C’est l’heure… des vacances !

Depuis le temps qu’on les attendait, je dois dire que nous sommes ravis d’y être… en vacances !

Les collègues sont salués, l’appartement est rangé et briqué, les démarches administratives en cours sont finalisées ou presque (en tout cas tout ce qui pouvait être posté ou géré à ce jour l’est), les valises sont faites et remplies de maillots, de tongs, de livres, de cerf-volant et de crème solaire… Le réveil est réglé sur 5H15 (un jour, on prendra des trains et des avions à des horaires normaux, si, si, je vous assure…), et demain nous déjeunerons en famille face à l’océan !

Nous avons devant nous dix-sept jours de vacances (yihaaa !), vacances placées sous le signe du farniente ! Au programme, dix jours dans les Landes pour moi (Benoît me rejoint un peu plus tard, faisant auparavant un crochet bourguignon), puis une semaine dans la région de Nice avec deux jours de randonnée dans le parc national du Mercantour.

Qui dit vacances dit désintoxication d’internet, retour donc du blog à partir de début septembre ! Grosses bises à tous et à bientôt :-)

Une après-midi à Enghien-les-Bains

Parmi les jolies découvertes de l’été, je vais vous présenter aujourd’hui… Enghien-les-Bains ! Seule ville thermale de la région, située à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, Enghien-les-Bains est une destination idéale pour s’échapper de Paris le temps d’une après-midi. Il fait bon se promener autour du grand lac, en admirant les beaux bâtiments qui le bordent comme le casino et les thermes, ou encore les belles villas dont le jardin se termine sur le lac.

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Le lac

Le casino

Le casino

Les thermes

Les thermes

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On peut même faire du sport sur les bords du lac !

On peut même faire du sport sur les bords du lac !

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Le centre-ville est assez sympa aussi, avec des boutiques, des pâtisseries… Seul bémol, les prix pratiqués, quasiment dignes des quartiers chics de Paris.

L'une des rues principales

L’une des rues principales

L'église est très jolie et possède de beaux vitraux

L’église est très jolie et possède de beaux vitraux

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Lorsque nous nous y sommes rendus nous avons eu la chance de tomber en plein coeur du Centenaire 1914-2014 et pas mal d’activités étaient organisées : petite expo retraçant la transformation du casino en hôpital et le rôle de certains prêtres – notamment l’abbé Georges Hénocque – un laboratoire façon début du sièle était reconstitué… C’était très chouette, et la ville semble très active durant les mois d’été.

Photo d'époque

Photo d’époque

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Bref, si vous avez envie d’une petite escapade dépaysante aux portes de Paris, Enghien est la destination qu’il faut… d’autant plus que le tour du lac est 100% accessible aux poussettes et aux fauteuils roulants.

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***

Comment y aller ? Train direct (14minutes) depuis la gare du Nord. Cet été du fait des travaux c’est un peu plus compliqué car il faut prendre un bus de remplacement à Epinay-Villetaneuse. Cela reste tout de même tout à fait faisable !

 

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BILAN NAPLES

Cette escapade à Naples prévue de longue date (nous avions réservé nos billets en octobre 2013, dès que nous avions reçu l’invitation au mariage de nos amis) est très bien tombée en ce sens qu’elle nous a permis de couper l’été en attendant nos vacances prévues à partir de mi-août. Comme Séville, Naples n’était pas sur notre liste de destinations fétiches mais nous avons beaucoup apprécié cette ville. Elle s’est avérée bien moins sale et insécure que ce que nous avions pu entendre dire, et elle regorge de merveilles à découvrir. Les environs de Naples valent également le détour, que ce soit Pompéi, Capri ou la côte amalfitaine que nous n’avons pas eu le temps de parcourir mais dont nous n’avons eu que de bons échos. Côté nourriture et logement ce fut parfait également, bref un sans faute pour Naples !

Ce que nous avons préféré :

  • Le sentiment d’être en vacances
  • La vue sur la baie de Naples dès que l’on monte un peu en hauteur : le port, les bateaux, les monuments, le Castel dell’Ovo… et le majestueux Vésuve en arrière-plan
  • Notre appartement en plein Naples… de quoi se sentir napolitains pour quelques jours !
  • Participer à un mariage à l’italienne
  • La visite de Pompéi suivie de celle du musée archéologique
  • La rando à Capri
  • Notre orgie de mozzarella, de pasta et de pizza ;-) On a vraiment bien mangé à Naples !
  • Rencontrer enfin la chérie de l’un de nos meilleurs amis ;-)

Ce que nous avons moins aimé :

  • La météo ! Quitter le soleil de Paris pour arriver à Naples sous la pluie, cela nous a fait un choc… ! Heureusement cela n’a pas duré, et nous avons réussi à passer entre les gouttes des quelques orages qui ont émaillé notre séjour.
  • Le côté pas toujours très accueillant de certains Napolitains, notamment dans les boutiques… OK on ne parle par italien, mais bon, on peut être aimable quand même non ?
  • Le prix des sites touristiques… 7 euros pour la chapelle Sansevero (que nous n’avons d’ailleurs pas visitée), je trouve que c’est trop.
  • Ne pas avoir eu le temps de monter sur le Vésuve… Il faudra donc revenir ! ;-)

Combien ça coûte ?

  • Avion CDG/Naples et Naples/Roissy avec Easyjet : 91 euros/personne (réservé 9 mois à l’avance)
  • Navette aéroport de Naples à centre-ville : 4 euros/personne
  • Quatre nuits en appartement privé AirBNB : 217 euros soit 54 euros/nuit/chambre double
  • Une part de pizza Caprese (tomates et mozzarella di Buffala) sur le pouce : 2 euros
  • Une entrée plein tarif au musée archéologique : 8 euros
  • Un baba au rhum chez Gambrinus : 1,80 euros
  • Une part de tarte aux fraises des bois chez Gambrinus : 3,50 euros
  • 500g de mozzarella di buffala à l’aéroport : 8,20 euros
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A la découverte du centre historique de Naples

Notre dernière journée fut consacrée à la découverte du centre historique de Naples. Nous commençons par aller faire un tour au marché de la Porta Nolana, au final assez décevant. Il y a bien moins de commerçants que ce à quoi je m’attendais… Nous nous consolons autour de parts de pizzas et de pâtes dans un petit boui-boui repéré l’avant-veille, avec un timing excellent puisqu’une énorme averse se met à tomber pile au même moment.

