérieurs au XXè siècle. Malgré cela, avec ses petites rues pavées, ses maisons basses et ses boutiques, Potsdam est une ville bien agréable…dont le centre, rénové en 1989, est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. J’ai un coup de cœur tout particulier pour le quartier hollandais, avec ses maisons dans le style flamand, ainsi construites pour attirer les émigrants hollandais. Bref, Potsdam, ça me gagne !

Porte de Brandebourg (hé oui, ici aussi !)

Porte de Brandebourg (hé oui, ici aussi !)

 Les petites rues du centre de Potsdam

Les petites rues du centre de Potsdam

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Rupture architecturale totale... style Disney ici, non ?

Rupture architecturale totale… ici, le style Disney option "château de princesse" ;-)

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Le quartier hollandais

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Vue sur la place la plus ancienne de Potsdam : l’église St Nicolas, l’obélisque et l’ancien hôtel de ville ont résisté aux bombardements

Vue sur la place la plus ancienne de Potsdam : l’église St Nicolas, l’obélisque et l’ancien hôtel de ville ont résisté aux bombardements

Je marche là encore pas mal, et puis je me pose pour déjeuner dans un petit resto turc. Il y a beaucoup d’immigrants venant de Turquie en Allemagne, du coup les restos turcs fleurissent à tous les coins de rue. A moi le sandwich avec les falafels… c’est bon, mais tout de même pas autant que ceux de NY (spéciale dédicace aux lecteurs qui ont testé avec moi THE resto libanais ;-))

De retour à Berlin je termine la journée par un tour à la Nouvelle Galerie Nationale, un musée d’art moderne que j’avais repéré dans mon guide. Je pensais que c’était gratuit le jeudi soir, mais en fait les nocturnes gratuites ont été supprimées depuis deux ans, oui, oui, le guide était super à jour :-D Du coup j’achète ce soir le Museum Pass, qui permet un accès illimité durant trois jours à l’ensemble des musées d’Etat de Berlin. Avec ma carte d’étudiante ce n’est vraiment pas cher : 9,50 euros.

Keith Harring, Boxeurs

"Boxeurs", by Keith Harring

Nouvelle Galerie Nationale

Nouvelle Galerie Nationale

Le musée s’avère très intéressant. La collection permanente est riche, variée et bien présentée. Il y a notamment pas mal d’Andy Warhol, j’en profite… Quant à la collection temporaire, il s’agit d’une exposition de statues antiques dans une immense salle entièrement vitrée donnant sur la ville à 360°. Les statues sont ainsi mises en valeur d’une façon peu habituelle, cela change et me plaît beaucoup !

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Je retrouve ensuite Daniel et des amis à lui ; ce soir, c’est cuisine thaï à la maison ! Daniel a pris des cours de cuisine lors d’un récent voyage en Thaïlande, et nous nous lançons dans le pad thaï homemade. Cela me rappelle des souvenirs… On se régale, on papote et on rigole bien !

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J4 : Poursuite de la vadrouille berlinoise… et début du couchsurfing !

Quatre nuits (déjà !) après mon arrivée, il est temps de quitter mon petit hôtel… Ce soir, c’est le début du couchsurfing !

Je checke out puis laisse ma valise à l’hôtel avant de filer en direction de ma première activité du jour, la visite de la coupole du Reichstag. Elle se dresse, élégante, aérienne, au sommet du bâtiment, et je suis bien contente d’avoir pu récupérer un billet pour aller la voir de plus près.

Il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans l’édifice… ce d’autant plus que le préposé ne me trouve pas dans la liste de noms ! Il finit par appeler son chef qui débloque la situation, ouf.

La coupole est encore plus chouette de l’intérieur que de l’extérieur, avec un plan incliné qui monte en spirale jusqu’au sommet avec son puits de lumière naturelle. En terme architectural ça ressemble au Guggenheim de NY… La vue sur Berlin se dévoile au fur et à mesure que je monte dans la coupole. Il fait toujours très gris aujourd’hui, mais la vue est quand même relativement dégagée permettant de voir les différents monuments de la ville. Bon, je n’irais pas jusqu’à dire que les photos rendent bien, mais ça aurait pu être pire quoi ;-) Quant à l’audioguide remis à l’entrée, il est assez original puisqu’il n’y a pas de numéro à presser… il s’adapte automatiquement à l’endroit où l’on est, décrivant alors exactement le paysage qui se déroule sous mes yeux. C’est magique ! :-)

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Tiergarten, carillon et colonne de la Victoire vus depuis la coupole du Reichstag

Tiergarten, carillon et colonne de la Victoire vus depuis la coupole du Reichstag

J’alterne ensuite marche et bus (ah, le bus 100 à deux étages qui passe devant tous les monuments de Berlin…) pour traverser le Tiergarten, le grand parc du centre de Berlin. Je découvre ainsi successivement le mémorial en l’honneur des soldats soviétiques tombés lors de WW2,  le carillon et son concert à midi, le château de Bellevue et enfin la colonne de la Victoire. Cette dernière se visite, et je ne m’en prive pas. Le rez-de-chaussée abrite un petit musée kitschissime avec des reproductions de grands monuments, du Colisée à la tour Eiffel en passant par l’Acropole. Un petit escalier en colimaçon me conduit jusqu’à la plate-forme en haut de la colonne. Je côtoie l’ange, et une belle vue sur Berlin s’étale sous mes yeux.