Le marché et la porte Nolana au fond

Le marché et la porte Nolana au fond

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Les poussettes servent de transporteurs de choses à vendre

Les poussettes servent de transporteurs de choses à vendre

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Nous poursuivons notre chemin dans le Spaccanapoli, « l’axe qui fend Naples ». Nous sommes ici dans le cœur historique de Naples. A côté se trouve la petite rue San Gregorio Armeno, célèbre pour toutes ses boutiques de santons. Peu d’ateliers fabriquent toutefois encore les santons de manière totalement artisanale, et on voit tout de suite la différence lorsque l’on découvre un atelier traditionnel.

Via San Gregorio Armeno

Via San Gregorio Armeno

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Le quartier est sympa, et il suffit de lever le nez ou d’être un peu attentif à ce qui nous entoure pour découvrir, au-delà des boutiques touristiques, d’anciens palais, de belles façades ou de mignonnes petites places où il ferait bon prendre un café. C’est notamment le cas de la petite place Vincenzo Bellini, nous nous serions bien posés là, en terrasse… Mais l’heure tourne, et la suite de nos visites nous attend !

Ancien palais

Ancien palais

Piazza San Gaetano

Piazza San Gaetano

Piazza San Gaetano

Piazza San Gaetano

Piazza Vincenzo Bellini

Piazza Vincenzo Bellini

C’est également dans le centre historique que se situe le musée archéologique national. On peut y admirer une très belle collection d’antiquités gréco-romaines, ainsi que les mosaïques et peintures qui ont pu être récupérées de Pompéi. Du fait du manque de personnel les salles sont ouvertes à tour de rôle, c’est assez spécial comme organisation… Pressés par le temps comme nous étions nous pensions y faire un tour en 45 minutes puis filer sur la chapelle Sansevero, mais nous sommes tellement emballés par le musée que nous préférons finalement y passer tout le temps qu’il nous reste. Les mosaïques de Pompéi sont absolument superbes, cela complète bien notre visite sur place. Une petite salle (le cabinet secret) est consacrée à une collection érotique antique.

Le musée archéologique national

Le musée archéologique national

Mosaïque de Pompéi

Mosaïque de Pompéi

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Hercule

Hercule

Le Taureau Farnèse

Le Taureau Farnèse

Le cadre du musée est top

Le cadre du musée est top

Peinture de Pompéi, vue pour la première fois dans mon livre de latin au collège ! C'est cool de la voir en vrai...

Une peinture vue pour la première fois dans mon livre de latin au collège ! C’est cool de la voir en vrai…

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Ce musée est absolument superbe, nous vous le recommandons si jamais vous passez par Naples ! Nous restons dedans autant que possible et puis le ballet du retour s’enchaîne : retour à l’appartement, récupération des bagages par Benoît tandis que je nous rachète un baba au rhum et une tarte aux fraises des bois chez Gambrinus, THE salon de thé de Naples (il faut bien que l’on se nourrisse dans l’avion !), puis bus pour l’aéroport. Nous rentrons avec Easyjet, sans bagage en soute, mais nous trouvons tout de même une petite place pour ramener 500g de mozzarella et 500g de pastas, quand on veut on peut ! (bon par contre Benoît a son pull et sa veste de costume sur lui, on ne peut pas tout avoir…)

Le trajet du retour se passe très bien, nous survolons la place Garibaldi et la gare centrale de Naples, et apercevons la baie. ainsi que Turin à mi-parcours. Le pilote est sympa et fait aussi guide touristique en nous montrant Rome (mais nous ne sommes pas du bon côté) puis Turin un peu plus tard ;-) Nous sommes par ailleurs du bon côté de l’avion pour admirer les lumières du coucher de soleil, au-dessus d’une mer de nuages,  voilà décidément l’un de mes spectacles favoris en avion.

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Survol de Turin by night

Survol de Turin by night

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Une journée entre art moderne et antiquités… du MADRE à Pompéi

Ce matin – après une bonne grasse matinée, incroyable mais vrai… ! – est consacré  à la visite du MADRE. Il s’agit du musée d’art moderne de Naples, gratuit le lundi, que nous tenions absolument à visiter lors de notre séjour. En chemin nous nous arrêtons à la cathédrale aux proportions majestueuses… Elle abrite la chapelle de St Janvier, où l’on peut admirer sur la coupole une belle fresque de Giovanni Lanfranco.

La cathédrale

La cathédrale

Fresque de Lanfranco

Fresque de Lanfranco

Dans la crypte

Dans la crypte

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Le MADRE quant à lui s’avère un chouia décevant. Quelques oeuvres sont intéressantes, notamment « Spirits » de Rebecca Horn, oeuvre à l’atmosphère envoûtante (et un peu angoissante…) à base de miroirs, de crânes et de musique gutturale (tentant, n’est-ce pas ;-)), mais certaines sont, disons, trop avant-gardistes pour nous ! Enfin, le point positif c’est que le musée n’est pas surchargé, en gros il y a une oeuvre par salle, donc la visite est assez rapide et peu fatigante.

Spirits

Spirits

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Vue sur les toits de Naples depuiss la terrasse du MADRE

Vue sur les toits de Naples depuis la terrasse du MADRE

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En début d’après-midi nous prenons le train direction Pompéi, notre grosse visite du jour. Pompéi était bien sûr l’un des gros hot spots de ce séjour à Naples, et à la base nous pensions y consacrer une journée… ce sera finalement seulement une après-midi, mais quelle après-midi ! Nous passons les quatre heures de notre visite à déambuler dans les vestiges de ce qui fut autrefois un port prospère avant d’être abîmé une première fois en 63 par un tremblement de terre, puis de disparaître sous une couche de cendres quelques années plus tard en 79 lors de l’éruption du Vésuve.

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Dans les rues de Pompéi

Dans les rues de Pompéi

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Nous nous promenons dans les rues principales et les ruelles, visitant les bâtiments accessibles : échoppes, belles villas, temples, maisons plus modestes, théâtres, amphithéâtre… et même un lupanar, ou maison close ! Par contre des quartiers entiers du site sont fermés pour rénovation, ce qui complique parfois nos itinéraires. L’état des édifices est variable, mais dans certains on peut encore admirer de belles peintures et mosaïques. Difficile d’imaginer qu’elles sont là depuis près de 2000 ans… Dans la maison du Poète Tragique se trouve la célèbre mosaïque « Cave Canem », prends garde au chien, qui figure je pense dans tous les manuels de latin de France et de Navarre… ça fait drôle de la voir « en vrai » ! Les maisons que nous préférons sont celles dont le jardin a été reconstitué, cela aide à imaginer comment étaient les choses à l’époque. Plus nous avançons dans l’après-midi et plus la visite devient agréable en ce sens que la luminosité se fait plus douce et que le nombre de visiteurs sur le site diminue nettement.

Peinture suggestive dans le Lupanar

Peinture suggestive dans le Lupanar

Les thermes

Les thermes

Le théâtre principal

Le théâtre principal

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Une boutique où l’on servait des plats chauds

Une boutique où l’on servait des plats chauds

L’amphithéâtre où s’entraînaient les gladiateurs

L’amphithéâtre où s’entraînaient les gladiateurs

Une fresque osée… dans la maison dite « de Priape », bien sûr ! ;-)

Une fresque osée… dans la maison dite « de Priape », bien sûr ! ;-)

CAVE CANEM

CAVE CANEM

A certains endroits sont visibles les corps des victimes. Recouverts par les cendres et les pierres de lave lors de l’éruption ils se sont ensuite décomposés sous cette chape de pierre, et ont été consolidés au XIXè siècle via l’injection de plâtre dans la cavité créée. Nous découvrons lors de cette visite que contrairement à ce que l’on avait appris étant enfants, les gens n’ont pas été tués sur le coup dans leur activité… Point de corps de boulanger en train de sortir le pain du four, mais des corps allongés, parfois recroquevillés, la main devant la bouche, probablement déjà en train de suffoquer et d’agoniser… La voilà, la réalité des morts de Pompéi.

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Nous terminons la journée par la visite de la villa dei Misterii, une villa romaine située un peu à l’extérieur de Pompéi. Avec ses 90 pièces c’est la plus grande bâtisse du coin. Elle abrite également de magnifiques peintures murales, notamment la grande frise Dyonisaque qui raconte l’initiation d’une future jeune épouse au culte du vin. C’est la plus grande fresque encore in situ. Malheureusement tout est en rénovation, et nous ne visitons qu’une petite partie de ce qui fut autrefois une demeure opulente.

La fameuse fresque, en rénovation

La fameuse fresque, en rénovation

Nous rentrons en train à Naples, avant de rentrer chez nous bien fourbus. Notre appartement est à 20 minutes de marche du port mais 45 bonnes minutes de la gare centrale, et on est KO ! Nous prenons en chemin des pizzas à emporter que nous mangeons une fois arrivés dans notre perchoir, on profite de Naples pour faire notre cure de pizzas !

A Naples, le Castel Nuevo by night

A Naples, le Castel Nuevo by night

Pour ceux qui prévoient une visite à Pompéi  : Entrée adulte 11 euros, 20 euros pour le billet couplé à Herculanum valable 3 jours. Un stand à l’entrée donne gratuitement une carte et un petit guide du site, les deux très bien faits (ne pas croire donc le panneau sur la boutique des audioguides, disant que la carte n’est donnée qu’avec l’audioguide…)

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Quartier espagnol et mariage napolitain

Petite journée de visites aujourd’hui… mais grosse journée de mariage, objectif premier de notre séjour napolitain !

Après avoir longuement hésité à aller au Vésuve le matin avant le mariage je déclare finalement forfait, j’ai trop besoin de sommeil et cela va me faire trop courir ! Benoît quant à lui avait déclaré forfait depuis le retour de Pompéi la veille ;-) Nous prenons donc notre temps en ce mardi matin, et après un petit-déjeuner à la chambre nous partons tranquillement à la découverte du quartier espagnol, à deux pas de chez nous.

Il s’agit du quartier typique de Naples par excellence et nous nous perdons avec plaisir dans les petites rues étroites où le linge sèche aux fenêtres. Il semblerait que le quartier puisse être assez louche le soir, repère du nom-qu’il-ne-faut-pas-prononcer ici à Naples (je vous aide, en cinq lettres, ça commence par ma et ça finit par ia.. ;-)). Nous tombons d’ailleurs sur des types en train de siphonner le réservoir d’un scooter le plus naturellement du monde ! Les mamies nous observent depuis leurs fenêtres, par-ci par-là on trouve des commerçants (primeurs, poissonnier..) et toujours de nombreux calvaires et petites chapelles.

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De retour à Chaia nous achetons des pâtes fraîches chez Léonardo où notre absence d’italien est accueillie de manière assez sèche ^^ Heureusement un monsieur billingue vole à notre secours et nous ressortons avec ce que nous voulions. D’ailleurs, nous vous recommandons les raviolis mozzarella di buffala/basilic une tuerie absolue… les tartelettes aux fraises des bois et les babas au rhum ne sont pas mal non plus.