Mémorial pour les soldats soviétiques

Mémorial pour les soldats soviétiques

Le carillon

Le carillon

Le château de Bellevue

Le château de Bellevue

Le colonne de la Victoire

Le colonne de la Victoire

ça grimpe !

ça grimpe !

Vue sur le Tiergarten et la Postdamer Platz au fond depuis la colonne de la Victoire

Vue sur le Tiergarten et la Postdamer Platz au loin depuis la colonne de la Victoire

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Je déjeune ensuite chez Witty’s, place Wittenberg. Il s’agit d’un « Schnell Imbiss », un stand de restauration rapide typiquement allemand proposant des saucisses, des frites… mais 100% bio. Je me décide pour LA spécialité berlinoise, la « Curry Wurst mit Pommes Frites », une saucisse coupée en morceaux dans une sauce au curry, avec des frites. Le tout est un peu noyé sous le ketchup car j’en ai pris en plus, ignorant que la sauce était déjà plus que copieuse, mais je me régale.

Witty's

Witty’s

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Sur la même place se trouve le plus célèbre centre commercial de Berlin, le KaDeWe. Ses six étages contiennent tout ce que l’on peut rêver. L’étage « épicerie fine » me plaît tout particulièrement… c’est ultra tentant. Je repère en particulier une pâtisserie qui a l’air délicieuse. Je lève le nez pour voir le nom, et c’est… Lenôtre. On ne se refait pas hein ! Ils ont même la petite tarte abricots que l’on en trouve plus en France, alors je saute sur l’occasion ;-) Ce sera mon dessert !

KaDeWe

KaDeWe

Il règne un sens du rangement impressionnant au KaDeWe…

Il règne un sens du rangement impressionnant au KaDeWe…

Lenôôôôtre !!!

Lenôôôôtre !!!

Je fais ensuite un petit tour sur le Kursfürstendamm, une grande avenue très animée avec toutes ses boutiques. Il y a un immense Desigual, avec tout un étage outlet… ça aussi, c’est tentant !

Kursfürstendamm

Kursfürstendamm

J’arrête là le shopping – ou plutôt le lèche-vitrines – pour me diriger vers le château de Charlottenburg, que je me contente d’admirer de l’extérieur. Ce grand édifice jaune trône au fond d’une large cour ornée de la traditionnelle statue centrale. Je fais un grand tour dans le parc, qui a bien du charme avec ses grandes allées bordées d’arbres dénudés et son lac gelé. Les canards se dandinent sur la glace en me surveillant du coin de l’œil (« va-t-elle nous laisser un peu de sa tarte ? », semblent-ils se demander…)

Château de Cherlottenburg côté rue…

Château de Charlottenburg côté rue…

... et côté jardins

… et côté jardins !

Le parc

Le parc

Tarte aux abricots face au lac

Tarte aux abricots face au lac

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Je reprends ensuite le S-Bahn pour ma dernière étape de la journée, le mémorial du mur. Je visite la petite expo, très bien faite, qui reprend l’historique du mur, montre des films et des photos d’époque. La salle est équipée de bornes informatiques permettant d’en savoir plus sur les victimes du mur, et de mieux comprendre la terrible absurdité de la situation… Ainsi cet enfant de Berlin ouest qui s’est noyé sous les yeux des pompiers de l’ouest car la rivière apartenait à l’est, ou encore cette femme de l’est, morte défenestrée en tentant de rejoindre la rue bordant la façade de son immeuble, qui appartenait à l’ouest. En haut du bâtiment une terrasse panoramique permet de voir une portion de mur toujours debout.