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Nos visites du jour s’arrêtent là, et après déjeuner nous nous préparons pour le mariage ! Nous sommes 17 amis des mariés à être venus à Naples pour l’occasion, et les parents de la mariée (napolitaine) ont fort bien organisé les choses puisqu’ils ont réservé à notre intention… Un minibus ! Nous retrouvons donc nos amis dans la plus grosse coloc du groupe et après quelques derniers préparatifs – durant lesquels Benoît est nommé maître es tombé de costumes et noeuds de cravate – nous nous installons tous dans le minibus, direction l’église. Cela fait un peu joyeuse colonie de vacances…! Les garçons on été briefés sur le fait qu’ils avaient interdiction de retirer leur veste tant que le père de la mariée a toujours la sienne (pour la petite histoire, il la gardera jusqu’à minuit passé…) et avec cette chaleur je ne suis pas fâchée d’être une fille ;-)

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Après la bénédiction (et après un lancer de riz mémorable où le marié tenta de se cacher sous le voile de son épouse) nous reprenons notre minibus jusqu’à la villa Scipion, superbe lieu de réception. La villa surplombe la baie de Naples et le Vésuve, c’est absolument fantastique…

J'ai un doute sur l'efficacité de la technique...

J’ai un doute sur l’efficacité de la technique…

Vue sur la baie de Naples depuis la villa Scipion

Vue sur la baie de Naples depuis la villa Scipion

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C’est dans ce cadre enchanteur que nous passons le reste de la soirée, entre félicitations aux mariés, discussions entre amis –il n’est pas si fréquent de tous se retrouver ainsi – et dégustation du menu préparé pour l’occasion… à la façon napolitaine bien sûr ! Le vin d’honneur – avec beignets et mini-pizzas – et le gigantesque buffet des entrées sont servis de manière informelle sur les différentes terrasses de la villa, et nous passons ensuite à table pour la suite des réjouissances : assiette de fruits de mer, puis plat de pâtes, puis risotto, puis plat de poisson… Avant d’attaquer le buffet des desserts. Nous n’en pouvons plus ! C’est apparemment typiquement napolitain de préparer autant de nourriture pour un mariage… Je ne vous ai pas dit en plus qu’après chaque plat, un serveur repassait pour nous demander si nous en voulions encore ! Le repas est nettement moins émaillé d’animations que ce qui se voit habituellement en France.

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Villa Scipion

Villa Scipion

Buffet des entrées

Buffet des entrées

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Après le repas, place à la soirée dansante dans une salle aménagée exprès. Je dois dire que ce sont les Français qui enflamment le dance floor, la plupart des Italiens prennent congé à ce moment-là… non sans avoir récupéré les petits cadeaux préparés pour les invités : une photo avec les mariés et un petit vase Rosenthal.

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Ce mariage napolitain se termine bien plus tôt que le mariage sévillan du mois de mai, puisque la musique s’arrête à deux heures… C’est un chouia décevant, nous serions bien restés un peu plus ! Enfin, au moins on ne sera pas trop fatigués demain… Après un dernier papotage avec les mariés – sous l’œil courroucé du chauffeur du minibus – nous retournons alors dans nos pénates, en minibus bien sûr, mais version « passagers un peu plus alcoolisés qu’à l’aller ». Je vous laisse imaginer l’ambiance… :-D

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De 7h à minuit, une grande et belle journée à Capri

La célèbre chanson sur Capri a bercé mon enfance (je vous fais grâce du fameux refrain…), et lorsque j’ai découvert que Capri était facilement accessible depuis Naples en bateau, je me suis dit que c’était l’occasion d’aller découvrir à quoi ressemblait cette île en vrai.

Nous pensions éviter la foule en prenant le ferry de 7H20, mais ce ferry est le seul du matin (sinon, ce sont des bateaux rapides plus chers), et il est plein à craquer ! Nous trouvons deux places assises sur le pont supérieur, face à la vue, et c’est parti pour  une heure et demie de navigation et d’occupation de l’espace face à nos voisines qui tentent sans cesse de s’étaler. Nous laissons derrière nous Naples et la baie, longeons le Vésuve et filons en direction de Capri, que nous apercevons bientôt. Avec ses hautes falaises, son port en bas et ses villes en haut  l’île nous rappelle un peu celle de Santorin.

Bye bye Naples

Bye bye Naples

Le Vésuve, comment se lasser de ce genre de paysage..?!

Le Vésuve, comment se lasser de ce genre de paysage..?!

Au loin, Capri !

Au loin, Capri !

Résistance en cours !

Résistance en cours !

Nous accostons à Marina Grande, le port principal. Malgré le monde il ne manque pas de charme avec ses petites barques qui ondulent tranquillement au gré des vaguelettes. Nous petit-déjeunons d’un croissant face à la vue avant de prendre des billets pour faire le tour de l’île en bateau. C’est cher (17 euros), mais cela en vaut la peine. Nous admirons les hautes falaises de Capri, les villas cachées dans la végétation, les Faraglioni qui sont de belles formations rocheuses s’avançant dans la mer, la grotte blanche puis la grotte verte… Le guide est complètement up et enchaîne blagues discutables sur anecdotes douteuses, c’est tellement trop qu’au final on rigole bien… Quant au capitaine, c’est un virtuose qui parvient à se faufiler jusqu’à l’entrée des grottes en dépit des fortes vagues. Par contre la grotte bleue – grande attraction de Capri – est fermée, trop de vagues !

Marina Grande

Marina Grande

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La grotte blanche

La grotte blanche

La villa Malaparte, où fut tourné en 1963 Le Mépris de Jean-Luc Godard

La villa Malaparte, où fut tourné en 1963 Le Mépris de Jean-Luc Godard

Passage sous l’arche des Faraglioni, où d’après notre guide il faut s’embrasser !

Passage sous l’arche des Faraglioni, sous laquelle d’après notre guide il faut s’embrasser !

De retour sur la terre ferme nous suivons les conseils de notre guide et achetons deux sandwichs Caprese chez Aldo, une petite épicerie qui ne paye pas de mine. Les sandwichs, qui sont faits devant nous, sont généreusement garnis de tomates marinées dans l’huile d’olive, de basilic et de mozzarella de buffala. Il y a énormément de monde dans la petite boutique, et il faut prendre un ticket pour pouvoir être servi. Lorsque notre tour arrive nous agitons notre ticket – jusque là ça va – et tentons d’expliquer ce que nous voulons, ce qui est tout de suite plus complexe… Heureusement le vendeur doit avoir l’habitude des touristes car il nous prépare exactement ce que nous voulons :-D Nous sommes fiers de nous lorsque nous ressortons du magasin avec notre déjeuner, les petites victoires, il n’y a que ça de vrai ! En tout cas on se dit que c’est à cela que sert notre guide, dénicher de bonnes petites adresses que l’on n’aurait jamais trouvées sinon…

Chez Aldo !

Chez Aldo !

Nous montons à pied jusqu’à la ville de Capri, où nous prenons illico un bus pour Anacapri afin de fuir la foule. Anacapri est la deuxième ville de l’île et est le point de départ de la randonnée jusqu’au mont Solaro, le point culminant de l’île avec ses 589m d’altitude. Un genre de télésiège à une place permet d’y monter sans effort, mais nous optons bien sûr pour la marche à pied… Ce n’est pas ça qui va faire peur aux Machu Picchu warriors ! ;-) Le chemin de randonnée qui conduit jusqu’au mont Solaro commence par longer quelques maisons aux jardins fleuris, puis se perd dans la campagne. Nous ne croisons que très peu de monde, nous nous sentons bien loin de l’agitation du port et de Capri city… Nous dégustons nos sandwichs face à la mer, ils sont aussi bons que beaux.

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Les fameux sandwichs Caprese d'Aldo

Les fameux sandwichs Caprese d’Aldo

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Le télésiège

Le télésiège

Au sommet du mont Solaro la vue sur Capri et sur les Faraglioni est absolument superbe, nous ne nous en lassons pas… Cela nous rappelle les formations rocheuses des 12 apôtres de la Great Ocean Road, en Australie.

Vue sur Capri et les Faraglioni

Vue sur Capri et les Faraglioni

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Nous profitons d’être là-haut pour explorer un peu les environs et nous marchons jusqu’à la chapelle et ermitage Santa Maria a Cetrella, où nous nous offrons à tour de rôle une petite sieste sur un banc face aux Fariglioni. L’ermitage est finalement occupé, chose dont nous nous apercevrons en tombant sur une chambre pleine d’affaires lors de nos explorations… Après l’ermitage je pousserais bien sur un petit chemin qui semble s’enfoncer dans la campagne, mais il semble s’éloigner vraiment de notre direction et le ciel devient sérieusement menaçant, nous faisons donc demi-tour.

Mon chemin planté d'herbes folles

Mon chemin planté d’herbes folles

Les nuages se reflètent sur la mer

Les nuages se reflètent sur la mer

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Vue sur Marina Grande

Vue sur Marina Grande

Nous redescendons à pied et faisons un tour dans Anacapri. C’est une petite ville agréable avec quelques bâtiments intéressants et de jolies boutiques, totalement inabordables par ailleurs… On sent ici un côté très cossu que l’on retrouvera de manière encore plus importante –voire qui se transformera en côté « bling-bling » – à Capri city. Quant aux boutiques de souvenirs, elles surfent sur la vague des citrons, cela en ferait presque de la concurrence à Menton ;-)

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De retour à Capri nous visitons les jardins d’Auguste, de beaux jardins créés par l’empereur Auguste et qui surplombent les Fariglioni, avant de nous perdre dans les petites ruelles jusqu’au Belvédère Cannone. Ce sera notre dernière vue en hauteur de l’île, nous en aurons bien profité !

"Aphrodite à Capri"

"Aphrodite à Capri"

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Via Krupp

Via Krupp

Monastère de San Giacomo

Monastère de San Giacomo

Nous dînons dans le centre-ville, dans une petite pizzeria (Buca di Bacco) qui s’avère finalement assez surfaite et décevante, avant de profiter de l’ambiance de Capri by night, entre boutiques de luxe et restaurants avec terrasses où il fait bon se montrer et être vu.

Eglise St Stéphane

Chiesa di Santo Stefano

Piazza Umberto Ier

Piazza Umberto Ier

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Départ de Capri

Le retour en bateau rapide passe en un éclair puisque malgré la télé à fond nous nous endormons comme des masses… Je ne vous cache pas que trajet à pied du port à notre immeuble, puis surtout la montée des marches jusqu’à chez nous, se fit en mode 100% radar ! Nous rentrons crevés par cette longue journée mais contents de notre visite de Capri, une jolie île bien qu’un peu trop « bling bling » et jet-set à notre goût.

Combien ça coûte ?

Aller Naples –> Capri en ferry : 12 euros (1H30 de trajet)

Retour Capri –> Naples en bateau rapide : 17 euros (1H de trajet) – AA noter que nous avions réservé les billets de bateau la veille pour plus de facilité.

Tour de l’île en bateau avec la compagnie Laser : 17 euros (+ 13 euros pour l’entrée dans la grotte bleue lorsqu’elle est ouverte)

Billet de bus Capri–> Anacapri : 1.80 euros

Sandwich Caprese chez Aldo : 3.50 euros

AR à pied au Mont Solaro : 0 euros (contre 10 euros en télésiège)

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Et c’est parti pour Napoli !

En cette période estivale, si nous devions choisir notre camp entre les juilletistes et les aoûtiens, nous ferions sans nul doute partie des seconds… La perspective de reprendre le travail début août alors que certains sont à peine sur le départ nous semble bien trop dure, et nous avons toujours préféré partir en vacances en août voire en septembre. Cela donne une bonne motivation pour les mois d’été, et puis nous aimons l’idée de partir quand les autres commencent à rentrer ;-) Cette année ne déroge pas à la règle, et nos vacances sont prévues pour fin août. Nous avons toutefois profité du mariage d’un ami à Naples pour prendre quelques jours de vacances fin juillet histoire de couper l’été et de souffler un peu, ce qui n’était pas du luxe après cinq semaines en quasi-solo à l’hôpital pour moi et des périodes bien chargées pour Benoît.