Pavés puis tiges de métal rappelant le tracé du mur

Pavés puis tiges de métal rappelant le tracé du mur

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By night : tiges de fer à gauche et portion de mur à droite

By night : tiges de fer à gauche et portion de mur à droite

J’arrête là mes visites pour aujourd’hui et je retourne à l’hôtel pour récupérer ma valise. C’est l’heure de rencontrer Daniel, mon hôte couchsurfing ! On se retrouve au niveau d’Hermannplatz. Il est sympa, très accueillant et zen, c’est cool ! Son appartement est chouette, au dernier étage avec un grand balcon, et j’ai ma chambre avec un canapé pour dormir. Ça c’est du vrai couchsurfing ;-)

Ce séjour en couchsurfing est également l’occasion pour moi de découvrir Neuköln, un quartier multiculturel et très vivant. Il y a plein de bars, de boutiques et de restos tenus par des gens venant des quatre coins du monde… On ressort dîner dans un resto indien que Daniel connaît bien, et qui s’avère être excellent. Curry, petits pains, salade, riz, lassi… c’est ultra copieux et le rapport qualité-prix est imbattable, 21 euros pour deux ! Daniel a pas mal voyagé lui aussi et la soirée passe à toute allure, avec nos souvenirs de vadrouille…

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J3 : Une journée à Sachsenhausen

Mardi, direction le nord de Berlin vers une ville au nom marqué au fer rouge… Sachsenhausen.

Ici, entre les petites maisons pavillonnaires et les hauts pins se trouvait l’un des camps de concentration de l’Allemagne nazie. Entre 1936 et 1945 y ont été enfermés plus de 200 000 hommes et femmes, principalement des prisonniers de guerre, des homosexuels et des « personnalités ». On estime que 100 000 d’entre eux y ont péri. C’est également dans ce camp que l’inspection centrale des SS testait les différentes méthodes d’extermination, avant de les employer dans les autres camps.

Le mémorial, immense, est situé à l’exact emplacement de l’ancien camp. Ce dernier était organisé en triangle, autour de la cour où avait lieu l’appel biquotidien.

Organisation du camp

Organisation du camp

Vue sur la cour d’appel

Vue sur la cour d’appel

Quelques baraques ont été reconstituées et témoignent de la vie dans le camp. On peut également visiter l’ancienne infirmerie, où avaient lieu des expérimentations médicales, et voir les vestiges du crématorium. Plusieurs expositions sont organisées sur le site et donnent des informations historiques, mettent en avant des témoignages, présentent des objets retrouvés sur le camp… Je suis aussi équipée de l’audioguide, fort bien fait quoique un peu longuet par moments !

La tenue des prisonniers

La tenue des prisonniers

 Les baraques où dormaient les prisonniers

Les baraques où dormaient les prisonniers

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Chaussure et fleurs en mie de pain, cadeau d’un prisonnier à un autre

Chaussure et fleurs en mie de pain, cadeau d’un prisonnier à un autre

La prison du camp

La prison du camp

Potences

Potences

Absurde dans une cave du camp, des dessins humoristiques représentant des légumes… Ils datent probablement de la période d’occupation du camp par les Soviétiques

Absurde dans une cave du camp, des dessins humoristiques représentant des légumes… Ils datent probablement de la période d’occupation du camp par les Soviétiques

Partie soviétique du camp

Partie soviétique du camp

 Lieu des exécutions et fosse commune

Lieu des exécutions et fosse commune

Salle de dissection au-dessus de la morgue

Salle de dissection au-dessus de la morgue

Je passe au total près de cinq heures à visiter le camp. L’atmosphère est pesante, impression sans doute encore exacerbée par le froid mordant et par le faible nombre de visiteurs. Je me retrouve souvent seule dans les allées et les bâtiments déserts et face à ces lieux qui ont vu tant d’horreur, de larmes et de cris l’émotion me frappe parfois de plein fouet.

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Je retrouve ici beaucoup de choses que nous avions vues au Cambodge avec les Khmers Rouges, ou encore au Chili sous Pinochet. Et si les Soviétiques ont libéré le camp en 1945… il ne faut pas oublier qu’ils s’en sont illico resservi pour emprisonner leurs propres prisonniers, dans des conditions similaires ! Le camp a ainsi été en activité jusqu’en 1950, entraînant la mort de 12 000 personnes supplémentaires entre 1945 et 1950. Hier ou aujourd’hui, ici ou ailleurs, l’horreur et la haine n’ont décidément pas de frontières…

Le mémorial en tant que te

Le mémorial en tant que tel

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Je me rentre ensuite tout doux à Berlin… Comme à l’aller le trajet est un peu épique, avec des travaux sur la ligne de chemin de fer et des bus de substitution… Heureusement qu’un monsieur m’avait expliqué, ce n’était pas très clair !

Je me pose un peu à l’hôtel avant de ressortir faire un petit tour by night : Alexanderplatz et la tour de télévision, l’ancien hôtel de ville et enfin le quartier St Nicolas, superbement reconstruit par la RDA entre 1981 et 1987 pour les 750 ans de Berlin. C’est aujourd’hui l’un des quartiers les plus touristiques de Berlin, avec des petites rues pavées, son église au toit en bonnet d’âne et ses dizaines de petites boutiques d’artisanat.

 Vue de la tour de la télévision

Vue de la tour de la télévision

L'hôtel de ville

L’hôtel de ville

L’église St Nicolas

L’église St Nicolas

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