Je crois qu’à cette occasion j’ai pulvérisé mon record de nuit courte pré-voyage… Couchée à 1H30 après une soirée travaillée, le réveil a sonné l’heure du départ à 3H30. Autant vous dire que nous avons terminé notre nuit dans l’avion ! Le décollage reste cependant à marquer d’une pierre blanche, puisque partant de Roissy pour aller plein sud nous avons pour une fois survolé Paris, reconnaissant au passage l’Arc de Triomphe et les Tuileries.

Il est à peine 10 heures lorsque nous arrivons dans le centre de Naples, mais l’appartement que nous avons loué est déjà disponible. C’est top ! Nous logeons dans un studio au dernier étage de ce qui nous fait penser à un ancien palais. C’est très calme, par contre les 108 marches pour y accéder se montent un peu dans la douleur…! L’appartement est fidèle à la description que nous en avions lue et après un bon petit-déjeuner nous fermons les stores et nous reprenons notre nuit là où nous l’avions laissée…

Home sweet home !

Home sweet home !

Nous nous réveillons relativement frais et dispos à 14 heures, prêts à découvrir la ville ! Nous logeons dans le quartier commerçant de Chaia, très animé en ce samedi après-midi. Nous nous arrachons les cheveux sur le plan de la ville, avant de comprendre que Naples est une ville tout en dénivellés et qu’il y a parfois des ascenseurs de rue permettant de monter d’un niveau à l’autre sans que cela n’apparaisse clairement sur notre carte.

Petite place à deux pas de chez nous

Petite place à deux pas de chez nous

Notre quartier

Notre quartier

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Tartes aux fraises des bois et babas semblent être une grande spécialité culinaire du coin, on en voit partout !

Tartes aux fraises des bois et babas semblent être une grande spécialité culinaire du coin, on en voit partout ! Il va falloir tester… ;-)

Nous déjeunons sur le pouce de pizzas à emporter, les premières d’une longue série… Nous les dégustons sous la magnifique verrière de la galerie Umberto Ier, digne des plus beaux passages couverts parisiens.

Galerie Umberto Ier

Galerie Umberto Ier

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Nous filons ensuite à pied le long du port afin d’aller acheter nos billets de bateau pour aller à Capri le lendemain. Un gros paquebot de croisière est amarré et nous rappelle notre envie de faire un jour une croisière de ce type autour de la Méditerranée… Derrière le port se dessine l’imposante silhouette du Vésuve, qui ne nous quittera pas du séjour. On le voit pratiquement de partout ici à Naples, ce qui n’est pas pour me déplaire… Voir le Vésuve, c’est quand même trop cool ! En chemin nous découvrons l’immense plaza del Plebiscito, le teatro di San Carlo et le castel Nuovo. La prise des billets est un peu épique avec un employé pas franchement souriant, mais bon, on se débrouille et on se sent carrément victorieux une fois les précieux sésames en main !

Castel Nuevo

Castel Nuevo

Le Vésuve, imposant, se dessine derrière le port

Le Vésuve, imposant, se dessine derrière le port

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Plaza del Plebiscito

Plaza del Plebiscito

En fin d’après-midi nous visitons le tunnel Bourbon, un immense tunnel construit à partir de 1853 pour relier le palais royal à la côte, sur les vestiges de citernes romaines et d’aqueducs du XVIIè siècle. Cette voie d’évacuation ne fut jamais terminée et servit ensuite d’abri à la population lors des bombardements de la seconde guerre mondiale. On peut d’ailleurs toujours y observer des témoignages de cette époque tels des jouets d’enfants, des ustensiles de cuisine ou encore des inscriptions sur les murs comme cet émouvant NOIVIVI, "nous sommes vivants"… Après la guerre, ce tunnel fut le lieu de stockage des voitures et scooters confisqués par la police pour des raisons variées (et nous semblant souvent minimes, la police n’a pas l’air commode…!), avant qu’il ne soit rénové et ouvert à la visite il y a 5 ans. La visite dure environ 1H15 et nous emmène tout le long de ce tunnel riche en Histoire(s), c’est super… d’autant plus que nous ne sommes que quatre avec une guide anglophone, ce sont vraiment des conditions optimales de visite.

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Nous ressortons du tunnel côté mer et nous terminons la journée sur la via Parténope, une promenade assez chic qui longe le front de mer. Cette promenade a été gagnée sur la mer grâce aux gravats des quartiers démolis après l’épidémie de choléra de 1844. Aujourd’hui on y trouve de nombreux cafés et restaurants touristico-branchés, de grands hôtels et plein de mariés qui viennent se faire prendre en photo… certains vont jusqu’à avoir des drones qui tournent au-dessus de leur tête pour les filmer non stop, c’est assez étonnant !

Via Parténope

Via Parténope

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Castel dell’Ovo

S’avançant dans la mer se trouve le Castel dell’Ovo, le plus ancien château de Naples. Construit au XIIè sicèle il doit son nom à Virgile qui y aurait placé un œuf, prophétisant que le château (et Naples) s’effondreraient le jour où l’œuf se briserait… Depuis le petit port au pied du château on a une vue fabuleuse sur le Vésuve d’un côté et la pointe du Pausilippe de l’autre.

Le petit port Santa Lucia au pied du Castel dell'Ovo

Le mignon petit port de Santa Lucia au pied du Castel dell’Ovo

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Coucher du soleil sur la pointe du Pausilippe

Coucher du soleil sur la pointe du Pausilippe

Nous sommes tellement emballés par l’endroit que nous décidons d’y dîner, et nous installons les pieds dans l’eau (ou presque) chez Zi Teresa. Nous nous lançons dans les pastas ce soir, ce sera donc pâtes aux fruits de mer pour Benoît et pâtes aux courgettes, fleurs de courgettes et crème de parmesan pour moi… On se régale. Nous dégustons nos pâtes en admirant la vue sur les barques des pêcheurs et le château illuminé, c’est féérique… Naples n’a pas été longue à faire notre conquête !

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Castel dell'Ovo by night

Castel dell’Ovo by night

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Randonnée des balcons de la Seine aux rochers de Fontainebleau

« Un papillon, ça vit si peu de temps que ça a le droit de se poser partout où il veut. » B.

La découverte des Topo-Guides édités par la Fédération Française de Randonnée fut pour moi une grande découverte : voilà enfin pléthore d’idées pour aller découvrir des endroits inconnus dans la région ! Après notre première randonnée francilienne de Marolles à Lardy, nous avons décidé en ce samedi chômé de partir à la découverte de la forêt de Fontainebleau. Comme pour une fois nous avions la journée entière devant nous nous avons opté pour un itinéraire classé "difficile" de 16km. Allez zou, c’est parti !

Première étape, rejoindre la gare de Fontaine-le-Port. Avec un train par heure depuis la gare de Lyon, il faut viser juste ! Un changement à Melun plus tard nous arrivons à destination. Le ciel est couvert et à peine cinq minutes après notre arrivée il se met à mouillasser, ce n’est pas gagné ! Heureusement cela se lève assez vite, et nous marchons ensuite sous un beau soleil.

La première partie de la balade, entre Fontaine-le-Port et Chartrettes, surplombe la Seine. On voit derrière le début de la forêt. Il y a de bien jolies maisons par ici, possédant quasiment toutes des terrasses et des jardins permettant d’admirer la vue. Nous longeons quelques jardins, surprenant bien malgré nous un homme torse nu en train de se tortiller en musique sur sa terrasse :-D

Les maisons sont plutôt sympathiques dans le coin...

Les maisons sont plutôt sympathiques dans le coin…

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Nous redescendons ensuite d’un niveau et poursuivons notre marche le long de la Seine ; l’eau semble bien plus verte qu’à Paris, est-ce dû aux plantes et aux algues plus nombreuses, ou bien simplement un effet d’optique avec le reflet des arbres de la forêt ? Nous profitons de ce joli cadre pour pique-niquer sur l’herbe, non sans devoir faire fuir des cygnes qui s’approchaient un peu trop…

Un peu plus loin nous sonnons à une maison pour demander à remplir nos bouteilles d’eau, déjà vides avec cette chaleur… Les gens sont en train de déjeuner dans leur jardin, et nous échappons de peu au pastis ;-) Nous traversons ensuite la Seine via une passerelle au-dessus d’un grand barrage. Nous arrivons pile au moment où un bateau arrive et assistons donc en direct à l’ouverture de l’écluse.

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Le circuit serpente ensuite dans Bois-le-Roi ; c’est la partie la moins sympa de la balade car les rues n’ont pas un intérêt fou, et que l’on perd pas mal de temps à chercher où tourner etc… Il aurait éte plus simple d’aller tout droit, directement dans la forêt. Nous passons tout de même devant la petite bibliothèque municipale "à l’ancienne" qui me rappelle un peu celle de mon enfance… Sur le chemin, quelques panneaux nous expliquent des choses intéressantes, en particulier que nous sommes sur le GR 1, le premier GR à avoir été créé ! Ma grand-mère me racontera d’ailleurs le soir que mon arrière-grand-mère et son mari avaient l’habitude de venir se promener par là le dimanche, dans les années 20…

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Je suis un peu déçue par l’arrivée dans la forêt de Fontainebleau, c’est bien moins joli que dans mon souvenir… Le chemin est sableux, très large, et la partie de forêt où nous sommes n’est pas très fournie. Bref, je ne suis pas convaincue ! Cela s’améliore au bout de quelques kilomètres, nous avançons au coeur de la forêt et découvrons les premiers rochers. Tout de suite cela ressemble plus à ce que j’avais en tête ! La végétation est disparate, entre conifères et fougères, et il y a des endroits assez fleuris. Au pied d’un rocher nous tombons nez à nez avec ce que je prends d’abord pour un serpent… en fait, c’est un gros lézard vert fluo, apparemment typique du coin. Nous faisons notre pause goûter peu après et sommes littéralement assaillis par un papillon, qui nous tourne autour et se pose sans cesse sur nous…

Entrée dans la forêt de Fontainebleau

Entrée dans la forêt de Fontainebleau

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Plus nous avançons et plus le cadre devient joli avec des rochers, de hautes fougères… On pourrait se croire dans une forêt enchantée, et nous n’aurions pas été surpris de voir soudain surgir un elfe ou une fée à nos côtés ! Nous sommes maintenant au cœur de la forêt. Nous rejoignons un circuit « escalade des rochers » qui a l’air bien sympa aussi, une prochaine fois peut-être !

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C’est dans cete partie de la forêt que l’orage nous surprend, quelques grosses gouttes pour commencer qui se transforment rapidement en pluie torrentielle. Nous ne nous étions pas pris un tel orage depuis la mousson en Asie… Cela nous rappelle notamment l’énorme orage que nous avions eu aux temples d’Angkor, avec les parents de Benoît. En quelques minutes nos vêtements sont à tordre, mais le moral reste bon et nous rigolons bien ! Nous grimpons tout de même au sommet de la tour Denecourt, mais le panorama censé être superbe sur la forêt est quelque peu bouché ^^ Nous ne nous attardons pas au sommet, il y a des éclairs et nous ne voulons pas terminer rôtis… Nous reprenons notre chemin sous la pluie, qui finit tout de même par se calmer. La balade s’achève à la gare de Fontainebleau-Avon, où nous reprenons le train pour Paris… Pas de chance c’est un TER climatisé, et le fait d’avoir retiré nos T-shirts trempés pour mettre nos pulls secs ne suffit pas à nous réchauffer ! Autant dire que nous apprécions la douche chaude en rentrant…

La tour Denecourt

La tour Denecourt

Panorama sur la forêt de Fontainebleau, sous le déluge...

Panorama sur la forêt de Fontainebleau, sous le déluge…

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Ceux qui sont intéressés par cette belle balade trouveront le détail de l’itinéraire par ici (cliquez sur le lien). Le Topo-Guide indique une durée nécessaire moyenne de 4H15, mais si comme nous vous aimez bien prendre votre temps voire pique-niquer en chemin n’hésitez pas à compter une à deux heures de plus ! A titre indicatif, pauses incluses (mais trajets exclus), la balade nous a pris 6H15.

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En balade à Noirmoutier, à l’occasion d’un week-end prolongé (du 11 au 14 juillet 2014)

Le week-end prolongé du 14 juillet fut pour nous l’occasion de partir avec des amis à Noirmoutier. Nous devions initialement partir en amoureux à La Rochelle, mais lorsque notre amie Coralie a proposé à notre petit groupe d’amis que l’on se retrouve tous chez elle à Noirmoutier, on a sauté sur l’occasion… C’est toujours sympa de se retrouver tous ensemble.

En une phrase comme en cent, je retiens de ces trois jours le blanc et bleu des maisons, les repas sous le parasol, les jardins pleins d’hortensias et de roses trémières et la mer… et puis, cette curieuse distorsion temporelle qui fait qu’à la fois ces trois jours sont passés en un éclair, et que pourtant j’ai réussi à me sentir totalement en vacances.

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Après six heures de route le vendredi, la traversée à 1H30 du matin du passage du Gois fut un grand moment… « ça passe, mais il ne faut pas tarder » nous avait lancé la conductrice d’un 4×4 croisé dans l’autre sens. Coralie et les garçons étaient zen, Laetitia et moi nettement moins, on s’est réveillées d’un coup… Mode survie on ! Finalement, ça passait large ;-)

Le samedi nous partons à la découverte de l’île en vélo. Les multiples pistes cyclables de l’île rendent ce moyen de transport très agréable. Nous faisons une belle balade du port de l’Herbaudière, avec ses  bateaux de plaisance et ses pêcheurs à pied, jusqu’à Noirmoutier-en-l’Ile, le long des marais salants typiques de l’île.

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L’Herbaudière

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A vélo le long des marais salants

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 Noirmoutier-en-l’Ile est une jolie petite ville où il fait bon flâner. On y trouve de sympathiques boutiques dont le Trait d’union, une librairie-salon de thé tout aussi charmante que tentante… Le dimanche matin un grand marché se tient sur la place principale.

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Le trait d'union

Le Trait d’union

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Salicorne de Noirmoutier

Nous poursuivons notre découverte de Noirmoutier le dimanche, cette fois en bus (gratuit !) et à pied. Nous empruntons tout d’abord la jetée Jacobsen, contruite en 1812 pour canaliser l’entrée du port et gagner de nouvelles terres cultivables. Elle sépare maintenant le port et son cimetière à bateaux de la réserve naturelle du Müllenbourg.

D’un côté le port et son cimetière à bateaux…

D’un côté le port et son cimetière à bateaux…

…de l’autre la réserve naturelle du Müllenbourg, et la vue sur l’église et le château de Noirmoutier

…de l’autre la réserve naturelle du Müllenbourg, et la vue sur l’église et le château de Noirmoutier

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Au bout de la jetée, nous continuons sur la plage des Sableaux jusqu’à la plage des Dames avec ses petites cabines de bois et sa grande estacade en bois s’avançant dans l’océan. C’est là qu’autrefois les estivants fortunés débarquaient sur l’île, et on peut toujours admirer de belles villas dans les environs. C’est également sur la plage des Dames qu’a été tourné le film « Les vacances du petit Nicolas », actuellement au cinéma.

La plage des Dames

La plage des Dames

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L'estacade...

La nouvellement rénovée estacade…

… où les pêcheurs s’en donnent à cœur joie

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Au-dessus de la plage des Dames se trouve le bois de la Chaise, très agréable avec ses chênes verts et ses pins maritimes. Ce bois doit être sublime à la fin de l’hiver, car il y a également plein de mimosas.

Le bois de la Chaise

Le bois de la Chaise

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La balade boucle ensuite à l’arrière de la réserve naturelle du Müllembourg jusqu’à revenir à Noirmoutier-en-l’Ile par le vieux quartier Banzeau, avec ses petites rues tranquilles bordées de maisons fleuries.

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Après cette belle balade Coralie, Benoît et moi reprenons les vélos pour aller découvrir l’église de l’Herbaudière et son cimetière marin. En cette fin de journée le lieu est très paisible et baigné d’une douce lumière, le bruit de la mer berçant ceux qui reposent ici à jamais.

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Le soir, c’est la finale de la coupe du monde de football… Nous applaudissons les Allemands et les Argentins autour d’une soirée pizza maison / bières organisée pour l’occasion, avant d’aller écouter l’orchestre sur la place principale de Noirmoutier-en-l’Ile.

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Le lundi, après un tour au marché de l’Herbaudière nous reprenons les vélos direction la plage de Luzéronde. L’eau est, disons… vivifiante ? Le plus dur est d’y entrer, après ça devient très agréable. C’est pour nous le premier bain de mer de la saison !

La plage de Luzéronde

La plage de Luzéronde

Nous reprenons la route après le déjeuner, non sans un dernier arrêt sur le passage du Gois, de jour cette fois… on y voit plus clair ;-) La règle de passage restera mystérieuse ; on est censé ne pouvoir traverser qu’1H30 de part et d’autre la marée basse, mais ce week-end on aura fait bien pire, sans problème en dépit d’un coefficient de marée assez élevé, autour de 80/90…

Le passage du Gois

Le passage du Gois

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Il est 22 heures passées lorsque nous arrivons à Paris et il nous faut bien du courage pour ressortir admirer le feu d’artifice sur la Tour Eiffel… Nous sommes toutefois largement récompensés de notre effort : en dépit de notre arrivée tardive (moins de 5 minutes avant le début du feu), nous trouvons une super place sur le champ de Mars, et nous ne voyons pas passer les 35 minutes que dure le spectacle. Le thème cette année est « Guerre et Paix » et les effets pyrotechniques sont incroyables, on dirait que la Tour Eiffel brûle… Au milieu de tout cela, un acrobate vêtu de blanc semble comme suspendu. Nous sommes scotchés par la beauté du spectacle, magnifique conclusion d’un week-end inoubliable !

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